La plateforme DeblokeAyitiopte pour le départ du Premier ministre Ariel Henry

Dans un entretien accordé au journal Le National ce mercredi 21 septembre 2022, le coordonnateur général de DeblokeAyiti, NelusNerius, s’est montré optimiste quant au départ du Premier ministre Ariel Henry en dépit de la reprise timide des activités dans l’aire métropolitaine de Port-Au-Prince.

Pour lui en effet, c’est une fenêtre ouverte par la population en vue de se ravitailler et reprendre des forces pour la poursuite des protestations visant à contraindre, sans alternative aucune,  le départ du chef de l’exécutif.

Les activités socioéconomiques ont timidement repris ce mercredi 21 septembre 2022 dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs après pratiquement une semaine et demie de protestations populaires contre la majoration des prix du carburant et le départ du neurochirurgien de la Primature.

Un mouvement qui semble perdre de la vitesse ce mercredi matin où tout paraissait calme, mais imprévisible.

La circulation est calme et fluide dans certaines artères, les supermarchés et les banques commerciales ont rouvert sans inquiéter pour autant le coordinateur général de DeblokeAyiti  par rapport à un dégel du mouvement.

« Le Premier ministre de facto Ariel Henry va partir et ses jours sont comptés, a lâché l’activiste dans son intervention.         

NelusNerius en a profité pour condamner et critiquer l’agissement des unités de la Police nationale d’Haïti qui ont malmené et tué par balle des militants lundi dernier à Morne Lazarre a Pétion-ville.

L’activiste politique, tout en invitant la population à continuer les mouvements de protestations,  a  attiré l’attention sur la hausse des prix du carburant à plus de 128 %. Ce qui est, selon lui, une preuve tangible du désintéressement du Premier ministre Ariel Henry,  et les siens, de la misère noire à laquelle  fait face la population haïtienne.

En outre, M.Nerius n’y est pas passé par quatre chemins en reprochant le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui, selon lui, a repris les propos du Premier ministre traitant les manifestants de bandits.

Pour lui, cette connexion n’est pas innocente et met au grand jour le complot de la communauté internationale et une clique pour enfoncer davantage le pays dans l’incertitude et la confusion.

Ainsi, le militant politique dit maintenir les objectifs du mouvement politique à savoir dénoncer la hausse des prix du carburant, en croyant dur comme fer, à la démission d’Ariel Henry.

Entre-temps, nul ne sait de quoi demain sera fait.

Gérard H. Résil     

       

 

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