Haïti, à la croisée des chemins!

Entre vivre et survivre 

Entre exister et disparaître 

Entre gouverner et rafistoler 

Entre affronter et fuir

Un Choix S’impose 

À nous autres 

Haïtiennes et Haïtiens 

En ce moment précis.

 

Il importe de noter 

Que ce sont les élites

Qui devraient être les boussoles, les guides 

Pour un tel Choix.

 

Haïti a-t-elle une élite?

D’après la définition de Robert

L’élite se définit comme: « l’ensemble des personnes les plus remarquables d’un groupe, d’une communauté ». On peut le résumer à la crème ou au gratin de la communauté.

Ainsi, on parle: d’élite économique, élite politique, élite intellectuelle ce sont des personnes qui par leur valeur occupent le premier rang. 

Aujourd’hui Haïti, malheureusement souffre une crise des Élites. Qui peut nous dresser, nous camper le profil des personnes capables d’être identifiées comme le prototype de l’élite dans les champs académique, politique et économique.

Quelle production théorique, quelle analyse, quelle approche méthodologique avons-nous droit chez les penseurs, les universités, les académiciens sur la crise multiforme qui saccage notre pays?

Quelles réflexions au travers de think tank (laboratoires d’idées et de pensées) disponibles capable de produire et d’alimenter et d’orienter la société haïtienne en crise?

Malgré la présence de la CORPUHA, un regroupement des différentes universités du pays la mayonnaise n’a pas prise. Le pays subit une hémorragie de la pensée positive capable de l’aider à faire le saut qualitatif à l’avenir.

Pouvons-nous parler d’élite politique en Haïti? Dès la création de la jeune nation d’Haïti et surtout après l’assassinat du père fondateur de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, le pays n’a cessé de vivre dés soubresauts politiques. Coups d’État, meurtres, trahisons ce sont les principales marques de fabrique en matière politique. À chaque période où les luttes se sont cristallisées, on retrouve des regroupements, des alliances, entre des secteurs politiques pour pouvoir se projeter au-devant dans un esprit de récupération de la bataille. Ni plus ni moins. Jamais ni les courants de droite voire les courants de gauche ne se sont agrégés pour construire une véritable force, avec un leadership collectif à partir d’un travail assidu et une idéologie capable de conduire le peuple vers une prise de pouvoir dans la perspective d’une autre gouvernance. Toujours des querelles, encore des querelles.

D’ailleurs ce sont ces mêmes maux qui caractérisent les groupements économiques du pays. La fondation de la nation avec une économie basée sur des rentes, des groupes économiques disparates venus d’ailleurs n’ayant aucun attachement réel au pays, leur seul but c’est accaparer le plus de ressources avec peu de moyens en un laps de temps. 

À aucun moment, il n’y avait une analyse en fonction des ressources et moyens disponibles pour définir quelle orientation économique donnée à ce pays. 

D’ailleurs, un tel travail devrait être le fruit de l’élite intellectuelle sous la commande de l’élite politique. Ni l’autre ni l’autre n’ont pas existé. Donc, il aurait difficile pour qu’Haïti opte pour une orientation économique. D’où son rôle de cobaye pour la communauté internationale dans tous les domaines, tenant compte du principe que la nature a horreur du vide.

La perpétuation de la crise socio-économico-politique qui menace notre disparition trouve ses racines dans l’absence des élites qui n’ont su se constituer pour offrir des choix et donner des orientations au pays.

Tard n’est pas trop Tard, la menace de disparition ne pourrait-elle pas être un catalyseur pour l’élite intellectuelle de se manifester? 

Ou sommes-nous condamnés à vraiment disparaître?

 

Marcel Poinsard Mondésir 

9 juin 2022.-

 

 

 

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