radiotelepacific@gmail.com
Radio Pacific 101.5 fm
Éditorial

Sagesse et intelligence

Sagesse et intelligence

Il suffit de lire les opinions sur les réseaux sociaux pour comprendre comment la remobilisation de l’armée décidée unilatéralement par les responsables gouvernementaux est un sujet sensible. Ce qui est curieux à constater c’est qu’il n’y a pas de débats autour de la question. Seulement des prises de position pour ou contre, sans jamais entrer dans des discussions en profondeur permettant de prendre en compte les différents paramètres. Comme nous l’avions déjà écrit dans un précédent éditorial, la question ne devrait pas être « est-on pour ou contre ? », mais comment on remobilise l’armée, pourquoi et avec quels moyens ? Les moyens sont-ils disponibles ? Quand on parle de moyens, il faut définir les priorités. Nos jeunes policiers arrivent difficilement à boucler leurs fins de mois. Faut-il réfléchir à leur donner de meilleures conditions de travail ou doit-on créer une nouvelle force qui ne sera certainement pas mieux rémunérée que celles existantes d’où forcément la création d’autres pôles d’insatisfaction dans des groupes armés dans un pays où l’autorité est vacillante et où la précarité peut plonger la société à n’importe quel moment dans les pires aventures ?

Il suffit de lire les opinions sur les réseaux sociaux pour comprendre comment la remobilisation de l’armée décidée unilatéralement par les responsables gouvernementaux est un sujet sensible. Ce qui est curieux à constater c’est qu’il n’y a pas de débats autour de la question. Seulement des prises de position pour ou contre, sans jamais entrer dans des discussions en profondeur permettant de prendre en compte les différents paramètres. Comme nous l’avions déjà écrit dans un précédent éditorial, la question ne devrait pas être « est-on pour ou contre ? », mais comment on remobilise l’armée, pourquoi et avec quels moyens ? Les moyens sont-ils disponibles ? Quand on parle de moyens, il faut définir les priorités. Nos jeunes policiers arrivent difficilement à boucler leurs fins de mois. Faut-il réfléchir à leur donner de meilleures conditions de travail ou doit-on créer une nouvelle force qui ne sera certainement pas mieux rémunérée que celles existantes d’où forcément la création d’autres pôles d’insatisfaction dans des groupes armés dans un pays où l’autorité est vacillante et où la précarité peut plonger la société à n’importe quel moment dans les pires aventures ?

On est pour tout simplement parce qu’on a la nostalgie de l’ancienne armée. Il faut prendre sa revanche. Il faut surtout barrer la route à un secteur qui avait dissous l’armée pour profiter du pouvoir sans partage dans son unique intérêt. On est contre parce qu’on ne veut pas le retour d’un secteur ayant détenu le pouvoir pendant vingt-neuf ans, parce qu’on accuse l’armée d’avoir été l’auteure de nombreux coups d’État et d’avoir commis d’innombrables violations des droits humains. Le hic c’est qu’au vu des résultats des deux secteurs en lutte pour l’hégémonie politique, la nation ne devrait avoir d’autres choix que de se chercher une troisième voix. Mais les larrons en lutte savent s’entendre pour que le système finalement reste intact avec seulement les arrangements cosmétiques dont les étrangers complices savent bien aider à dessiner les contours.

 La simple sagesse devrait porter des dirigeants responsables, avec le peu de ressources dont dispose pour l’instant la Nation, à donner à la Police nationale les moyens de mieux remplir sa mission. On n’a qu’à voir l’énergie et le dévouement que déploient nos policiers, jours et nuits, dans des conditions difficiles. Ils ont souvent des difficultés à subvenir aux besoins de leurs familles. Et sont donc, facilement la proie des corrupteurs en raison de leur précarité. Encore une fois, si on parle de gouvernance, et qu’on ne peut pas avoir des feux de signalisation qui fonctionnent, un centre ambulancier fonctionnel, des hôpitaux qui offrent de bons services, un corps de pompiers opérationnel, une police routière efficace, des enseignants avec un bon salaire, des ouvriers avec des avantages sociaux pouvant compenser un salaire misérable offert par les patrons, comment peut-on dépenser de l’argent pour une armée ?

La sagesse et l’intelligence, voici ce dont nos dirigeants ont souvent manquées. En revanche, a été toujours là la volonté de rester au pouvoir, mais pas pour le bien de la nation. Aussi, un ego démesuré : celui du chef ayant toujours raison et considérant comme une humiliation inacceptable le fait de reconnaître une erreur. On nourrit ainsi l’insatisfaction, la colère, le mépris, l’instabilité permanente. Aucun Haïtien qui se respecte ne saurait être contre la remobilisation de l’armée. Mais pas dans ces conditions. Pas à un moment où les priorités sont autres. Et surtout, pas pilotés directement par un pouvoir politique dans un pays où nous savons tous comment pensent, raisonnent et fonctionnent ces pouvoirs politiques toujours englués dans une ténébreuse tradition.

Gary Victor

La situation du pont de la Grand ’Anse, mise à nu par ce vidéo-reportage, qui circule à la vitesse de l’éclair, devrait pouvoir interpeller nos dirigeants qui parcourent cette région en caravane et qui, pour pénétrer dans la ville de Jérémie avec leurs tonnes de promesses, doivent traverser ce pont âgé de 67 ans. Trop vieux pour supporter le poids de nos politiques improductives et insensées.

Le cri de la Grand ’Anse, c’est aussi l’absence d’autres moyens de voyage, de Port-au-Prince à Jérémie, que par la route. Jean-Claude Fignolé est parti sans réaliser son rêve de remettre un bateau en mer, tandis que le ciel se prive de cet objet volant qui réduit considérablement la distance entre l’Ouest et la Grand ’Anse.

 Bien que de tristes souvenirs de voyage nous remontent à la mémoire, tel ce crash d’avion des années 60 qui coûta la vie à beaucoup de Jérémiens, ainsi que l’inoubliable tragédie de Neptune en haute mer, des Grand’Anselais, économiquement faibles ou forts, privilégient encore ces deux voies, soit pour économiser de l’argent ou pour gagner du temps.

Le trajet par la route présente toutefois d’heureux avantages; il permet non seulement de faire du tourisme intérieur, mais aussi de faire provision d’air frais dans les montagnes et de prendre un bain dans une rivière, comme à Glace, au temps du passage à gué. C’est bien nécessaire un pont; il sauve bien des vies. Cependant, il faut l’entretenir, pour éviter davantage de malheurs, s’il s’affaisse par manque d’entretien.

Mérès M. Weche

Robenson Bernard

 Roody Edmé

Roody Edmé

L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?

 Roody Edmé

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre