S'identifier Contact Avis
 
30.95° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Le bicolore trahi, humilié et massacré par les vampires politiques

Le bicolore trahi, humilié et massacré par les vampires politiques








Une année de honte, d’avilissement, d’infamie, de tristesse, d’anxiété, de peur et de douleur plus sévère et plus atroce que les autres pour le drapeau haïtien qui a été saboté, torturé, assassiné, martyrisé, piétiné, vilipendé et putréfié par ceux dont la mission consisterait pourtant à le faire bleuir sous tous les cieux et rougir de mille feux tant sur le terroir que sur la scène internationale.

Horribles, épouvantables, catastrophiques et chaotiques sont devenus, au cours de la période post-séisme, les vocabulaires les plus éloquents pour décrire, avec une clarté obscure, les tableaux économiques, sociaux et politiques affichés par ce régime politique décevant. Cette année, tant sur le plan symbolique et emblématique que sur le plan réel et tangible, les mots et les couleurs pour dépeindre les tableaux et les scènes de comédie, de médiocrité, d’indécence et d’arrogance offerts par les acteurs politiques du régime en place, sont à inventer. Semble-t-il qu’il faudrait faire appel à un Dany pour créer un néologisme sinistre capable d’embrasser avec précision et véhémence toutes les négativités possibles et imaginables. Une fois ce terme enfanté, notre immortel académicien saurait le défendre avec élégance et persuasion auprès de ses pairs, au Quai de Conti, comme il l’a fait avec brio en dressant un plaidoyer bien articulé et bien argumenté pour faire inscrire dans le dictionnaire français le concept VERTIERES, une impeccable victoire qui honore le bicolore national.

Des coups traitres et suicidaires subis par le bicolore

Le 18 novembre 2018, les héros de l’indépendance et donc les emblèmes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ont encaissé des gifles meurtrières de leurs fils déloyaux. Dessalines, Toussaint et Capois ont été trahis, déshonorés et assassinés par les officiels de l’État, la présidence, la primature et le législatif qui ont brillé de mille feux par leur absence au Cap-Haïtien, sur la place de Vertières, pour festoyer la geste du 18 novembre 1803 qui allait accoucher le drapeau haïtien, symbole de fierté, de liberté et d’une magnanime victoire contre un système colonial prédateur, inhumain et abêtissant.

Le 18 juin 2018, la place Occide Jeanty était l’objet d’accueil de deux bêtises présidentielles indélébiles. D’un côté, des esprits avisés, journalistes et analystes politiques, ont mis le projecteur sur l’irresponsabilité, l’indécence, l’irrespect et l’assassinat crucial des valeurs exprimées par un président qui se délectait à récompenser, par une voiture, une fillette de 8 ans pour des « grouillades» en son honneur. Une insanité présidentielle monumentale, car, par cette euphorie, de nombreux jeunes et des enfants naïfs déduisent que le dévergondage, l’impudicité et l’indécence sont des atouts majeurs vers la voie du succès. D’un autre côté, une idiotie encore plus scandaleuse a été commise ce même jour qui a entendu les éclats et vu les trente-deux de la présidence pour ridiculiser une dame, une de nos soeurs, dans le sacrilège d’insulter, malgré elle, notre sacrée Dessalinienne. D’aucuns se demandaient si la présidence trébuchait définitivement sous les effets néfastes d’un « Something » ou d’un clairin nazon quand il faisait résonner au décibel imposant un Champs de Mars nauséabond qui ovationnait et primait la débauche. Les 6-7 juillet 2018, la présidence a perdu la tête en signant avec dédain un arrêté sinistre qui voulait, d’un seul coup, des augmentations spectaculaires de 38 % sur le prix de l’essence, 47 % sur celui du diesel et 51% sur celui du kérosène. Cette mesure insensée et irréfléchie a mis de l’essence sur le feu de la colère de cette population tant bafouée, ironisée et oubliée dans les projets de société. La réponse choquante, exprimée dans une sortie populaire spontanée pour bloquer les rues et incendier des magasins, a occasionné des déficits politiques et économiques énormes au pays. Le président myope n’avait jamais compris le sens du proverbe haïtien « Pa kite kabrit fin pase pou ap rele fèmen baryè » qui lui évitrait son mea culpa dans une attitude factice d’une brebis égarée « Pèp Ayisyen, nou pale, m tande nou ». Le 7 février 2019, et les deux semaines qui suivaient, un film d’horreur a été monté à la Capitale, avec des acteurs principaux du pouvoir en place, des chefs bandits officieux et officiels et des figurants de l’International pour mettre à genou toutes les forces vives du pays. L’éducation, la santé, la sécurité, la justice, toutes les portes de salut ont été verrouillées à triple tour. Pendant plus de dix jours, le pays entier a été « lock », en feu et en cendre, pendant que les autorités régaliennes, impuissantes et incompétentes affichaient un mutisme sépulcral. Malgré une opposition désarticulée et déboitée, sans capitaine, sans stratège, sans intelligence, il a fallu une semaine à une présidence abattue, malmenée et anéantie avant de présenter une « maladresse » à la nation comme un cadeau de St Valentin empoisonné qui mettait de l’huile sur le feu.

