Assassinat de Jovenel Moïse: enquête poker-menteur !

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Dans ce décor cynique de faux, faux-fuyant, faux-semblant et faire-semblant planté par des faiseurs et faussaires officiels au faux-air de justiciers, il est plus facile de voir un chameau passé dans le trou d’une aiguille que de percevoir justice et lumière jaillies sur « l’assassinat » du président Moïse.

Bluff multifacette, buzz diplomatique, brouillage de pistes, brassage politique, chantage médiatique, attrape-nigaud, astuces déloyales, les gros chats renégats aux moustaches imbibées d’odeurs lactées à qui on attribue stupidement la mission de surveiller la mantèque prétendent avoir mis la patte sur des rats complices de l’ultime fiasco sécuritaire. Pourtant, les incontestables suspects, des malfrats « masterminds » de cette « masterpiece » de l’attentat de « l’assassinat » du président baladent, voyagent, divaguent, festoient et jubilent de leurs tentatives débiles de recevoir des bains de foule virtuels et réels sans aucune révérence envers le temps mythique du rituel du deuil.   

Vraisemblablement en des promesses d’une couronne de reine suite au règne de la grande dame délictuelle et conflictuelle, au grand dam de la raison la veuve éplorée est déterminée dans une péroraison tonitruante à réitérer les projets bananiers et caravaniers de son époux. Très tôt, Martine vise à damer le pion électoraliste démagogue sur un terrain dit-elle piégé d’amis présidentiels déloyaux (de vrais assassins) où sa sécurité serait hypothéquée. Si tel était véritablement le cas, par quelle stupidité Martine se mettrait-elle à baratiner, se trimbaler pour se jeter dans la fosse aux lions échappés au contrôle d’un Léon moribond limogé trop tard dans un monde trop vieux en raison de sa connivence et son impotence. La contradiction est patente. Alors, foutaise !

Principaux acteurs et bandits notoires par qui le sale scandale colossal est arrivé, les imposteurs, farceurs et farceuses qui jurent - gros orteils pesés - de capturer les coupables per fas et nefas, animent le jeu vicié à la base de conspiration, diversion et tergiversation. Jeu de poker-menteurs, jeu de coquins, jeu de vilains, les investigations Titato et Tolalito de FBI-DCPJ mobilisées dans un ridicule Lago-caché derrière une immunité de facto sont biaisées de stratagèmes bourrés d’anathèmes visant à innocenter des délinquants pour bêtement incarcérer des innocents.

Aux étiquettes sans éthique, les mêmes comiques et les mêmes cyniques responsables du décor chaotique et suspects de toutes les perversions occupent la sphère politique dans une fierté hypothétique. Sans conteste, quand le ver est dans le fruit, qu’il soit sur le plan de la justice ou de l’érection des bases du développement, il n’y a pas moyen de faire un pas dans la bonne direction. Sans délai, il faut se débarrasser du statuquo.

 

Martine a mille fois menti

Plusieurs balles de chantées, alors que le chien du président n’a même pas fredonné sous les directives de la maîtresse du ménage qui, en bon maestria, le cachait sous la douche à côté des enfants. Incohérence, insouciance, malveillance, à se demander qu’est-ce qu’elle aurait fait du lien conjugal et de l’instinct maternel pour se blinder d’autant de dédain et donc d’indignité. Si le président moribond a fini comme un écureuil, son deuil non consommé ne souffrait d’aucune hypocrisie de la part de son autre moitié, « témoin oculaire » de son excision en plusieurs moitiés comme des mortiers éparpillés en miettes morceaux. Les sans vergogne s’en foutent pas mal. L’ambition politique affairiste aveugle les arrivistes et fait aveugler les protagonistes et les antagonistes qui se mettraient en croix face à la velléité électoraliste.

« Nageant dans l’hémorragie de son propre sang sous le lit endeuillé, Martine retint son souffle tout en ayant la robustesse physique et la perspicacité linguistique de percer les conversations des « commandos » assassins après les 3, 4, 5, 6 et 7 balles à lui coller dans les fesses ». Aucun professionnalisme chez ces mercenaires Colombiens vendus comme d’anciens militaires expérimentés qui l’ont fléchée de cartouches, flashée de leurs projecteurs, piétinée de leurs bottes sanguinaires sans pourtant en prendre le pouls de la femme par terre pour hâtivement conclure que l’épouse aussi a avalé son extrait de naissance. Fausse thèse !

