Le temps

Nous avons toujours eu un rapport particulier avec le temps.

Un temps qui est toujours sous le bon vouloir des divinités. « Bon Dye bon » !

Si nous avons une propension névrotique à nous référer au passé pour donner de la hauteur à nos petitesses et à nos perpétuelles bêtises, le futur pour nombre d’entre nous est une donnée abstraite en dehors d’un cadre strictement familial.

Comme si l’avenir de nos enfants ne dépendait pas surtout de l’état général du pays. À moins qu’on ne pense à partir sous d’autres cieux. Autres cieux qui deviennent problématiques, car le Nord commence aujourd’hui à payer les conséquences de ses relations inconséquentes avec un autre monde qu’il a toujours considéré comme sa chasse gardée.

Il nous faudra revenir, avec la nécessité d’une gouvernance adéquate, à une appréciation moderne du temps. La courte vue liée aux satisfactions personnelles des instincts les plus vils est un virus qui empêche le déploiement de toute pensée positive.

Le temps qui fait la guerre aux dirigeants et à certains acteurs politiques, certains peuvent l’appréhender. Il y a aussi d’autres pour qui ce temps immédiat est plus extensible.

Mais il n’y a pas seulement ce temps qui devrait nous inquiéter même si ce temps doit sanctionner surtout nos incapacités. Il y a ce temps qui ponctue l’écart entre nous et nos voisins.

De combien d’années sommes-nous en retard par rapport à ceux avec qui nous partageons la même île ?

Est qu’il y a un politicien qui a réfléchi à une stratégie plausible pour que nous puissions rattraper en un temps X notre retard ?

Un retard qui est une vraie question de sécurité nationale.

Dans combien de temps aussi le rapport entre notre démographie galopante, l’amenuisement de notre espace physique lié au déboisement, notre déroute économique peut nous plonger encore plus dans un chaos incontrôlable ?

Tout ceci pour dire qu’il est urgent que nos réflexions tiennent compte sérieusement du temps.

Certains pince-sans-rire argueront qu’en premier lieu il nous faudrait apprendre à la fois à commencer toutes nos activités à l’heure et à les gérer de manière à ce qu’elles terminent à l’heure prévue.

Car du temps, nous n’avons vraiment aucune notion.

Or, le compte à rebours est enclenché. Nous pouvons continuer nos stupides exercices de chaises musicales, mais un jour il n’y aura même pas de chaises pour les fous.

Un proverbe dit que le temps peut guérir ce que la raison n’a pu guérir.

Mais le temps peut-il venir à bout de ce que la folie engendre ?

 

La Rédaction

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