Abolotcho et transition
On a été profondément choqués de voir ce jeune homme, en costume-cravate, vilipender un ministre puis, quelques jours plus tard, le louanger. Comme si de rien n’était. L’abolotchism est devenu une compétence dans le paysage politique haïtien. On s’affiche sans honte comme un abolotcho. On est même fier de l’être.
Mais il est vraiment temps qu’on cesse de se leurrer, qu’on cesse de brasser du vent pour se poser les vraies questions.
Le fond du problème ne se trouve-t-il pas dans notre système éducatif, qui a formé une génération de cancres intelligents, capables de mémorisation et d’application mécanique de procédures, mais incapables de toute réflexion critique ? D’ailleurs la formation est basée même sur l’occultation du réel, le mépris de l’autre, et le formatage à partir d’un récit national qui insuffle à l’individu une fierté liée au passé et qui semble lui suffire même dans une boue au quotidien qu’il ne voit pas.
Tous ceux qui ont pensé ce qu’on a appelé une transition ont été totalement hors sujet, chose courante chez les produits de notre système. Une transition, une rupture, ne peuvent être pensées, implémentées que par un groupe, des dirigeants disposant d’une légitimité, légitimité qui ne peut être acquise que par les élections, une révolution ou une grande concertation nationale mettant sur la table des groupes effectivement représentatifs de la société. Rien de cela chez nous. Des groupuscules disparates se donnant le nom de partis politiques ne pouvant amener mille personnes dans des bureaux de vote, de faux représentants de secteurs, la plupart des abolotcho en quête de pouvoir et de privilège.
Si nous étions sérieux, il fallait aller, quelles que fussent les conditions, aux élections, au plus tard les douze mois ayant suivi la mort de Jovenel Moise. Mais il fallait la transition pour que des politiciens sans audiences toujours avides de prébendes, des abolotcho de tous les secteurs viennent profiter de la manne de l’État.
Il faut en finir avec la transition et aller aux élections comme on ne peut imaginer une révolution en Haïti. Il faut redonner la voix au peuple ici et dans la diaspora.
Pas de transition à vie pour les abolotcho !
Gary Victor
54 commentaires
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Paulo
Quand l'ABOLOTCHO Gary VICTOR s'en prend à d'autres abolotcho. Un GNBIS est un abolotcho. Qui a déjà oublié la participation active de Gary VICTOR au mouvement GNB en 2003-2004 et ses mensonges éhontés sur le site afri.cultures en compagnie de ses acolytes Frankétienne, Lionel Trouillot et j'en passe. Ce mercenaire à plume devrait se trouver un autre métier, car il ne recevra pas, comme il le souhaite tant, de prix littéraire de la FRANCE pour laquelle il a travaillé en 2003-2004 comme hougan GNBIS. Ce Wôch nan dlo, anciennement Wôch nan solèy, cet intellectuel de pacotille doit retourner sur les terres héritées de ses proches avec Henri D. BAPTISTE comme travailleur agricole.
Paulo
"Ce jeune homme, en costume-cravate, n'est pas différent d'Henri D. BAPTISTE, UN GNBIS qui rêve d'aller aux élections alors qu'il est dépourvu de base sociale, même sa famille biologique ne votera pas pour ce néo-macoute. Li pa moun epi l ap mande pou gen Ayisyen ki vin moun. On aura tout lu sur ce site même la chute libre d'Henri D. BAPTISTE et de son "matchôpwèl" le FIEFFÉ GNBIS Gary VICTOR, menteur des menteurs de sa naissance à aujourd'hui. 2 Konze sa yo ponkô mouri, mouch gen tan ap suiv yo, tankou Jean-Paul Sartre ta di l.
Henri D. Baptiste
Cela tombe à point nommé, "Si nous étions serieux, il fallait aller, quelles que fussent les conditions aux élections, au plus tard les douze mois ayant suivi la mort de Jovenel Moise." Il faut continuer à regarder plus loin, "ce jeune homme, en costume-cravate" n'est pas différent des gangsters du défunt cpt et de la société en général. Tous les pays échoués ont les mêmes caractéristiques, toutes les classes sociales ont les mêmes pratiques. Pou n vin gen yon peyi, majorite Ayisyen nan peyi a ak dyaspora bezwen vin moun. En attendant, la chute libre continue.
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