Pour marquer les 180 ans du séisme dévastateur du 7 mai 1842

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Pour commémorer les 180 années du séisme qui a ravagé la région du Nord le 7 mai 1842,l'organisation internationale spécialisée dans la gestion des risques et désastres GéoHazards International en partenariat avec la coordination départementale Nord de la Protection civile et la Mairie du Cap-Haïtien, a organisé, le vendredi 6 mai 2022, un exercice de simulation dans la ville du Cap-Haïtien, avec la participation de 7 des 18 établissements scolaires à haut risque à travers la Ville du Cap- Haïtien.


« Cet exercice  de simulation a été conçu dans la perspective  de permettre aux citoyens de s’habituer aux simulations, d'évaluer la capacité d'évacuation des  établissements scolaires et  d'autres institutions situées sur boulevard du Cap-Haïtien  et de tester leurs capacités de riposte dans le cadre d'un  éventuel tremblement, tenant compte de la vulnérabilité de la région du Nord , le Cap -Haïtien en particulier»,  a laissé entendre Dr Garmalia Mentor William, responsable de GéoHazards en Haïti qui, dans la foulée, a souligné quecet entraînement  permettra aussi aux différents acteurs concernés d'activer leur plan, les actualiser et de combler leurs lacunes et mieux préparer pour faire face aux catastrophes naturelles.


La Croix-Rouge,la coordination de la Protection civile,les scouts,le service des Sapeurs pompiers, la Police nationale d'Haïti (PNH)et la Mairie du Cap-Haïtien ont été mobilisés pour faire réussir cet exercice de simulation qui s'est passé sans incident majeur :« environ 220 acteurs étaient sur place pour assurer le bon déroulement de ce simulacre, nous avons eu quelques personnes victimes de crise de  panique, mais qui ont  été vite  prises en charge grâce à une équipe de psychologue qui était sur terrain», s'est réjoui Dr William.




Des élèves  des établissements scolaires situés  au boulevard du Cap-Haïtien ainsi que le personnel de certaines institutions publiques et privées ont été évacués. Il avait eu de fausses victimes  qui ont toutefois permis aux initiateurs de cet événement de tester la capacité de réponse des hôpitaux et d'autres acteurs dans la chaîne de prise en charge.



« C'est un exercice qui  a été réussi grâce aux efforts de la population et surtout des autorités locales qui ont une part active dans la chaîne de la protection de la population Capoise très vulnérable aux aléas notamment aux tremblements  de terre», a poursuivi le médecin et spécialiste dans la gestion des risques et de désastres.

Rappelons que le 7 mai 1842 un violent tremblement de terre a ravagé la ville du Cap et   a coûté la vie à la moitié de la population d’alors soit cinq mille (5,000) habitants,180 ans après les risques sont toujours présents et la majorité de la population  n'est pas encore préparée pour faire face aux dangers sismiques qui planent sur  la ville et ses environs.


«Pour mieux préparer la population, l'éduquer sur le plan sismique,les responsables de GeoHazards international en Haïti  comptent entrer  dans d'autres zones hors mis le boulevard, dans  le programme afin de limiter le nombre de victimes en cas du séisme», a informé Mme  Gamalia Mentor William qui au passage a rappelé qu'au Cap-Haïtien, la population a 10 à 15 minutes seulement pour quitter la zone du littoral après un tremblement de terre, qui  pourrait potentiellement s'ensuivre d'un tsunami.

Des membres de la population,des responsables  d'écoles et des élèves qui  ont participé à cet événement ont exprimé leurs Satisfactions , néanmoins appellent aux autorités étatiques d'assurer leurs responsabilités dans les constructions anarchiques qui font partout dans la ville.






 

 

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