L'ONU en Haïti appelle à l'arrêt du pillage de l’aide humanitaire

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Les Nations Unies en Haïti ont appelé à l'arrêt immédiat des attaques contre les infrastructures humanitaires et du pillage des fournitures humanitaires, alors que le pays des Caraïbes continue de subir une deuxième semaine de troubles civils.

 

Un certain nombre d'entrepôts utilisés par les agences de l'ONU ont été attaqués par des manifestants dans des villes comme Gonaïves et Les Cayes.

 

Ulrika Richardson, Coordonnatrice humanitaire de l'ONU, la plus haute responsable humanitaire de l'organisation en Haïti, a appelé à l'arrêt de ces attaques et du pillage des fournitures : « Ce que nous voyons est le résultat de la frustration et du désespoir des gens face à des conditions de vie très difficiles. Piller les entrepôts n'est pas la solution ; ceci ne fait que rendre plus difficile une réponse et une assistance efficaces aux familles dans le besoin. La situation actuelle appelle des efforts supplémentaires de la part de la communauté humanitaire. Pour que cela se produise, nous avons besoin d'un accès sûr pour les travailleurs humanitaires et les fournitures. »

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM), agence des Nations Unies, a perdu plus de 2 000 tonnes métriques de nourriture aux Gonaïves et aux Cayes, qui avaient été prépositionnées dans le cadre de son intervention d'urgence pour protéger les plus vulnérables avant la saison des ouragans.

 

 « Nous avons besoin que la violence s'arrête pour que les distributions alimentaires puissent reprendre dès que possible », a déclaré Jean-Martin Bauer, Directeur Pays du PAM en Haïti.

 

D'autres agences des Nations Unies ont également signalé des vols, des pillages et des perturbations dans leur travail à travers Haïti, en raison des troubles civils.

 

Aux Gonaïves, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a perdu 2 000 kits d'articles non alimentaires, suffisants pour subvenir aux besoins de 10 000 personnes, lors d'une attaque contre leur entrepôt. Des installations appartenant au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et au Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets ont également été attaquées et pillées.

 

À Port-au-Prince, le groupe de travail sur les déplacés internes coordonné par l'ONU - rassemblant de nombreux partenaires locaux pour aider à atteindre les plus vulnérables - a déclaré ne plus être en mesure de fournir un soutien à la plupart des 22 000 personnes déplacées à travers la ville, en raison des troubles récents.

 

Et à l'échelle nationale, l'Organisation panaméricaine de la santé des Nations Unies n'est actuellement pas en mesure d'assurer la disponibilité des médicaments, vaccins et intrants médicaux essentiels là où ils sont le plus nécessaires.

 

« La sécurité et le bien-être de tous les Haïtiens, en particulier les enfants, les femmes et les hommes les plus vulnérables, reste notre priorité en ce moment. Une opération d'assistance humanitaire bien équipée et un accès sûr pour les travailleurs humanitaires sont donc de la plus haute importance », a déclaré Ulrika Richardson, ajoutant que « l'ONU, avec ses partenaires humanitaires, continuera de défendre les principes d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance dans l'acheminement de l'aide humanitaire. »

 

 

 

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