La situation sécuritaire continue de se détériorer

Plusieurs cas d’assassinats et d’enlèvements ont eu lieu depuis le Nouvel An dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans les quartiers avoisinants. Deux journalistes ont perdu la vie après avoir été abattus par des bandits armés. D’un autre côté, 3 agents affectés à la sécurité du sénateur Joseph Lambert ont été enlevés le 8 janvier, selon ce dernier. La situation d’insécurité systématique qui s’est instaurée en Haïti demeure alors que débute l’année 2022. En effet, les actes de banditisme continuent de se multiplier.

L'ex-commissaire de la Police nationale, Coles Rameau, a été assassiné, le samedi 8 janvier par des bandits dans la capitale. Le crime a été perpétré à la rue Oswald Durand, à proximité de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’État. Il était à bord d'un pick-up Toyota quand il a été attaqué. Le corps ensanglanté de la victime traînait sur la chaussée à bord du véhicule. 8 jours avant, soit le 1er janvier, La PNH pleurait la mort de l’inspecteur de police Dan Jerry Toussaint qui a été abattu à Laboule 12, à Pétion-ville, lors d’une opération visant à déloger les gangsters sous la férule de Ti Makak. 

En effet, l’insécurité s'installe depuis quelque temps dans la commune de Petion-Ville où près de 6 cas d'assassinats connus ont été dénombrés dont 4 en une seule journée. Le 6 janvier, à la mi-journée, des bandits ont exécuté Amady John Wesley et Wilgens Louissaint, 2 journalistes, à Laboule 12. Dans la soirée, deux agents de sécurité de la compagnie Puma, ont été tués dans une tentative de kidnapping à Morne Lazarre. Le jour suivant, un inconnu circulant à moto, a été abattu, à Pernier 40. Également à Pétion-ville, une jeune commerçante, du nom de Fernade Therogene, est assassinée le 2 janvier ; l’auteur de cet acte serait un policier selon les témoignages. 

Par ailleurs, les actes de kidnapping ne ralentissent pas. Le président du Sénat de la République, Joseph Lambert, a signalé le kidnapping de trois des agents affectés à sa sécurité, dans la capitale, le 8 janvier. Selon le parlementaire, les agents se trouvaient à bord d'un véhicule quand ils ont été attaqués par des bandits armés, à la Rue Rivière non loin de l'avenue John Brown, communément appelée Lalue. Les ravisseurs exigent un montant de cinq millions de dollars américains en échange de leur libération. Le 6 janvier, une ambulance affectée au cortège du Premier ministre a été volée par des individus armés opérant toujours dans ce quartier de Pétion-ville, selon le Centre ambulancier national (CAN).

D’un autre côté, 2 présumés kidnappeurs ont été stoppés par la police, le 7 janvier, à Delmas 19. Ils étaient trois circulant à bord d'un véhicule et tentaient d'enlever une dame. Le chauffeur a pris la poudre d'escampette. Cette tentative d’enlèvement a été déjouée grâce à la collaboration des membres de la population.  De même, le Dr Josué Edwigh Bince et sa femme ont été libérés contre rançon, le dimanche 9 janvier 2022. Cette information a été confirmée par le Dr Agabus Joseph, directeur général de l’OFATMA. Les victimes ont passé plus d’une semaine entre les mains de leurs ravisseurs depuis leur enlèvement qui a eu lieu le 31 décembre dernier au Centre-ville de Port-au-Prince. Il est clair qu’il n’y a toujours aucune action efficiente et efficace des autorités pour instaurer un climat de sécurité et de stabilité en Haïti.

Geneviève Rose Murdith Joseph

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