Nord et Nord-Est : des employés ferment les portes des mairies

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Des employés de plus d'une trentaine de mairies des départements du Nord-Est et du Nord ont décidé de fermer les portes de ces institutions afin de réclamer des arriérés de salaires non payés depuis 26 mois.

« Nous estimons que notre situation s'apparente beaucoup à une crise humaine. Nous ne subissons pas seulement l'injustice de ne pas pouvoir recevoir les salaires auxquels nous avons droit pour notre travail depuis deux ans, mais encore nous sommes restés sans revenus et sans la possibilité de faire face aux besoins quotidiens de nos familles, tandis que le coût de la vie ne cesse d'augmenter », s’est plaint Augustin Champagne, directeur de la Mairie de la commune de l’Acul-du-Nord.

« Nous, les 1,853 employés  des mairies des départements du Nord-Est et du Nord, sommes à  bout de souffle, voilà pourquoi nous sommes obligés d'arrêter tous les services essentiels que nous avons dû maintenir dans les mairies », a laissé entendre, pour sa part, Frandieu  Jean, directeur général de la Mairie de Bas Limbé.

« En plus d'arrêter toute forme de collaboration avec les institutions partenaires et la suspension des permis de construire et des preuves d'adresse, nous aurons à fermer les marchés publics et les cimetières », a poursuivi M. Jean.

Selon ces employés des mairies des départements du Nord et du Nord-Est, 9980 employés des mairies des dix départements géographiques du pays font l'objet du même traitement.


Il importe de souligner que les services essentiels des collectivités territoriales sont quasiment dysfonctionnels, les employés sont présents, mais ne fournissent  aucun service.

Les maires sont dans la même situation puisqu'ils ne reçoivent plus d’allocations de l'État central, ce qui les mis dans une situation où île ne peuvent répondre aux besoins essentiels de la collectivité.

Les employés des mairies des départements du Nord-Est et du Nord ont dénoncé, par  ailleurs, le fait que toutes les démarches entreprises auprès de ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT)  sont restées sans réponses.
Pour eux, l'attitude du titulaire du MICT prouve qu'il ne manifeste aucune volonté pour libérer les allocations et les frais de fonctionnement des collectivités territoriales, considérées comme vecteurs du développement local.

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