Livre
Frédéric Thomas invite les Haïtiens à « briser le piège colonial » !
Après deux livres consacrés à Haïti, le politologue belge Frédéric Thomas revient avec « Haïti : briser le piège colonial ». Un essai incisif qui remonte à la source du chaos actuel et esquisse des pistes concrètes pour s’en extraire. Une lecture aussi stimulante que nécessaire.
Certaines thématiques ont longtemps eu sur moi l’effet d’une gifle intellectuelle : je les ai accueillies avec irritation, voire mépris. Ainsi, lorsque je tombai sur l’affirmation selon laquelle Haïti n’existerait pas, ma réaction fut immédiate : indignation, refus, rejet. Comment poser un tel diagnostic sur la première république noire indépendante, matrice d’une modernité politique née dans le fracas des plantations incendiées et des chaînes brisées ?
Pourtant, le temps oblige parfois à relire ce que l’on avait d’abord refusé. Il est des livres que l’on ouvre avec désinvolture, puis une phrase vous arrête, une analyse vous saisit : on revient en arrière, la lecture ralentit, le stylo apparaît, chaque page devient enquête. On finit alors par intégrer certaines approches conjoncturelles qui, autrefois, irritaient au plus haut point. Le dernier livre de Frédéric Thomas Haïti : briser le piège colonial (Éditions du Seuil, janvier 2026, 247 pages) appartient à cette catégorie rare d’ouvrages que l’on relit après les avoir contestés.
Dans cet ouvrage à lire absolument, il démonte les mécanismes du colonialisme comme on le ferait avec une machine ancienne dont on découvre qu’elle n’a jamais cessé de fonctionner. Les vis ont changé, les engrenages se sont modernisés, mais la logique demeure. Le colonialisme n’est pas présenté comme une relique historique ; il apparaît comme une architecture adaptative, capable de se métamorphoser pour survivre.
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1 commentaire
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Richard Montis
C’est du bla-bla -bla insipide !