À quand un coup de balai au barreau de Port-au-Prince?
L’on assiste, depuis peu, à un vrai balayage au sein de notre diplomatie. En l’occurrence, bien des « écuries d’Augias » doivent être également nettoyées, ici et là ; des lieux où l’honnêteté, la compétence et la moralité ne sont pas toujours au rendez-vous. C’est une vérité évidente que notre diplomatie, qui est censée être notre carte de visite dans le monde, a été pendant longtemps très mal représentée. Pour ceux et celles qui en savent long, les dernières mesures prises par le Gouvernement Moïse/Lafontant, pour mettre de l’ordre dans ce secteur clef de notre visibilité internationale, sont même venues trop tard, en dépit de regrettables amalgames.
L’on assiste, depuis peu, à un vrai balayage au sein de notre diplomatie. En l’occurrence, bien des « écuries d’Augias » doivent être également nettoyées, ici et là ; des lieux où l’honnêteté, la compétence et la moralité ne sont pas toujours au rendez-vous.
C’est une vérité évidente que notre diplomatie, qui est censée être notre carte de visite dans le monde, a été pendant longtemps très mal représentée. Pour ceux et celles qui en savent long, les dernières mesures prises par le Gouvernement Moïse/Lafontant, pour mettre de l’ordre dans ce secteur clef de notre visibilité internationale, sont même venues trop tard, en dépit de regrettables amalgames.
Là où le bât blesse davantage, c’est dans l’exercice du Droit et la distribution de la justice au pays. Le métier d’avocat n’est plus choisi aujourd’hui par amour pour la plaidoirie savante et la défense des plus faibles, mais bien par esprit de concussion et d’appât du gain. Le comble pour nombre de ces nouveaux hommes de la basoche, c’est de devenir juge de «basse-cour»; à ce poste, il y a de grosses affaires à faire. Dans les tribunaux, coincés pour la plupart dans des justaucorps visiblement ridicules, nombre d’entre eux font office de raquetteurs ignorant ou foulant volontairement aux pieds les valeurs cardinales du droit et de la justice; cette dernière étant symbolisée par une femme aux yeux bandés, signe de sa totale impartialité.
De sources dignes de foi, le Barreau de Port-au-Prince regorge de ces «plaideurs» venus d’autres juridictions, qui s’acoquinent avec leurs pairs d’ici, ainsi qu’avec des policiers, pour spolier de dignes citoyens vivant à l’étranger ayant acquis, au prix de rudes efforts, des propriétés au pays.
Au cours de l’année 2015, un cas type s’est produit à Laboule, mettant en scène quatre fieffés avocats, trois policiers mafieux et deux juges véreux, pour l’arrestation sans mandat (genre kidnapping) d’un «Diaspora», dans le but de le perdre à jamais au Pénitencier national. L’objectif : s’accaparer de sa maison à des fins de commercialisation partagée. N’étaient l’intervention d’un ami de la victime auprès du ministre de la Justice d’alors, Me Jean Rénel Sanon, ainsi qu’une pression exercée par l’Ambassade du Canada sur le Parquet de Port-au-Prince, leur macabre projet se serait révélé payant. Pris de panique, deux de ces filous en toge ont filé par la tangente, laissant le larron principal (de la juridiction d’Aquin) se démener tout seul, pendant que le fourgon du Pénitencier national, gyrophare en action, s’apprêtait à se saisir du prisonnier, pour le perdre à jamais dans une geôle assassine.
En pleine période carnavalesque, c’était le moment idéal de «passer à l’infinitif» ce « Diaspora » dont le propre avocat était de mèche avec ses ravisseurs. Même avec un nouveau défenseur de très grande réputation, la victime peine encore à obtenir justice, « par dissimulation de dossier », a laissé entendre cet homme de Droit, réputé pour sa «droiture». Sachant que l’affaire est tirée par les cheveux, sera-t-il assez adroit et honnête, comme vieux disciple de Dalloz, et descendant d’une lignée de juristes sérieux, pour rendre justice à ce digne citoyen ?
L’honoraire requis par cet éminent avocat a été payé dans sa totalité depuis ces deux années que dure la saga vécue par ce « Diaspora ». Entretemps, les filous en toge, dont un extrajuridictionnel, se la coulent douce, tout en commettant d’autres actes crapuleux non sanctionnés par les autorités judiciaires. «Il y a deux sortes de justices, dit Michel Colucci (Coluche) : vous avez l’avocat qui connait bien la loi, et vous avez l’avocat qui connait bien le juge». Affaire à suivre.
Mérès M. Weche
Le trajet par la route présente toutefois d’heureux avantages; il permet non seulement de faire du tourisme intérieur, mais aussi de faire provision d’air frais dans les montagnes et de prendre un bain dans une rivière, comme à Glace, au temps du passage à gué. C’est bien nécessaire un pont; il sauve bien des vies. Cependant, il faut l’entretenir, pour éviter davantage de malheurs, s’il s’affaisse par manque d’entretien.
Mérès M. Weche
Robenson Bernard
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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