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Détenir un poste « prestigieux » sous le régime politique actuel : l’honneur crucifié

Détenir un poste « prestigieux » sous le régime politique actuel : l’honneur crucifié








La promotion ou l’élection aux postes de Premier ministre, ministre, directeur général, magistrat, député ou sénateur devraient représenter pour les promus et les élus ainsi que pour leurs familles, leurs collègues et leurs amis, un succès, un honneur, une fierté et une gloire immenses. Pourtant, avec le régime en place, l’accession à un poste de décision s’apparente à un suicide politique et social.

D’anciens cadres et professionnels dignes, compétents, honnêtes, respectables et respectés ont accusé, sous ce régime « aux têtes mal calées » , d’énormes déficits politiques et sociaux, car à tort ou à raison, leurs noms sont associés à des malversations, à des actes et à des crimes déplorables causés sur le règne de ce régime inculte et arrogant. De remarquables personnalités issues des secteurs médical, social et universitaire ont malheureusement tout hypothéqué en termes d’image et de prestige, car elles occupaient des postes de hautes responsabilités sous ce régime mangeur d’hommes et de femmes de valeurs, qui prend plaisir à désacraliser les institutions sacrées. Depuis le début de la prise du pouvoir de « Têt Kale » , les hésitations, les tâtonnements et les bêtises politiques dans les choix des responsables pour remplir les rôles régaliens, remplissent les récipients de la mal gouvernance. Évidemment, c’est sans surprise aucune, car on ne peut donner ce que l’on n’a pas. Cette équipe spécule et badine avec les postes et les dossiers stratégiques d’un pays comme des enfants du Kindegarten avec des crayons, du papier et des bristols pour accoucher des graffitis tinctoriaux, en zigzag et en lignes brisées. Haïti continue de payer au prix fort l’élection/la sélection d’un « vakabon et d’un bandit légal » à la tête de la première magistrature d’une nation si fière et si courageuse, la première République noire du monde.

Des expériences hétérogènes des Premiers ministres, toutes déplaisantes

Gary Conille avait vu de toutes les couleurs face aux mercenaires et prédateurs de ce pouvoir qui ne juraient que par l’enrichissement illicite au détriment du bien-être collectif. Puisqu’issu d’un système compétitif et méritocratique, le premier PM ratifié du pouvoir PHTK ne pouvait donner libre cours aux malversations et aux dilapidations auxquelles il était convié pour signer et approuver des contrats ne respectant pas les principes élémentaires de passation des marchés publics. Raison principale de sa décapitation à la Primature. Le médecin Fulbrighter diplômé de la University of North Carolina at Chapel Hill, ancien cadre des Nations-Unies, donnait alors du fil à retordre à ce pouvoir qui dressait l’agenda de piller, dévaster et vandaliser les milliards de dollars du Petro Caribe. Le musicien amuseur, irrespectueux des normes et des valeurs et le spécialiste en administration et politique de la santé, faisaient alors mauvais ménage. Pour inciter le Fulbrighter à laisser son poste, Ti-Simone utilisait tous les stratagèmes dont menaces et invectives intempestives, maîtrisées avec science par cet érudit de la bêtise. Les « zen » se multipliaient au Palais, à la Primature et aux résidences des deux têtes de l’exécutif bicéphale qui offrait aux journalistes et à la population des scènes de « Sweet- Micky en mode carnaval » à longueur de journée. Évidemment, c’étaient des matchs à sens unique ; il ne pouvait y avoir du tac au tac, car l’une des têtes maitrise le domaine des invectives avec une précision chirurgicale ; et l’autre, peut-être en raison de trop de temps investi sur les bancs de l’école et fort de son prestigieux parcours professionnel dans d’illustres institutions internationales, n’était pas en mesure de donner le change. Le médecin Gary Conille devait alors finir par jeter le tablier. À analyser les péripéties de Gary Conille, l’homme d’affaires Daniel Rouzier, premier pressenti comme PM du pouvoir PHTK, devait se réjouir de ne pas recevoir la bénédiction du Parlement pour sa ratification en juin 2011. Être honnête et au service de ce pouvoir se solde rapidement par une démission ou une révocation, telles sont les histoires vécues dans nombreux ministères qui accueillaient de belles têtes, mais qui y faisaient long feu. Après des expériences au service de cette équipe inculte et indécente, si on avait véritablement l’honnêteté, la décence et les valeurs comme boussole, on ne peut être que diminué, amoindri, abattu, socialement amputé et atrophié.

