Les Nations unies interpellent les acteurs politiques au sujet de l'organisation des élections

Un mois après le renouvellement de mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), les conditions socio-politiques et humanitaires restent les mêmes. Dans un communiqué, le BINUH exige du gouvernement un bilan sur ses dispositions pour le processus du dialogue, mais le tance également sur la nécessité d'organiser les élections, d’établir la paix, la sécurité et la stabilité dans le pays. L’organisation mondiale hausse le ton en menaçant de sanctions, telles que gel des avoirs et interdictions de départ, ceux qui alimentent l’instabilité et l’insécurité dans le pays.

«Le Conseil de sécurité des Nations unies a renforcé la capacité du BINUH dans son mandat de conseil à la PNH, en augmentant le nombre de personnel de police et d’affaires pénitentiaires de 30 à 42. Il a également instruit le BINUH d’assurer que la section des droits de l’homme ait une expertise en matière de lutte contre la violence sexuelle et basée sur le genre», a informé la mission onusienne en Haïti dans un communiqué. Il a par ailleurs déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) tient à appuyer le gouvernement haïtien dans la coordination de l’assistance internationale à travers un fonds commun dédié à la sécurité en Haïti et ce fonds commun, va permettre de renforcer les capacités de la PNH pour poursuivre son développement institutionnel et atteindre à terme les standards internationalement reconnus 

de police. 

 

Parallèlement, le Conseil de sécurité insiste sur l'urgence de parvenir à un accord politique, favorisant l'organisation d'élections transparentes, justes, inclusives et pacifiques dans le pays. « Ce processus doit être dirigé et pris en charge par les Haïtiens eux-mêmes. Pour la première fois, le Conseil de sécurité exige au gouvernement haïtien de lui présenter une mise à jour sur les progrès effectués en ce sens, au plus tard le 17 octobre de cette année », a-t-on pu lire dans la note.

 

Concernant le fléau de l'insécurité qui fait rage dans le pays, le BINUH rappelle que sa mission en Haïti n'est pas constituée de force militaire pour combattre les gangs ni dotée d'un mandat pour mener des opérations de maintien d'ordre au niveau des quartiers. C'est au gouvernement qu'incombe la charge d'assurer la sécurité dans le pays, a-t-il fait savoir. En outre, les conseillers promettent que la mission onusienne en Haïti va  coopérer au renforcement des capacités de la PNH et soutenir l’élaboration de politiques et approches inclusives visant à réduire la violence communautaire.

 

Par conséquent, avec le soutien du Conseil de sécurité des Nations unies, le BINUH promet d'accompagner le gouvernement haïtien dans la lutte contre le trafic et le détournement d'armes, le contrôle et la gestion des ports ainsi que les flux financiers illicites. Dans ce contexte, le BINUH dit être disposé à prendre, dans les 90 jours suivant l’adoption de la résolution, des mesures appropriées, selon qu’il conviendra contre toutes personnes impliquées dans des actes de violence en bande organisée ou dans des activités criminelles. Ces mesures concernent le gel des avoirs ou des interdictions de départ.

 

 

Donc l'ONU appelle les forces vives de la nation au dialogue, à mettre leurs différends de côté, à s'unir afin d'établir un climat de sécurité dans le pays, d'instaurer la stabilité politique et rappelle que ses attributions seraient de conseiller le gouvernement dans le renforcement de la stabilité politique et de la bonne gouvernance, l’épauler dans ses efforts pour organiser des élections et renforcer la Police nationale d'Haïti (PNH).


 

Oberde Charles

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