Le Visa : Une pièce salvatrice et exterminatrice !

Face à l’ingérence étrangère exprimée à travers la manipulation d’élections truquées, la promotion du banditisme et l’exploitation des ressources nationales, le sénateur lambda est contraint de fermer sa gueule, car l’Ambassade Alpha menace de lui couper son visa. Sinon, le risque d’extraire le dossier louche du « bandit légal » de la boîte noire pour le scandaliser est imminent. Tel est le jeu déséquilibré qui s’anime au sein des institutions internationales qui déposent leurs genoux assassins sur le coup des anciennes colonies dépouillées qu’elles ont fait piloter à dessein par des corps sans cœurs et des têtes dépourvues de matière grise.

Placer la bêtise à l’hypophyse des axes stratégiques de la république historique est une véritable invitation à un diner de con concoctée par une communauté internationale indécente et perfide. Pour satisfaire leurs enjeux mesquins, les maniaques de l’international détiennent entre autres la carte d’atout du visa pour faire parler et déparler des hommes déloyaux qu’elles adulent pour le besoin de la cause opaque.

Le visa est par essence un document stratégique qui nourrit la dynamique des intégrations culturelles, économiques et sociales. Dans la plupart des cas, les mouvements d’entrées-sorties internations requièrent qu’un visa soit apposé au passeport de l’intéressé. Il se révèle, de manière implicite, que cette pièce de validation de mobilité géographique internationale obéit aux principes classiques du marché. Le prix « formel » d’acquisition de ce document de voyage peut devenir exorbitant en raison de sa demande excessive.

À l’inverse, un prix nul peut lui être assigné au profit de potentiels visiteurs moins enclins à exprimer une requête de ce papier pour explorer un autre territoire. Par exemple, sans réciprocité, un citoyen d’un pays « A » peut être exempt d’un visa pour voyager à un pays « B ». Ce qui est équivalent à un prix nul. D’autre part, cette pièce est susceptible de faire l’objet de marchandage économique, de chantage politique et de pression diplomatique quand il s’agit de traverser de B vers A. À titre d’exemple, Haïti et les États-Unis illustrent parfaitement un tel scénario. Comme au temps infâme de flagrante violation des droits humains, les colons modernes du siècle présent imposent leurs caprices et disposent de pinceaux et de multiples couleurs - dont l’arc-en-ciel - pour peindre à leur goût le tableau haïtien.

 

Un moyen de chantage et d’humiliation

Quand les diplomates pharisiens veulent faire marcher « les Wanno » du Parlement haïtien, c’est à maintes reprises que l’Ambassade américaine les désarme en menaçant d’annuler leurs visas d’entrée au territoire cinquante fois étoilé. Fort souvent en violant la bienséance et sans aucune forme de procès, car c’est à l’aéroport local que les « forfaitaires » y sont surpris et mis au parfum « nauséabond » par les agents de l’immigration, dans une indignité épicée de scandale. De ces décors humiliants, la toile s’en raffole. Les factices diplomates s’en foutent du prix exorbitant du billet d’avion supérieur au salaire mensuel du cadre tourmenté qui pose un lapin à sa famille qui l’attend en vain au JFK. Plus que de l’irrespect, on y perçoit une méchanceté outrancière, car un email ou un simple coup de fil aurait évité cette perte financière assaisonnée d’affront psychologique.

N’est-ce pas qu’ils sont les champions du slogan « Time Is Money » ? Pourquoi prennent-ils alors le malin plaisir à humilier les officiels du Sud en les ridiculisant et en grillant leur temps comme s’ils étaient des « cons sans temps » ? Les États-Unis demeurent un pays formidable quand il s’agit d’accueillir les talents latents de toutes les régions de l’orbe terrestre pour les diamantiser. Évidemment, c’est d’abord dans leur propre intérêt. Sens unique ou bidirectionnel, le jeu consistant à alimenter l’exode du capital humain des pays du Tiers-Monde est toujours gagnant pour la « grande puissance » mondiale. Si le peuple sait plébisciter des interlocuteurs politiques valables pour rendre le jeu gagnant-gagnant, tant mieux pour le pays d’origine.