Laurent Lamothe, amateur administratif et politique, du même ramage et du même plumage que Ti- Simone, d’anciens coéquipiers de la même équipe 800% AA, répondait parfaitement aux critères établis dans les termes de référence du PHTK pour s’installer au deuxième siège de l’exécutif. Parfaite harmonie, symbiose impeccable, un beau mariage et une affinité de type oxygène pour l’hydrogène pour exécuter avec la plus grande facilité les projets malsains et ignobles de dilapidation des fonds publics ; la société n’a découvert aucune véritable pomme de discorde entre ses deux compères. Ils savaient gérer leurs différends avec classe et élégance, car les raisons qui les unissaient, dépassaient les petits conflits, tensions et contradictions affichés dans les comédies « Gouvenman Lakay ». Très tôt, cet ancien sponsor de Ti-Simone a prouvé ses capacités de maîtrise des malversations et de la « science politique haïtienne ». Les multitudes de contrats signés sous le gouvernement Lamothe violaient les principes établis par les institutions étatiques de supervision, de contrôle et de suivi pour en assurer l’efficience et l’efficacité. Des parlementaires, sans mesurer la gravité de leurs péchés mortels et leurs gabegies administratives, claironnent dans les médias : « Avec Lamothe, nous avons tous été arrosés, avec beaucoup d’argent et des postes dans les ministères et la diplomatie haïtienne ». Tant par la longue durée de son mandat de trente-et-un mois à ce siège éjectable que par l’harmonie qui régnait avec le palais national, le gouvernement de Lamothe a été « exemplaire ». On ne peut expérimenter le bonheur et la longévité qu’avec des âmes avec lesquelles on partage les mêmes visions, leçon tirée de l’expérience Martelly-Lamothe.

À la faveur d’une crise socio-politique engendrée gratuitement, à la fin de l’année 2014, par les leaders administratifs et politiques roses et blancs, un grand manitou politique devait gagner à la loterie de la primature. Monsieur Evans Paul, reconnu pour sa militance et sa bravoure, caméléon politique, crucifiant son cheval, détenait la noble mission de servir le pouvoir PHTK qu’il combattait jadis. Pendant un an et un mois, de janvier 2015 à février 2016, ce pompier parachuté à la Primature avait sur la tête un récipient rempli d’eau pour apaiser les feux de discorde, de querelle et de zizanie allumés et embrasés par l’équipe du PHTK. Parallèlement, l’hémorragie des gabegies et des désordres multiformes prenait de la vitesse, particulièrement au cours d’une année électorale caractérisée par des anti-jeux de négociations malsaines et déloyales. En tout cas, bon gré mal gré, mission accomplie, PMKP a livré la marchandise en calmant les esprits politiques agités. Il est notamment détenteur du fameux crédit du personnage politique qui s’est mis en croix, à l’avantage de la démocratie, contre des élections « yon grenn soulye » entêtées par le PHTK. En février 2017, par le truchement de l’administration Privert-Jean Charles, un heureux élu, mal élu ou bien élu, fils légitime du PHTK, s’est installé à la Maison Blanche haïtienne. On ne sait avec précision au profit de quel secteur, mais il est confirmé que la prise de pouvoir de ce petit nègre en dehors, têt grenn n’est pas à l’avantage de la population haïtienne.

Amplification de l’indécence et du déshonneur sous la présidence de Jovenel Moïse

Le régime a accouché d’’un bébé, d’’une progéniture, d’’un fils digne pour bien le représenter. Oui, un fils est appelé à dépasser son père ; sinon, il n’y a pas de progrès. Le dauphin a bel et bien damé le pion à son prédécesseur. Il a su tenir allumé, le flambeau de la confusion, de la discorde, de l’irrespect et il fait quasiment unanimité comme champion dans l’expertise de faire des promesses mirobolantes jusqu’à détrôner le patron et le créateur du régime. Electricité 24h/24, constructions de routes, de ports et d’aéroports, construction d’un téléphérique, nourriture dans les assiettes, argent dans les poches. Les enfants, les jeunes et toute la population en ont marre de toutes ces duperies ! Les discours présidentiels font fi de la nécessité de se faire accompagner par des actions concrètes et harmonieuses. À force de berner les enfants du Bon Dieu dans la farine, le président actuel a donné de l’inspiration aux académiciens des réseaux sociaux qui ont ajouté récemment dans le dictionnaire français le terme « joveneliser », associé au bluff, à la tromperie et à des sacrilèges.