Beaucoup croyaient à une fin apocalyptique. Des armes de tout calibre et des bandits à visages découverts et cagoulés occupaient les axes stratégiques et bouchaient les connexions et les artères d’une zone à l’autre. N’étaient les exploits miraculeux d’une force de l’ordre, pourtant mal garnie en ressources humaines et logistiques, Haïti a failli rendre son dernier souffle au cours de ces deux semaines sanglantes du mois de février 2019. Suite aux efforts gigantesques des hommes et des femmes dignes de notre PNH, gérée en parents pauvres, des institutions internationales s’emparent finalement du crédit d’avoir rétabli la sécurité et la paix sur cet espace fracturé par les forces du blackout, de la cacophonie et de la confusion.

Le drapeau, principal symbole de fierté de notre nation

Deux bandes d’étoffe d’égales dimensions: l’une bleue en haut, l’autre rouge en bas, placées horizontalement; au centre, sur un carré d’étoffe blanche, sont disposées les armes de la République; soit le Palmier surmonté du bonnet phrigien de la Liberté et, ombrageant de ses Palmes, un trophée d’Armes avec la légende: L’Union fait la Force. Comme pour les drapeaux des autres peuples, défendus et gagnés sur des champs de bataille pour arracher leur liberté et sortir du joug de l’esclavage, les moindres détails contenus dans le drapeau haïtien envoient à des connotations et à des histoires poignantes de la première République noire du monde. Le tissu, les couleurs, les images, comme le palmiste et les armes sont les composantes visibles du bicolore haïtien. Mais, les aspects intangibles, qui expriment les valeurs, les sacrifices et les dévouements des héros de l’indépendance sont beaucoup plus parlants pour ceux qui jurent de défendre et sauvegarder ce fier symbole.

Les pays du globe gèrent et protègent jalousement leurs drapeaux, qui constituent un emblème sacro-saint. Le manque de respect d’un citoyen envers ce référent baptismal de son pays est interprété comme un crime de haute trahison, un crime de lèse-patrie ; et l’irrévérence d’un ambassadeur ou d’un homme d’État pour le drapeau d’un autre pays se traduit par une déclaration de guerre. Pourtant, par leur carence identitaire, leur ignorance et leur désintérêt pour le développement du pays, les dirigeants haïtiens trahissent cet emblème au quotidien.

De formidables exploits des jeunes sportifs, mais de fort minables ententes des dirigeants politiques.

Sur le plan de la représentation d’Haïti, les jeunes, tant les filles que les garçons, ont été formidables pour représenter dignement le pays dans des compétitions sportives internationales. Sans encadrement, sans intérêt du secteur public et du secteur privé, les petits grenadiers U-17 ont récemment décroché leur billet de qualification pour la phase finale de la coupe du Monde de football U-17 au Brésil. Après avoir défendu une troisième place lors du championnat féminin U-20 de la Concacaf en 2018, les grenadières U-20 ont décroché le billet qualificatif à la coupe du Monde féminin U-20 de la FIFA, France 2018. Nerilia Mondésir, Kerly Théus, Sherly Jeudy et leurs coéquipières ont charmé la nation et ont rehaussé l’éclat du bicolore haïtien à l’Hexagone. Emmenée par un impeccable Duckens Nazon, la sélection sénior s’est qualifiée pour la Gold Cup 2019, en remportant de belles victoires sur des sélections de la région bien garnies financièrement et logistiquement. Wilde-Donald Guerrier, champion avec son club Qarabag, est élu meilleur joueur étranger d’Azerbaïdjan cette année. En septembre 2018, Nahomie Osaka a vaincu la géante Serena Williams à l’US Open, puis Petra Kvitova en janvier 2019, à l’Open d’Australie, pour être consacrée, à seulement 21 ans, numéro 1 du tennis mondial. Par son attachement viscéral à la terre natale de son père, Nahomie n’a jamais manqué d’octroyer le crédit aux Bleu et Rouge. De nombreux évènements heureux se sont donc produits pour faire bleuir et rougir le bicolore national sur la toile.