La NBA ne serait pas garnie de ce mélange de finesse manuelle emballée dans une robustesse corporelle sans un esprit d’ouverture sur le gène Afro-Américain. La Hollywood n’aurait jamais rayonné de mille couleurs sans la pénétration de diverses cultures charriées par l’expertise asiatique, européenne et africaine. Plus qu’un slogan, l’« Open-Minded » américain se vit en des mesures administratives qui débouchent sur des actions concrètes. Cependant, sur bien des aspects, les diplomates de cette superpuissance mondiale animent des scandales politiques au sein des nations du Sud pour in fine être tagués à juste titre de minables. Le chef de file de l’Hémisphère ne s’attèle pas à créer des conditions favorables pour que la vie soit vivable à toutes les surfaces du continent.

A contrario, comme bon leur semble, ils utilisent le visa à titre de « Bargaining Power » pour persécuter, perturber et atteindre des objectifs mesquins par le biais de négociations biaisées. Ce pouvoir de perturbation se révèle davantage dominant quand sénateurs, députés, ministres et leurs homologues des pays « partenaires » sont trempés dans tous les dossiers criminels de kidnapping, d’assassinat, de trafic de stupéfiant, de faux et d’usage de faux.

C’est par la lâcheté, sinon par la barbarie et la flagornerie qui imprègnent les derniers dirigeants exécrables de la décennie d’épilepsie qu’émerge la surpuissance des Merten et Sison comme du poison toxique imposé à Haïti pour la ridiculiser et la freiner dans sa course au développement. Sans gêne, sans vergogne, sans retenue, sans déférence, sans honte ; Haïti a connu une décennie diplomatique sismique où ambassadeurs étrangers se confondaient avec consultants du parti PHTK. Plein de plénipotentiaires minables du Nord sont catalogués fervents avocats des dirigeants bourreaux du Sud.

Merten, Sison, Lalime et bien d’autres criminels à cravate ; longue est la liste de plénipotentiaires de la récente décennie entêtés à véhiculer des discours arbitraires et génocidaires au détriment des petits poussins de l’Hémisphère. De ce panier de plénipotentiaires hypocrites, Foote est l’exception parmi la foule qui a osé brandir un « NON » au climat délétère concocté par l’expertise d’un Core-Group charnel éperdu dans des collusions douteuses avec le régime bordel PHTK.

Tous ; des États-Unis, du Canada, de l’Europe ; ils reconnaissent que c’est un cartel de drogue truffé de bandits et de cleptomanes. Pourtant, ils se partagent gonzesses, vodka et Barbancourt pour faciliter les négociations sous le tapis qui se soldent par le braquage des pôles géographiques stratégiques de la république historique.

 

La corruption bicolore : blanche et noire

Vente « opaque » de visa au prix de 4000 USD, 5000 USD, …, 7000 USD ; de connivence avec des « autorités » cupides des pays sous-développés, une flopée de consuls corrompus en ont fait leur beurre. Telle la drogue, il existe un marché « caché » où le visa s’échange à des prix colossaux. Les diplomates et dirigeants les plus malins perçoivent le visa comme une source juteuse de génération de l’argent illicite.

Une palanquée de familles se sont appauvries à travers des rackets teintés de mensonges et de faux-papiers qui engendrent des coups manqués après avoir liquidé terrains et d’autres biens de valeurs afin de traverser l’océan en utilisant décollage et pseudo. Tous les moyens seraient bons pour voir les enfants déguerpir « cet espace maudit » en vue de fouler le sol de l’Hexagone, du Canada ou des États-Unis. La généreuse diaspora y met tout dans le paquet. Les transferts reçus sont vite retournés à la source. De l’argent volatilisé. Voilà pourquoi les statistiques des transferts sans contrepartie publiées par la BRH à propos du Chili et du Brésil par exemple sont complètement erronées.  

Pour ce qui concerne l’Europe, les voyageurs anonymes et pseudonymes bernés par la contrebande du visa sont fort souvent obligés d’emprunter un transit « inquiet » vers la Guadeloupe ou la Martinique dans l’expectative de voler vers des banlieues parisiennes. Ils risquent d’être incarcérés et donc d’encaisser une perte sèche de leur investissement. Il fut un temps, c’était par dizaine que certaines zones comptaient les jeunes échoués dans cette pratique souterraine.

