Gonaïves: huit mois sans électricité!

La population des Gonaïves est privée d’électricité depuis tantôt huit mois. La centrale thermique Simon Bolivar qui alimente la commune et ses environs est à l’arrêt. Aucune explication de la part du directeur régional de l’électricité d’Haïti. Silence absolu. Et, paradoxalement, le bureau régional de l’EDH ouvre régulièrement ses portes, a constaté Le National.

Le quotidien des citoyens gonaïviens devient de plus compliqué. En plus des  problèmes de pénurie d’essence, de chômage, de la cherté de la vie et surtout de l’insécurité, le phénomène de black-out généralisé amplifie la situation. La population gonaivienne est face à une situation intenable sous le regard passif de l’État. À l’instar des citoyens, les autorités se plaignent de la situation.



Les moteurs au niveau de l’usine Simon Bolivar sont plutôt vieillissants. Ils nécessitent du changement ou encore moins des réparations régulières. La situation est extrêmement compliquée. La solution n’est pas pour demain. Samuel Thélusma, responsable de communication de l’ED’H, est très clair là-dessus. « Après plus de dix ans de service, il faut tout au moins changer les moteurs ». Il n’y a que deux sur huit moteurs qui peuvent fonctionner plus ou moins normalement, a poursuivi M. Thélusma.

 


Définitivement, le courant électrique est devenu une denrée très rare pour les Gonaïviens. Pour pallier cette crise, quelques rares familles recourent à l’énergie solaire. La majorité reste dans le noir.



À cause du black-out généralisé, les cas de viols sont en nette augmentation, particulièrement dans les quartiers populaires, c’est ce qu’a informé la coordonnatrice générale de Plateforme des femmes organisées pour le développement de l'Artibonite (PLAFODA), qui met en cause le dysfonctionnement de la centrale électrique. Préoccupée, Louisette Vertilus appelle les autorités concernées à prendre toutes les mesures appropriées en vue de résoudre ce problème qui dure déjà trop longtemps.



Depuis le début de l’année en cours, la ville entière sombre dans le noir. Black-out total. Cette situation est plutôt préoccupante. Tout monde s’en plaint. Des étudiants, écoliers, des syndicalistes, des commerçants, entre autres, lancent un cri d’alarme aux autorités étatiques afin de gérer ce problème qui favorise, selon eux,  une remontée des actes de banditisme dans les quartiers.



Dieulivens JULES,

jdieulivens@gmail.com

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