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Regard croisé sur les élections présidentielles de 2019 au Sénégal et son émergence

Regard croisé sur les élections présidentielles de 2019 au Sénégal et son émergence








1-Présentation géographique du Sénégal

Le Sénégal se situe à l’avancée la plus occidentale du continent africain dans l’océan Atlantique, au confluent de l’Europe, de leafier et des Amériques, et à un carrefour de grandes routes maritimes et aériennes. Il est limité au Nord par la Mauritanie; à l’Est par le Mali ; au Sud par la Guinée et la Guinée Bissau ; à l’Ouest par la Gambie, et par l’océan Atlantique sur une façade de 500 kms. Il a une superficie de 196 722 km2.

2-Sénégal et la colonisation

La conquête coloniale commence dès la découverte de ces terres en 1442 par le navigateur vénitien Cadamosto pour le compte du Portugal. Les Hollandais fondent un comptoir sur l’île de Gorée, la France établit en 1659 celui de Saint-Louis qui deviendra la première capitale du Sénégal. En 1677, les Français occupent à leur tour l’île de Gorée. Après Saint- Louis, Dakar devient, en 1902, la capitale de l’Afrique-Occidentale française, l’une des colonies françaises. Le 4 avril 1960, le Sénégal devient indépendant.

3- Sénégal et la politique après son indépendance

Le Sénégal vient de célébrer le jeudi 4 avril 2019 ses 59 ans d’indépendance. Il est l’un des pays les plus stables d’Afrique, car il n’y a jamais eu de coup d’État. Il est une République démocratique (présence de plusieurs partis politiques). Le régime est semi-présidentiel. La Constitution du Sénégal date de 1959, elle a été révisée dès 1960 par son premier président poète Léopold Sédar Senghor suite à un référendum. Le président de la République est le chef de l’État, élu au suffrage universel direct. En 1981 Abdou Diouf a succédé au président Senghor, mais en 2000 le Parti démocratique sénégalais l’emporte avec Abdoulaye Wade, réélu en 2007.

Deux alternances politiques survenues en 2000 et en 2012. Cette alternance vient consolider la tradition de stabilité politique et sociale du Sénégal. L’actuel Président Macky Sall, 57 ans, a prêté serment ce 2 avril 2019 à l’issue de la présidentielle du 24 février dernier pour un second et dernier mandat selon la Constitution du pays. Ces dernières élections ont confirmé que la démocratie au Sénégal n’est pas une illusion.

4-Référendum de 2016 et le parrainage pour la présidentielle de 2019

Sur le plan politique et en ce qui a trait aux réformes, Macky Sall a ouvert un important chantier de changement en proposant et conduisant, en 2016, le projet de réforme constitutionnelle, résultat des assises nationales et des consultations menées par la Commission nationale de Réforme des Institutions (CNRI), qui remporte l’approbation populaire avec près de 63 % des suffrages exprimés lors du référendum du 20 mars 2016. Le texte soumis au vote porte sur 15 réformes proposées pour la révision de la Constitution, dont le rétablissement du quinquennat. Le projet stipule, à cet effet, que “la durée du mandat du président de la République est de cinq ans” au lieu de sept ans actuellement, et que “nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.’’

Qualifié par Macky Sall de “révision constitutionnelle la plus profonde de l’histoire du pays depuis le retour au multipartisme”, le texte voté garantit, selon lui, “un nouvel équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, tout en renforçant les pouvoirs des deux derniers ”. En avril 2018, l’Assemblée nationale adopte un autre projet de loi de réforme constitutionnelle et non des moindres, introduisant le parrainage électoral. La loi sur le parrainage obligera désormais tout candidat à la présidentielle, comme aux législatives et aux communales, de recueillir au minimum 0,8% et 1% au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral au moins dans sept régions. Le parrainage a fait oeuvre qui vaille, pour preuve sur une trentaine de candidats au départ, seuls cinq ont franchi l’étape du parrainage, ce qui a impacté positivement la qualité des débats et de l’organisation du scrutin présidentiel.

5-Sénégal un exemple de stabilité et de progrès

La paix et la sécurité constituent des préalables au développement dans la mesure où elles garantissent le fonctionnement normal des institutions publiques, privées et celle de la société civile. Elles sont indispensables à l’appropriation et à l’internalisation des politiques publiques. Afin de contenir toutes les menaces d’ordre sécuritaire, le Sénégal mise sur un mécanisme de gestion des menaces sécuritaires par la coopération au niveau multilatéral et bilatéral.

Amélioration de la Gouvernance du secteur public : Le Sénégal s’est inscrit dans une dynamique de l’amélioration de l’efficacité des prestations de services publics. C’est ainsi que la réforme de l’Administration publique a enregistré des avancées significatives avec notamment : (i) l’élaboration du Schéma Directeur de la Réforme de l’État qui va être l’épine dorsale de la réforme administrative ; (ii) la réalisation de l’étude technique relative à l’uniformisation des fichiers de la Solde et de la Fonction publique pour une meilleure rationalisation des ressources humaines de l’État ; (iii) l’amélioration de l’efficacité de l’aide par la mise en place de la plateforme de gestion de l’aide qui permet aujourd’hui un suivi et une meilleure traçabilité des ressources en relation avec les objectifs de l’aide.

Concernant le progrès du Sénégal, il est crucial de souligner, en 2014 le Président Macky Sall a lancé le Plan Sénégal émergent (PSE) : un vaste chantier d’infrastructures pour favoriser le développement économique.

Transformant le pays en un énorme chantier ouvert, le PSE a doté le Sénégal d’importantes infrastructures de base, assorties de plusieurs initiatives socioéconomiques, dont la Couverture Maladie universelle (CMU), le Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), la consolidation du Pôle urbain de Diamniadio (une ville intelligente) et le Programme de Modernisation des autres villes.

Parmi les chantiers les plus emblématiques du septennat de Macky Sall, force est de citer en particulier le Train express régional (TER) reliant Dakar à la nouvelle ville de Diamnadio, le Centre international Abdou Diouf (CICAD) des conférences, la gare des gros porteurs, le marché d’intérêt national, les sphères ministérielles, le parc industriel et le nouvel aéroport international Blaise Diagne de Ndiass, un joyau architectural implanté au sud de Dakar.

Après quatre ans de mise en oeuvre du PSE, les performances de l’économie sénégalaise se sont nettement améliorées, le taux de croissance, en progrès constant, est passé de 4,6 %, en 2014, à 6,8 % à la fin de l’année 2017 avec une perspective de 7% en 2018. Le président Macky Sall, l’instigateur de ce gigantesque Plan Sénégal émergent dont la phase 2 portant sur un Plan d’Actions Prioritaires pour la période 2019-2023 vient d’être lancée en décembre dernier.

En définitive, le Président Sall, lors de son investiture au Centre des expositions du pôle urbain de Diamniadiode, appelle à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal plus propre dans ses quartiers, ses villages et ses villes. En un mot : un Sénégal avec zéro déchet.

Haïti peut-elle s’inspirer ?

Jonel DILHOMME,Av.
Politologue, DEA
Enseignant-chercheur à l’UEH/FDSE



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