Dans la chambre présidentielle hantée à une heure indue, les « commandos bandidos » voulaient encore confirmer - par un coup de fil au patron Mastermind - qu’il s’agit sans risque de se tromper du colis humain recherché. Serait-il possible que cet espace conjugal accueille des matelots consentants qui auraient occupé l’intimité nuptiale simultanément en dehors des contraintes sociales et légales ? Bizarre ! Tout quidam est en mesure d’identifier un président. Titine, dans le cinéma comme dans la vie réelle, la question de l’identification du « colis encombrant » ne se pose guère pour des mercenaires en mission qui détiendraient même des informations cachées dans le secret des diables.

En effet, de CNN à New-York Times, la boîte noire demeure close ; la toile est inondée d’un océan de confusions mosaïques suite aux interviews d’une Martine experte ratée dans le mensonge. Pourtant, le principe de Miranda voudrait qu’une suspecte exerce son droit de garder le silence car ses propres déclarations pourront être utilisées contre elle. Une crétine mal conseillée qui prétend être dotée du sens de créativité, Martine avait déjà loupé l’examen bicaméral d’hypocrisie quand elle était sur la sellette au Sénat à propos du dossier Dermalog.

En dépit de sa volonté involontaire de s’offrir en holocauste pour faire le sale boulot de blanchir madame, le fusible de l’ONI n’y pouvait rien. Tous deux, directeur thuriféraire et première dame versée dans l’arbitraire, ils étaient sautés ensemble puisque par leurs souvenirs photographiques, ils laissaient des traces douteuses dans le même avion, le même hôtel, la même salle de conférence où la firme allemande négociait le contrat démagogique en des promesses de courtage et de sabotage électoral à l’avantage du clan politique cleptomane en place.

 

Tibwa, pour rappeler de quel bois les affairistes sont chauffés

Pour échapper aux volées de bois verts des portes en bois épuisées, les « gros bois » protecteurs du statuquo sont prêts à user la langue de bois et faire feu de tout bois afin de se cacher derrière les portes en fer immunitaires ad vitam aeternam. Dans un coup d’État théâtral concocté à Tibwa le 7 février 2021, les fossoyeurs du système pervers en putréfaction avaient été à l’œuvre bancale de comploter pour faire endosser les sept péchés capitaux du chaos social à des sorciers inventés indexés de connivence avec des gérontes de la Cour de Cassation. Ces derniers viseraient à déguerpir les rebelles imposteurs monomanes de la bulle officielle par le truchement de fusils rouillés, machettes et fustibales on dirait « montés à un péristyle » non loin de la plus imposante ambassade du pays elle-même pointée du doigt dans cette mascarade prémonitoire mal fagotée.

L’histoire retiendra qu’aucun éclaircissement n’a été exigé au Palais national par les plénipotentiaires de ladite institution diplomatique pour condamner une telle accusation proférée par les hauts responsables de la sécurité présidentielle. Ce serait sans doute de ces cumuls de vitres cassées non colmatées que l’on assiste aujourd’hui à l’effondrement de l’édifice national. « Haïti n’existe ni dans l’abstrait ni dans le réel », dans une triste fatalité, la société a quasiment donné raison au Premier ministre comique J. Jouthe dans cette choquante assertion fataliste.

Ministres sinistres, directeurs imposteurs et président indécent allaient défiler et décliner en des incohérences flagrantes une palanquée de sorties crabes sur les antennes de la presse locale prostituée et la presse internationale gourmande de sensation pour tenter en vain de vendre cette fiction putschiste sophistique. Maladresse à la nation, bégaiement à des points de détresse, trous de mémoire en des références légales mal parcœurisées, l’audace a avili ces ministres et directeurs généraux sans vergogne en mission suicidaire de nettoyer les badigeonnages de Sa Majesté. Ces arrivistes politiques myopes commettent toujours l’erreur d’ignorer qu’à moyen et long-termes la vérité finit toujours par triompher sur le mensonge.

Dieu merci que les innocents dont femmes et personnes âgées retrouvées sur les lieux du montage hollywoodien injustement menottés puis incarcérés ont été exéatés de leurs séjours insomniaques à un Pénitencier fétide et sordide. Espérons que les porteurs des étendards des droits humains garderont ouverts leurs yeux de lynx à travers des démarches objectives pour exiger de sanctionner les conspirateurs et que les victimes soient réparées des torts causés à leurs corps et à leurs images. Ce serait à ce stade que la justice serait exaltée. Bref.

