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Dialogue : Religions pour la paix retire ses billes

Dialogue : Religions pour la paix retire ses billes



La plateforme interreligieuse Religions pour la paix a décidé d’abandonner le processus de dialogue après le revers essuyé auprès de plusieurs structures politiques concernées par la question. Si plusieurs partis politiques estiment que le moment n’est plus propice au dialogue, Clarens Renois, leader de l’Union nationale pour l’intégrité et la reconstruction d’Haïti (UNIR-Haïti), le dialogue est la voie à prendre. Car, selon lui, tourner le dos au dialogue, c’est ouvrir la voie à la confrontation et à la violence politique.

Sous l’administration de Jovenel Moise, la plateforme Religions pour la paix a fait plusieurs tentatives pour mettre les acteurs politiques autour d’une même table. Aucune de ces tentatives n’a abouti. À chaque fois, sa crédibilité a été remise en question. Des leaders politiques ont, à chaque fois, reproché à cette structure d’être au service du Palais national. Abordé par plusieurs partis de l’opposition avant le 7 février 2021, Religions pour la paix avait une fois de plus tenté de jouer le rôle de médiateur pour un dialogue entre le Palais national et les acteurs politiques de l’opposition. Mais cet énième dialogue, initié à la fin du mois de mars, a encore essuyé un échec. Les acteurs de l’opposition l’ont rejeté. La plateforme interreligieuse se trouve dans l’obligation de désister.

Dans une note de prise de position, le secrétaire, le secrétaire général de la plateforme, pasteur Clément Junior, a fourni certaines explications concernant cette décision d’abandonner le processus de dialogue initié récemment. « Par la présente, la plateforme interreligieuse Religions pour la paix, Haïti (RPPH) vous remercie pour votre intérêt et votre solidarité au processus de paix initié depuis le mois dernier en vue de trouver une solution pacifique à la crise que vit Haïti. Elle en profite pour exprimer sa gratitude à l'égard des partis et regroupements politiques qui avaient sollicité ses bons offices pour ce processus de dialogue et de paix », lit-on dans la note. La plateforme précise que sa décision a été prise après l'évaluation de la situation telle qu'elle s'est développée durant ces derniers jours.

Par ailleurs, la RPPH estime que le moindre mal pour la plateforme est de se retirer de ce processus tout en gardant l'espoir de pouvoir continuer à servir le pays autrement. Ainsi, la plateforme interreligieuse Religions pour la paix, Haïti (RPPH) dit rester à la disposition du pays pour tout autre service, et encourage toute autre initiative de dialogue qui tend vers une solution pacifique de cette crise. Si des regroupements de partis politiques comme la Direction politique de l’opposition démocratique (DIRPOD), avaient clairement rejeté l’invitation de Religions pour la paix sur le processus de dialogue avec le pouvoir en place, l’UNIR-Haïti voit en ce refus un danger pour la démocratie. Pour le coordonnateur général du parti, dire non au dialogue, c’est ouvrir la porte à la confrontation, c’est choisir la violence comme arme politique. Dire non au dialogue, c’est tourner le dos à la démocratie.

Pour Clarens Renois, l’échec de cette tentative de dialogue est une déception. Le leader d’UNIR-Haïti exprime le regret que ce processus de dialogue n’ait pas abouti. Il s’en est pris à tous ceux qui ont œuvré pour rendre l’exercice difficile, voire impossible par leur surdité, leur aveuglement et leur positionnement politique radical, en faisant référence notamment à certains leaders du pouvoir comme certains groupes de l’opposition. Clarens Renois critique le fait que ces individus, qui font obstacle au dialogue, ont leur intérêt bien sécurisé ailleurs, loin des martyrs du peuple haïtien et du pays qui n’est pour eux que les mamelles d’une vache à traire sans arrêt, sans se fatiguer. Le journaliste de carrière est déçu, mais reste confiant dans la possibilité du dialogue dans le futur. « Le dialogue doit l’emporter et l’emportera un jour. Il n’est pas loin ce jour », a-t-il indiqué.

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