La seule façon de vivre en harmonie au sein de cette équipe politique kwashiorkor consiste à épouser ses pratiques, ses tactiques et ses stratégies infectes et inefficientes. Le premier PM de Jomo lui était en odeur de sainteté, parce que cette personnalité a assassiné le serment d’Hippocrate qui prône le respect, l’esprit désintéressé, le sens de la justice, du partage et de la gestion saine. Dans sa déclaration grave « Nou gen pouvwa sa pou 50 ans », ce cerveau déchu et fissuré au Bicentenaire le 14 juillet 2018, puissant conseiller de la présidence aux colonnes vertébrales déformées par la scoliose, la lordose et la cyphose, constitue un danger pour la démocratie. Puissent la vigilance et la lumière en prendre note.

Navire politique en mode Titanic, fendillé au fonds des océans par les icebergs anti-corruption du PetroChallenge depuis les 6-7 juillet 2018, le service d’un nouveau capitaine pour en prendre les règnes est imminent. Pour tenter de sauver la présidence, et donc le régime politique actuel, les concessions, les ententes et les négociations politiques non désirées s’étalaient sur les tables de discussions, pour monter un nouveau gouvernement « de consensus », capable d’inspirer confiance à la population réveillée, révoltée et agitée.

Le ver est dans le fruit. Absolument aucune personnalité politique compétente, aucun technocrate chevronné ne serait en mesure de sauver ce système ravageur et prédateur en déconfiture. Malheureusement, la myopie du notaire Céant - émotif, réjouissant, jubilant sa nomination, se jetant ainsi tête baissée, sans gilet de sauvetage, dans un océan agité de vagues perçants - lui privait d’un minimum de sens de perspicacité et de discernement pour anticiper les périls, les dangers et le sort avilissant qui lui étaient réservés.

L’incapacité de Céant de jouer avec maestria le jeu du caméléon, comme savaient le faire sciemment certains de ses prédécesseurs, augure déjà un mariage gâché entre la Primature et la Présidence. Pas que les efforts à déployer pour remettre à l’heure les pendules de la décence, l’honnêteté et la dignité se faisaient sentir convenablement. Pas que le notaire, serviteur des propriétaires passés, présents et futurs, pouvait réellement offrir à la société un procès PetroCaribe juste et équitable, dossier dans lequel la présidence est elle-même indexée. Mais, à l’aube de l’investiture du PM Céant, qui n’était pas toujours en accord avec la présidence, le premier citoyen de la nation, dans ses discours calomniateurs et accusateurs, voyait en la Primature une menace, un obstacle duquel il faudrait se débarrasser au moment opportun. Semble-t-il, le notaire Céant, désappointé, abattu et frustré, est le seul personnage politique actuel à vivre la comédie du 18 mars dernier - suivie du vote de censure honteux et intéressé de la chambre des députés, au service de ce pouvoir - comme une surprise.

Si pour certaines figures politiques incompétentes et cupides, l’accession à des positions prestigieuses au sein de l’administration publique sur le règne de ce pouvoir constitue une fierté et un succès ; celles qui s’inscrivent dans la dynamique du respect des biens publics et des valeurs démocratiques y accuseraient des carences et des déficits d’images, d’honneurs et de valeurs.

À la course électorale de 2016, le notaire Céant se montrait très compétitif. N’était quelques déficits politiques encourus dans l’exercice de son métier sur le régime politique actuel, notamment au Centre- Ville pour participer activement au déguerpissement de certaines familles de leurs habitats, le notaire aurait pu damer le pion aux autres candidats à la présidentielle. Dans son impatience, son désespoir et son avarice, le notaire a baissé lui-même sa cote de popularité en essuyant une énorme déception et un échec cuisant que tous les observateurs politiques prévoyaient. Aujourd’hui, à quelle position, un sondage de vote, sans biais, placerait le dernier PM de ce pouvoir anthropophage ?

Carly Dollin



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