 

Des horreurs à en mettre plein la vue

En des détours abracadabrants autour de la vérité accablante, Haïti subit le tour psychotique des vautours Apredyab tous sexes confondus - dégenrés, hermaphrodites, transgenres, engendrés et dégénérés - qui semblent côtoyer Lucifer aux enfers dans une factice amitié plus sereine qu’avec Apredye.

« Adje » ! Alors que la partie est bloquée tel à un échec et mat ; « double 6 » serait mort entre les mains d’Apredye pendant qu’une joueuse tricheuse suspecte d’y avoir posé « un mur » brandit énergiquement un « faux double blanc » qui la rendrait plus blanche que blanche neige afin de remporter la prochaine cagnotte présidentielle par le biais d’une sympathie populaire impulsive.

Qu’en est-il des taches indélébiles Dermalog, PetroCaribe, bâtonnier Dorval, Bout-Jeanjean et le génocide à La-Saline accolées au casier judiciaire de ces débiles personnages ? Les vilains croient toujours qu’immunité rime avec impunité et que la sympathie engendrerait une certaine amnésie productrice d’amnistie à l’égard de toute âme déviée par les élans de la vilénie et de la vanité. Dealers aux soutanes de faux leaders, il y a des animaux qui ne peuvent respirer que l’oxygène de l’immunité politique procurée par la bulle officielle. Dommage que la justice haïtienne est cette femme aux yeux bandés qui voient de toutes les couleurs. En effet, aucune société ne saurait établir des pylônes solides en dehors des attributs d’un état de droit. 

Qu’il soit ancien sénateur, député, ministre, président, première dame, nul ne saurait recevoir l’approbation  de courir aux prochains scrutins s’il n’est blanchi du scandale de kidnapping, du crime humain et financier. Qu’il en soit ainsi ! Puisse la transition de rupture promue par l’Accord citoyen et inclusif de Montana s’appuyer sur les rapports techniques de la DCPJ, de la Cour Supérieure des Comptes et de toutes les autres institutions de vigie avant d’acquiescer la candidature de l’individu lambda à un poste quelconque.

Haïti doit se résoudre décidément d’éviter de gérer de sempiternelles crises électorales et post-électorales en raison du faible crédit moral des bandits politiques. L’efficience recommande que la méfiance soit tuée dans l’œuf. Ne répétons plus les mêmes inepties de la dernière décennie de syncope qui a vu toutes les bêtises s’installer sur les fauteuils des mairies, du sénat, de la chambre basse, des ministères et de la première magistrature de la Cité.

C’est à travers les schémas politiques guidés par des approches inclusives que se définissent la vie et l’avenir d’une société. La qualité de l’éducation, la santé, la sécurité, la justice, la culture et le loisir découlent de plans conçus par les acteurs politiques avisés. Quand ceux-ci : i) confondent dans une ivresse littéraire les chiffres et les lettres, ii) incitent la jeunesse à ne pas se valoriser par l’acquisition du savoir pour plutôt  avaler du « kleren », iii) récompensent le sauvage et méprisent le sage, iv) dotent les jeunes de mitraillettes, kalachnikovs, M-50 et T-65, v) font la promotion de « Ouvè le kò» au dépens de « Ouvè le kò», vi) détruisent les vertus de la méritocratie pour adopter la médiocratie, ce n’est in fine pas une surprise que la société soit en voie de disparition.

Le retour à l’équilibre requiert dans la célérité que la science et la conscience soient indignées pour s’engager dans la gouvernance politique du pays. Sinon, à six pieds sur terre seront cloîtrées dans une éternité malheureuse toutes les nobles institutions et ipso facto le pays entier.

 

À la recherche de la vérité : voici des pistes à explorer

La situation ombrageuse nécessiterait des investigations fantasmagoriques sur les communications infructueuses en direction du monde invisible où Ogou et Bossous n’empêchaient que la tête entêtée dans les menaces de décapitation des sept têtes de la contrebande économique soit tombée à genoux. En outre, des fouilles technologiques croisées sont censées être menées pour retracer la teneur des appels locaux et internationaux du président exécuté une minute, une heure, un jour, une semaine, un mois avant son « assassinat crapuleux ». Les caméras de surveillance de la résidence présidentielle ainsi que le téléphone portable du président constituent dès lors des pièces maîtresse de ce puzzle mystérieux dont la dialectique est interpelée à résoudre pour le bonheur de la postérité « politique ».

