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« Nous condamnons avec toutes nos forces la dictature du kidnapping dans le pays », a déclaré le président du CEH

« Nous condamnons avec toutes nos forces la dictature du kidnapping dans le pays », a déclaré le président du CEH



La Conférence des évêques haïtiens (CEH) et la Conférence haïtienne des religieux (CHR) ont célébré ce jeudi 15 avril, une messe en l’Église Saint-Pierre de Pétion-Ville dans le but de demander la libération sans délai de toutes les personnes kidnappées. Au cours de l’homélie de circonstance, le président du CEH, Launay Saturne a indiqué que les hommes d’Église condamnent avec toutes leurs forces la dictature du kidnapping dans le pays.

Dans une Église Saint-Pierre de Pétion-ville remplie à craquer de fidèles catholiques, de politiciens, des représentants de la société civile, la Conférence des évêques haïtiens (CEH) ainsi que la Conférence haïtienne des religieux (CHR) ont chanté ce jeudi 15 avril, une messe dans l’optique de demander, sans condition et sans prendre trop de temps, la libération de tous les gens kidnappés ainsi que du changement pour le pays comme l’avait indiqué le Pape Jean-Paul II, il y a 39 ans de cela.

Il est midi, comme prévu, toutes les cloches carillonnent à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Église. À l’intérieur de l’Église, les gens poussent des cris de libération, de ras-le-bol comme: « Nou bouke, nou bouke, nou bouke, bouke ». Quelques secondes après, un groupe de militant issu de l’organisation INIBAZ, qui organisait un sit-in non loin du Conseil électoral provisoire (CEP), a fait irruption au sein même de l’Église avec leurs pancartes en main portant des revendications contre le régime en place. Il a fallu l’intervention de l’un des célébrants pour le retour au calme.

Dans son homélie de circonstance, l’archevêque du Cap-Haïtien et président de la Conférence épiscopale haïtien (CEH), Launay Saturne, s’est exprimé sur le phénomène qui fait rage surtout dans la région métropolitaine de Port-au-Prince à savoir : « le kidnapping ». D'après l’archevêque, la CEH est révoltée par ce qui passe dans le pays. D’après lui, le kidnapping, fléau au sein des familles haïtiennes, doit disparaitre à jamais dans le pays.

D’un autre côté, le prélat s’est posé bien des questions comme : À quand la fin du kidnapping ? Est-ce que le pays n'est pas devenu incontrôlable ? D’après l’homme d’Église, le kidnapping est devenu un commerce et les bandits semblent avoir pris le dessus sur la police ainsi que l’État du pays. « Nous condamnons avec toutes nos forces la dictature du kidnapping dans le pays », a lâché le président du CEH tout en ajoutant plus loin ce que vit le peuple haïtien n’est pas ce mode de vie dont Dieu lui réserve.

Pour le prélat, chaque Haïtien doit faire un effort afin que le pays puisse sortir de son bourbier. Plus loin, Launay Saturne enjoint les cerveaux du kidnapping ainsi que ceux opérant sur le terrain de laisser de côté leurs mauvaises pratiques tout en les incitant à suivre le chemin de la conversion. Pour l’archevêque, la vie a beaucoup d'importance pour Dieu et on ne suspendre la vie de quelqu'un au paiement d’une somme d’argent. Tout en se référant à un versant biblique, il fait savoir, celui qui a versé le sang de quelqu’un, son sang sera versé en retour.

« Nous souhaitons ardemment que les pays amis ne se comportent pas comme des témoins passifs de ce que nous vivons aujourd'hui », a fait savoir le prélat tout en indiquant qu’au nom de la fraternité universelle et de la solidarité internationale qu’il n’est pas normal de laisser un pays aller à sa perte. Selon lui, le kidnapping est condamné par le droit international. Un autre Haïti est possible a-t-il fait savoir tout en indiquant d'autre part qu’il faut prier pour avoir la crainte de Dieu qui est le commencement de la sagesse.

En toute fin de cérémonie, l’archevêque de Port-au-Prince, Monseigneur Max Leroy Mésidor, dans un message, a tenu a remercié tous et celles qui ont manifesté leur solidarité à l’Église catholique en ces temps difficiles pour le pays, qu’il soit au niveau national et international. Pour Mgr Mésidor, l’Église catholique va continuer à jouer son rôle de sentinelle pour le pays. A un moment du message de l’homme d’Église, des militants se trouvant au fond de l’Église (à l’arrière) se sont mis à chanter : « Nou p ap renouvle PHTK ankò, O Jovenel manda w fini ».

Une fois la célébration terminée, des échauffourées ont éclaté entre les militants et les forces de l’ordre qui ont fait usage abusif du gaz lacrymogène dans les parages de l’Église avec tous fidèles catholiques, les prêtres et autres se trouvant à l’intérieur. Ce qui a valu une situation de panique dans l’Église.

Aussi, un véhicule immatriculé Service de l’État a été brûlé non loin de l’Église.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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