S'identifier Contact Avis
 
22.58° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sports rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Le 13 décembre 2018 Monsieur Jovenel MOISE président de la République En ses bureaux.-

Le 13 décembre 2018 Monsieur Jovenel MOISE président de la République En ses bureaux.-








Objet : Lettre ouverte

Monsieur le Président,

C’est avec peine que nous, membres de l’Organisation politique Kowòt Patriotik, vous faisons parvenir cette lettre pour attirer votre attention sur la précarité de la situation dans laquelle se trouve la nation. En effet, à côté de l’aspect alarmant des indicateurs socioéconomiques, l’apparente convivialité qui régnait à travers le pays, cette « convivialité » dont les Haïtiens étaient si fiers, s’effrite pour faire place à une sorte d’apartheid déclaré, une vive tension refoulée entre les classes possédantes et le reste du pays qui demande des comptes.

Malheureusement, monsieur le Président, vous n’avez jamais su planter vos yeux dans ceux de nos nantis pour leur parler des attentes d’un peuple miné par le chômage et l’extrême pauvreté. Vous avez toujours banalisé l’angoisse d’une jeunesse condamnée à connaitre l’humiliation dans des pays que nous avions aidés lorsqu’Haïti était dirigée par des hommes à grand H, c’est-a-dire des responsables d’État qui se donnaient pour mission de réduire les disparités économiques et sociales.

Ce style de leadership, cette façon de faire nous portent à déduire que notre lutte contre la corruption, à travers le procès petrocaribe, n’est qu’un voeu pieux. Dans le Nord-ouest, par exemple, les citoyens n’arrivent pas à comprendre les raisons qui vous ont poussé à concéder 19 milliards de gourdes de franchise douanière à un petit groupe d’hommes d’affaires alors qu’à cause d’un problème de fonds, les travaux de construction de la route Carrefour Joffre-Port de Paix marchent à pas de loup.

À cause d’une mauvaise gouvernance scandaleuse, le pays connait un taux d’inflation à deux chiffres, un déficit budgétaire chronique et surtout une paupérisation révoltante de la classe moyenne qui ne sait à quel saint se vouer. Le taux de change aujourd’hui s’élève à soixante-seize (76 gourdes) pour un dollar américain alors qu’en 2011, au moment où le régime Tet Kale accédait au pouvoir, il fallait avoir seulement quarante gourdes (40 gourdes) pour acheter un dollar américain. Avouez, monsieur le Président, ou retire lajan nan pòch pèp la, ou retire manje nan asyèt pèp la pou ka bay gran nèg franchiz, 4 fwa plis ke sa yo to genyen deja. C’est exactement cette situation qui provoque le désenchantement national qui s’exprime par des mouvements de revendication à travers les rues.
Pourtant, au niveau de l’organisation politique Kowòt Patriyotik, nous restons convaincus que vous pouvez devenir un véritable héros, un artisan de l’autre Haïti dont nous rêvons tous.

Vous pouvez y arriver ! II suffit que vous acceptez de réviser vos objectifs pour consacrer le reste de votre mandat à la mise en place de nouvelles structures.

Une Déclaration reconnaissant l’échec cuisant de la Caravane ;

Une Déclaration reconnaissant l’effondrement du système sociopolitique et économique s’instaurent dans le pays après l’assassinat de l’Empereur en 1806 ;

• L’adoption de mesures conservatoires plus fermes contre toute personne soupçonnée d’avoir participé à la dilapidation des fonds petrocaribe.

L’élimination des privilèges injustifiables accordés aux nantis

Au cas où vous ne seriez pas en mesure de réaliser ce sauvetage national, vous vous trouverez face à la colère exacerbée de la population. À cause de vous, des manifestations se multiplieront et ce sera la guerre civile tout court. Ainsi, les bottes de l’étranger résonneront encore plus fort, et le pays deviendra le Rwanda de la Caraïbe.

Vos amis rétorqueront sans doute qu’au contraire tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais n’oubliez jamais ce qui s’est produit à La Saline, au Cap-Haïtien, aux Cayes et dans beaucoup d’autres régions du pays.

Monsieur le Président, l’heure est venue pour vous, de faire régner la paix dans le pays en prenant une décision définitive. Si vous avez assez de courage, soyez le principal héros de la Révolution tranquille ou présentez humblement votre démission à ce peuple qui réclame un nouveau système sociopolitique et économique.

Salutations patriotiques.

Dr Charles Hérold Civil, Av
Ex-Sénateur Eddy BASTIEN
Secrétaire à la Communication et culturelle
Secrétaire aux affaires extérieures



Articles connexes


Afficher plus [925]