Parallèlement, les animaux politiques du législatif et de l’exécutif ont été fort minables avec des implications inconcevables, des déceptions indicibles et des liaisons fatales avec des ennemis de la paix, de la liberté et de la dignité. La Saline, Carrefour- Feuille, Grand-Ravine, Village de Dieu, voire des villes de province réputées calmes jadis, ont été la cible de bandits notoires pour accueillir des scènes de violences génocidaires au cours de cette année destinée à Arnel Joseph, Ti-Je et leurs acolytes qui prennent le malin plaisir à ridiculiser la PNH. La force de l’ordre promet des récompenses alléchantes en contrepartie d’informations pertinentes pour mettre en déroute ces bandits, de ces assassins de grands chemins, pour démanteler des gangs qui sèment la terreur dans les ghettos, dans les villes, dans les bidonvilles, sur les routes nationales et dans les corridors. Pourtant, ces scélérats sont les protégés et les gardes du corps officieux des officiels du législatif et de l’exécutif qui leur parlent en privé du matin au soir, leur donnant sans doute des directives pour se positionner stratégiquement pour avilir et désarmer les cadres de la Police nationale. Bandits en Haïti riment avec officiels, c’est archi-grave ; il faut croire que l’anarchie y bat son plein. Les brigands de Grand-Ravine, de village de Dieu et de La Saline reçoivent des ordres de l’exécutif pour fermer ou ouvrir à leur guise un pays libéré des forces de ténèbres étrangères depuis plus de deux siècles. Ces « malheureux » bandits, pas assez ou pas du tout entraînés pour des missions plus savantes et plus sophistiquées, les officiels mobilisent et embauchent des mercenaires étrangers, à leur place, pour accomplir les sales boulots de descendre de remarquables personnalités siégeant aux chaises bourrées et ornées de l’administration publique. Dieu merci que certaines de ces missions lucifériennes ont été miraculeusement déjouées par les forces de l’ordre.

Une médiocratie officielle sans précédent

Dotés de capacités comiques naturelles, dans leurs élocutions et leurs actions, les hommes politiques du Bicentenaire devaient plutôt garnir la liste des acteurs de Hollywood. Par l’originalité et l’authenticité de leurs oeuvres et par leur sens de l’humour naturel, ces usurpateurs auraient pu détrôner les Jim Carrey, Eddy Murphy et Kevin Hart, pour remporter des oscars et d’autres « awards » décernés aux acteurs humoristiques du cinéma.

Ces représentants du peuple sont incapables de lecture et d’écriture rudimentaires, ils sont vides pour animer des discussions et des réflexions dialectiques, pourtant les projets du pays doivent passer au crible de ces personnalités codétentrices de la souveraineté nationale. Beaucoup d’entre eux auraient dû rester un peu plus sur les bancs de l’école afin de comprendre la complexité des rouages et des contours de la cité ; exercice devenu impossible quand on a tellement de chats à fouetter. Les soifs inavouables et inavouées de se défouler sur les jeunes filles et les fréquentes visites cupides au FAES, à l’ONA, FDI, AGD, APN, BRH, CAS et aux ministères ne peuvent laisser du temps de qualité aux sénateurs et aux députés nécessiteux d’embaucher des formateurs pour les encadrer et les aider à tenir régulièrement des livres de lecture pour se hisser à un niveau critique, découvrir et comprendre les oeuvres de Montesquieu, d’Aristote et de Socrate qui étalent les principes de vie dans les sociétés démocratiques.

Ces serpents politiques sont des bandits ou des receleurs qui bercent des assassins dans leurs véhicules teintés et blindés immatriculés OF qui perdent la tête dans la capitale pour sillonner les routes menant à la maison blanche haïtienne, aux différents ministères, aux organismes autonomes et déconcentrés pour assouvir leurs objectifs mesquins et cupides de s’enrichir déloyalement.

