Face à la gangrène de la violence de gangs qui ronge progressivement les structures de l’État haïtien, l’envoyée des Nations Unies dans le pays a appelé, lundi, le Conseil de sécurité à examiner de toute urgence les propositions du chef de l’ONU pour renforcer le dispositif international déjà sur place.
Un sentiment d’impuissance se dégageait du discours prononcé dans la matinée par la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour Haïti, María Isabel Salvador, devant les membres du Conseil de sécurité de l’organisation, à New York.
Malgré le renforcement des forces de l’ordre haïtiennes, le déploiement progressif des policiers de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), sous l’égide du Kenya, et l’appui du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), dont Mme Salvador est la cheffe, les violences criminelles dans le pays ne cessent de s’intensifier. « Nous approchons d’un point de non-retour dans la crise haïtienne », a prévenu la représentante spéciale.
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