« Ogou-Feray et Dosou 3 cornes » auraient déconné en ne poussant aucune corne pour épargner leur servile poulain d’un destin macabre à un Pèlerin 5 ensanglanté qui accueillait des mercenaires internes et externes dans un pèlerinage chtonien pour crever des yeux, briser des humérus, défalquer des fémurs, démantibuler le mandibule et écraser un crâne dans la rage la plus sauvage.

D’aucuns y croient à juste titre à un sacrifice mystique dans un mélange de vengeance anthume et de psychose posthume de peur que le zombi présidentiel ne tourmente le sommeil des criminels. Anguilles sous roche, mystères, les rituels habituels sacrés du cadavre haïtien ont été violés. Même des membres de famille les plus proches - frères, sœurs, fils du président - n’auraient jamais vu la dépouille. Les doutes ont été émis jusqu’au scepticisme paroxysmique du décès sincère du président. Serait-il effectivement à l’autre monde ou sous un autre ciel où il « profiterait » de ses richesses cumulées dans la concussion ? À scénario bizarre, question bizarre !

En tout cas, ici et ailleurs, le récit est vendu dans le sens que le feu président indigne et impotent a été cruellement massacré; alors on vit avec. Le comble de la confusion ; pas une balle de pété ni un seul « coup de pété dans un coton » en provenance des fesses des gardes du corps pour essayer de sauver le soldat Jomo. « Vrai ou faux » ? Ce scénario hallucinogène gêne le bon sens au point qu’il est susceptible d’entrer en scène pour détrôner les œuvres conspirationnistes classiques de la Hollywood. Évidemment, il est possible qu’un président sorcier, rancunier et haineux se fasse assassiner ; mais, pas de cette façon ignoble et impensable d’accepter que ses agents de sécurité ne subissent la moindre égratignure.

 

Insomniaque, paranoïaque, amnésique, schizophrénique, en perte de poids, d’appétit et d’esprit, cette tête microcéphale entêtée dans la monomanie et la monocéphalie ne possédait plus la tête. Son Excellence nageait dans une démence provoquée plausiblement par la petrophobie et la thanatophobie qui le guettaient et le fouettaient à un point tel qu’il devait opérer un U-Turn désaxé trop tard dans un monde trop vieux. Il divaguait en des calculs détraqués 3 x 7 = 27 et demie ; se rebellait pour traverser une rivière en crue à Jean Rabel où il a failli avaler l’eau de sa bouche. Il accusait sa propre femme sur le crime odieux perpétré sur le feu bâtonnier Dorval ; il menaçait en des promesses d’accidents et de décapitations ; il vacillait, déblatérait, parlait, déparlait sur les ondes mal ondulés des patrons de médias journalistes affairistes.

En bon Léviathan, Jomo vassalisait la paix,  gaspillait de l’énergie et du temps dans une chronophagie budgétivore en des projets inutiles, mal-conçus ou du moins conçus pour la cause des flibustiers dans son sillage. Fini de cette façon, à se demander si ce président « con sans temps » qui flânait en sirène tonitruante dans une sinécure onéreuse au frais de la princesse en détresse était consentant à subir une euthanasie « réelle ou virtuelle » des siens qui au final le disparaîtrait comme un vaurien ou un chien sans destin ?

 

Le lecteur avisé devrait y déceler certaines incohérences. Mais, tel n’est pas le cas, puisque les doutes sont plutôt présentés sous forme conditionnelle et en des questions rhétoriques. Tantôt, nous avons fait choix d’acquiescer son exécution mystérieuse, tantôt nourrir les réflexions de remises en question, car à propos de ce « crime crapuleux », la société nage en des eaux troublantes.

Tout compte fait, personne ne mériterait de finir comme un vaurien, encore moins un président. La société a droit au bien commun que constituent la vérité et la justice. Ce sont d’ailleurs des prémisses pour garantir la transparence et la confiance de la prochaine génération d’hommes et de femmes dignes à assurer la bonne gouvernance. Dieu dit que la lumière soit, et la lumière fut ! Espérons que les créatures qui respectent les principes divins de la loyauté et la décence prennent les rênes du pouvoir en Haïti. C’est à cette étape cruciale que la justice, la paix, la sécurité, la stabilité et le bonheur collectif seront rétablis.

Carly Dollin

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