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Le Secteur démocratique et populaire rejette la position du Core group qui exige des élections en 2021

Le Secteur démocratique et populaire rejette la position du Core group qui exige des élections en 2021



Le Secteur démocratique et populaire (SDP) n’en démord pas. Aucune négociation n’est possible avec le régime en place, principal obstacle à l’organisation des élections, a fait savoir le SDP en conférence ce jeudi 8 avril 2021 tout en mettant de côté la position du Core Group plaidant pour des scrutins crédibles dans le pays en 2021.

Le Secteur démocratique et populaire (SDP) reste ferme sur sa position après avoir rejeté d’un revers de main les bons offices de « Religions pour la Paix ». Aucune élection n’est possible avec le gouvernement en place, a fait savoir le SDP en guise de réaction au communiqué du Core group appelant « à des élections libres, justes, transparentes et crédibles en 2021 ». À en croire le porte-parole du SDP, en l’occurrence Michel André, le mandat de Jovenel Moïse a pris fin depuis le 7 février 2021 et il ne jouit à présent d’aucune légitimité.

« Mais franchement, ce n’est pas comprendre la réalité. Aujourd’hui, la communauté internationale doit le comprendre, Jovenel Moïse reste au pouvoir en dehors de la Constitution et des lois de la République, c’est le principal obstacle à l’organisation des élections », a fait savoir le porte-parole du SDP sur la position du Core group tout en soulignant que les neuf membres du Conseil électoral provisoire sont de mèche avec le régime au pouvoir.

L’avocat croit également qu’on ne peut parler d’élections en Haïti dans un environnement où l’insécurité (kidnapping, massacre) bat son plein. Pour que des élections puissent avoir lieu, ajoute l’homme de loi, il faut un gouvernement avec des hommes et des femmes crédibles. « Nous autres dans l’opposition, nous n’avons pas peur des élections. C’est ma conviction. Le jour où les conditions sont réunies pour l’organisation des élections dans le pays, ce sont les forces populaires et démocratiques qui gagneront les élections », a fait savoir Me André ajoutant qu’on doit se battre pour que les élections puissent se faire dans de bonnes conditions.

Contrairement au rejet des bons offices de « Religions pour la paix », Me André dit croire qu’il faut des discussions entre les différents acteurs de la vie nationale, la société civile et la communauté internationale qui supporte encore Jovenel Moïse au pouvoir.

De son côté l’ancien sénateur des Nippes, Nenel Cassy, dit constater au niveau de l’international que les discours commencent à changer, car il parle du flou dans la Constitution. L’ancien élu a expliqué que l’international parle de flou, c’est parce qu’il n’a pas de moyens pour continuer à soutenir M. Moïse. « L’international va arriver au stade où il sera obligatoire de parler de l’intérêt d’Haïti avec nous », a indiqué l’homme politique affirmant que M. Moise a été éjecté du pouvoir depuis en 2018 et que c’est la communauté internationale qui le garde encore au pouvoir. Pour M. Cassy la porte est ouverte pour une discussion avec l’international, mais avec l’intérêt d’Haïti au centre des débats.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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