Des erreurs très graves ont été commises au lendemain du séisme meurtrier du 12 janvier 2010. Il parait que ce peuple fier a été traumatisé, « zombifié » et dévié des valeurs démocratiques pour laisser le flanc à la bêtise de prendre les rênes du pouvoir en Haïti. Il est vrai que des supports déloyaux et des jeux malsains de certains faux amis se mêlaient de la partie. Mais, la médiocrité, l’indécence, l’arrogance et la cupidité ont, quand même, bénéficié de la vulnérabilité et de la naïveté de cette population exposée à des carences ignominieuses, à une famine rongeuse des tripes et à la belle étoile ténébreuse. Cinq ans après, la bêtise de la mauvaise option dans les urnes a été récidivée, avec ces mêmes têtes de mule et ces mêmes coeurs insensibles pour accélérer l’ancienne perle des Antilles dans un chaos sans précédent. « Le passé est passé », on ne peut modifier les choix regrettables dans lesquels on s’est engagé. Mais, on doit monter sur le cheval de la vigilance pour éviter de reproduire les mêmes sottises. Dix ans de gaspillés, dix ans de perdus, c’est le refrain de toute une population, sympathisants et opposants de cette équipe inculte. La leçon doit être bien apprise. Il est donc temps de corriger et rectifier, un pays ne se laisse pas diriger par la médiocrité, par des cancres et bandits. Ce sont les forces vives du pays qui en pâtissent, c’est l’éducation qui se dispense au rabais, c’est la santé qui est hospitalisée, la culture étouffée, l’environnement désertique, l’enfance violée, la jeunesse vieillie et décrépie, la sécurité, la paix et la justice anéanties. Rien ne marche ; évidemment, rien ne peut fonctionner dans la mesure où le destin d’un pays ne se joue pas comme des parties de carte ou comme des jeux de casino à Las Vegas. On ne remet pas les affaires d’un pays entre les mains de l’incompétence, de l’indécence, de l’arrogance, du banditisme légal ou illégal. Il faut des interfaces compétentes et dignes, capables de tirer sur la corde, de présenter des stratégies efficaces dans les jeux de négociation avec l’international, de redéfinir les règles du jeu, comme l’a su bien exécuter le premier mandataire du Rwanda, Paul Kagame, qui sait dire oui quand il le faut et NON quand les intérêts de sa nation sont en péril, même face aux coquins, mesquins et cupides de l’international.

Quelles sont les actions et les résolutions qui honorent le drapeau ?

Chaque fois que vous prenez des dispositions fermes pour assurer la paix et la sécurité au pays, lorsque vous prenez des mesures sincères pour concevoir des politiques publiques efficaces pour sortir les enfants des rues dans cette vulnérabilité et cette pauvreté ignominieuse, le bicolore sera élevé en dignité. Lorsque vous élaborez et validez des plans et stratégies économiques pour freiner la fuite massive de cerveaux et de capitaux des jeunes vers le Chili, le Brésil, les USA, le Canada et la République voisine, vous ferez honneur au Bleu et Rouge. Lorsque vous créez les conditions favorables pour la création de richesses et d’emplois décents, lorsque vous cessez de dilapider et piller les fonds publics consacrés à la santé, à l’éducation, au bien-être social, sachez que c’est le drapeau que vous enchérissez. Lorsque vous laissez le pays sous la direction du savoir, du savoir-faire et du savoir-être, c’est le drapeau que vous mettez en valeur. Lorsque vous cessez de bluffer, comme vous respirez, c’est au drapeau que vous faites honneur. Lorsque vous démissionnez des postes pour lesquels vous ne prouvez aucune compétence, c’est le drapeau que vous protégez. Si vous prenez l’option de valoriser l’effort, la compétence et l’excellence en les mettant au piédestal tout en bannissant le dévergondage et la débauche, le drapeau brillera de mille couleurs. Lorsque vous prenez des positions fermes, comme le fait le personnage fort et digne du Rwanda, Paul Kagame, face aux faux amis de l’international, le bicolore sera fier de vous.

Lorsque vous choisissez de tisser des liens avec des assassins pour assouvir vos soifs économiques et politiques, c’est l’emblème du pays que vous crucifiez. Lorsque vous inhalez le même air climatisé avec les criminels dans vos véhicules OF et SE, quand vous dressez des couverts pour manger et boire avec les criminels et que vous faites vos lits pour vous coucher et vous réveiller sous le même toit avec des bandits et des tueurs recherchés par la Police nationale, c’est le drapeau que vous trahissez. Lorsque vous vous érigez en sangsues et égoïstes sans vergogne pour appauvrir les organismes de gestion des fonds publics au détriment du collectif, le drapeau reçoit des uppercuts, des apchagis et des dolyopchagis aux côtes, au ventre, au bas ventre et au visage.

À l’instar des mamans qui ne sont intéressées qu’au dernier dimanche du mois de mai pour être mises en valeur, car elles méritent d’être honorées quotidiennement pour leurs sacrifices et leurs coeurs de samaritain ; le bicolore national se révolte contre les traitres qui l’avilissent au quotidien, mais qui portent les beaux costumes blancs des Pharisiens pour l’honorer le 18 mai. Attendons voir si l’hypocrisie présidentielle et parlementaire va continuer son petit bonhomme de chemin.

Carly Dollin



Articles connexes


Afficher plus [993]