Luttes féminines en Hayti : Quand l'égalité se heurte aux murs du patriarcat et au 30% d'illusion
Introduction
Le 8 mars 2025, le Ministère de la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), sous la direction de la Ministre Pédrica Saint-Jean et en présence de la conseillère présidentielle du CPT, Mme. Abraham Régine et de la représentante du secrétariat général de l'ONU faisant office de cheffe du BINUH, Mme. Salvador María Isabel, organise une cérémonie officielle pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes. Déroulée autour du thème : « Femmes et Filles : Droits, égalité et autonomisation », lequel attire notre attention où plusieurs associations de droits des femmes ont revendiqué leur participation en tant que femmes déplacées dépourvues de moindres regards humains en raison fe la violence armée perpétrée par les gangs. Dès lors, plus d’un couraient après la conseillère présidente, prétextant que «ce sont principalement les femmes dirigeantes qui malmènent les filles et les femmes déplacées dans les camps». Étant témoin de cette scène, il nous est devenu crucial d'examiner, compte tenu du contexte, la réalité de lutte contre les inégalités persistantes de genre en Hayti.
Notre analyse s’oriente toutefois vers une perspective critique, arguant que la lutte pour l’égalité de genre, loin d’être un combat sympathique pour l’émancipation et le respect des droits des femmes, se structure autour d’une acceptation de rapport de pouvoir et même d’une accélération de l’inégalité et des formes de domination du modèle patriarcal-moderne-occidentalo-centré.
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