La coordonnatrice générale de la Convention pour le rétablissement institutionnel (CRI), Cemephise Gilles, a rappelé que depuis le 8 janvier 2026, l’organisation avait enjoint le CPT de quitter le pouvoir à la date du 7 février écoulé. Selon elle, la CRI, qui travaille de concert avec d’autres organisations sociales et politiques afin d’adresser les dysfonctionnements de l’État et des institutions, constate qu’après le 7 février, une grande confusion s’est installée, alimentant davantage l’instabilité dans le pays.
En ce sens, la CRI propose de se tourner vers la Cour de cassation afin de mettre en place un exécutif bicéphale : un juge appelé à assumer la présidence et un Premier ministre de consensus issu d’un accord au sein de la population, accompagné d’un organe de contrôle chargé de veiller au bon fonctionnement des institutions.
La CRI se prononce aussi en faveur de la tenue d’élections. Toutefois, elle estime que pour garantir un processus électoral crédible, il est indispensable de désigner un président provisoire respectueux de la loi, chargé d’organiser ces scrutins.
Par ailleurs, au nom du peuple et en qualité de coordonnatrice de la CRI, Mme Gilles a appelé au déblocage des routes et au rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Elle a souligné que les citoyens des dix départements doivent pouvoir circuler librement et vaquer à leurs occupations sans crainte. Elle a notamment évoqué la nécessité de débloquer la zone de Martissant et de permettre aux paysans de Kenscoff de vivre et de fonctionner comme auparavant.
« La sécurité ne doit pas être une option, mais une obligation », a-t-elle souligné.
Modeline Youte