Certes, les statistiques officielles des visas vendus illicitement ne sauraient être disponibles. Ce n’est pas un marché régulé. Mais, les ratés sont légion à marquer un « Coming back » involontaire au bercail à la suite de leur échec devant le bureau de l’immigration du pays transitaire. C’est ainsi que « Ginette » et « Pierrot » ont opéré un U-Turn frustrant au bercail après avoir déboursé chacun plus de 4 000 euros dans un braquage qui ne dit pas son nom. De telles histoires se réitèrent en permanence. La chaîne de la contrebande du visa est nourrie de courtiers, intermédiaires, directeurs généraux, ministres, consuls et politiciens pervers. Tous ces faussaires en quête de l’argent facile sont à solde du consommateur final, devenu par la force des choses un client amoureux du risque.

 

Le visa, une énorme source d’entrées financières

En raison du réflexe de certains peuples tourmentés à décréter la permanence en quête de meilleures conditions de vie sous d’autres cieux, des ambassades « lucratives » en font une source d’entrée financière gigantesque. Une centaine de « rendez-vous » par jour pour seulement le B-2 aurait généré un montant de plus de 15 000 dollars dans la caisse de l’ambassade américaine. Soit l’équivalent de plus d’un demi-million de dollars par mois. Vous admettez que ce nombre d’appliquants à interviewer simulé pour le besoin du calcul est amplement sous-estimé. Jugez-en par votre curiosité à la porte d’entrée du gigantesque édifice administratif à Tabarre.

En effet, les listes d’attente des « plaignants » motivés à échapper de la domination démoniaque des gangs supportée par le BINUH s’allongent au quotidien sous le soleil piquant, dans la poussière, dans un accueil humiliant. Et pourtant, à leurs pays, ils savent « accueillir les clients comme des rois ». Les refus se multiplient, les ratés tentent et retentent leur chance en versant à plusieurs reprises les énormes frais associés à l’étude des dossiers. Telle à la loterie, il y en a qui gagnent en sortant du rendez-vous avec un large sourire. D’autres maudissent les bòkò, les faux prophètes et les pasteurs blasphémateurs qui ont vainement invoqué des esprits sur leurs passeports pour que le visa y soit scellé dès le premier coup.

Parallèlement, les taux de change arbitraires imposés par les ambassades irrévérencieuses envers la régulatrice financière sèchent les petites bourses. De peur de se voir son visa annuler sur son passeport régulier et officiel, le Conseil de la Banque Centrale ne pipe mot devant la dérive financière des ambassades qui font grimper les prix du marché. Aucune révérence de la part des institutions partenaires et des ambassades qui devaient obéir aux normes de la BRH. L’institution de la rue Pavée est traitée comme une sale épave.

 

Le cachet jouissif d’un visa

L’octroi d’un visa permet de découvrir les merveilleuses créations touristiques à l’instar de la Tour Eifel, la Statue de la Liberté et Le Niagara Falls qui éberluent les yeux curieux à propos du miracle humain. Ce document attaché à un passeport détient le pouvoir d’élargir la panoplie des amitiés et des opportunités, particulièrement en faveur des talents sportifs et culturels. Pour que des étudiants poursuivent des études académiques avancées, il leur faut un visa d’études les habilitant à résider formellement dans le système étranger. Des professeurs et des professionnels peaufinent leurs savoirs en des programmes de perfectionnement en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie. Le visa peut se révéler un élément déclencheur pour libérer le talent de son état latent.

D’autre part, les vacanciers épicuriens se régalent en de folles excursions susceptibles d’évader l’esprit humain en de jouissives hallucinations et des imaginations créatrices. Des opus hollywoodiens ont pu se conclure dans un dernier délice indélébile à partir de déplacements des acteurs pour s’imbiber d’une autre culture. La finalisation de nombreuses recherches et de nombreux livres a requis des voyages à une terre étrangère.

En dehors des pénétrations interculturelles facilitées par un visa, il manquerait certainement la cerise sur le gâteau à de copieux repas délicieux, notamment ceux qui font la promotion de la diversité. L’éloge des avantages que procure un visa ne peut jamais être excessif. Cette pièce se révèle essentielle dans un monde moderne qui se réduit graduellement à un village habité par 7.8 milliards de voisins. Cependant, le visa s’illustre aussi par son cachet exterminateur.

S’il s’avère que le visa soit une réponse stratégique au vieillissement démographique des pays occidentaux, l’on reconnaît également que le visa est à la base de la destruction du capital humain des pays du Sud. Ainsi, il s’impose des mesures de contrôles et surtout des plans de redressement dans une fuite inversée de la matière grise.

 

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

 

 

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