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État d’urgence sécuritaire: un mois d'inaction totale

État d’urgence sécuritaire: un mois d'inaction totale



16 mars – 16 avril, un mois depuis le Gouvernement a pris la décision de décréter l’état d’urgence sécuritaire au niveau de certains quartiers dits de non-droits du pays. Au terme de cette période d’un mois, aucune intervention des forces de l’ordre légalement constituées n’a été effectuée dans ces zones qui alimentent l’insécurité dans le pays.

À travers cet arrêté du mardi 16 mars, le pouvoir exécutif a pris la décision de déclarer l’État d’urgence dans les quartiers de Village de Dieu, Grand Ravine, Delmas 2, Savien et toutes autres zones identifiées par le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN). Cette mesure a fait suite à l’opération de la Police nationale à Village de Dieu tournée en drame et l’insécurité, notamment le kidnapping, qui s’installe dans le pays. Pourtant, la période de l’état d’urgence s’est écoulée sans une intervention ou opération des agents de l’ordre dans les quartiers ciblés. Aucun bilan !

Suivant l’arrêté, les autorités gouvernementales, responsables de la sécurité et de l’intégrité du territoire, ainsi que celles des forces armées d’Haïti et des forces de police sont habilitées à prendre des mesures nécessaires, conformément à la législation sur l’état d’urgence, afin de parvenir au démantèlement et à la destruction de toutes les bandes armées semant la terreur dans le pays.

À en croire les explications des membres de l’Exécutif, l’état d’urgence sécuritaire a été déclaré dans l’objectif de restaurer l’autorité de l’État, garantir la sécurité du territoire et permettre aux citoyens de vaquer librement à leurs activités. L’un des porte-paroles du gouvernement avait laissé entendre qu’il pouvait y avoir des restrictions de communication, des restrictions de circulation sur ces zones pour permettre l’intervention des autorités et rétablir la sécurité.

L’insécurité toujours en hausse

Malgré la déclaration de l’état d’urgence sécuritaire, la situation sécuritaire du pays s’est empirée. Les zones identifiées dans l’alimentation de l’insécurité sont de plus en plus impénétrables pour les agents de la police nationale d’Haïti. Les cas de kidnapping se multiplient de part et d’autre dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince au cours de cette période. De l’enlèvement d’un pasteur et trois autres membres de l’Église adventiste en plein direct dans un programme à celui des prêtres et religieux catholiques le dimanche 11 avril, les groupes armés agissent sans crainte.

Une institution policière dans la tourmente

Depuis après l’opération échouée du 12 mars à Village de Dieu, l’institution policière peine à retrouver la cohésion et l’harmonie au sein du corps. Le haut commandement de la PNH traque des policiers de l’institution qu’il accuse à tort ou à raison de faire partie du groupe « Fantom 509 », qualifié de terroriste. La Direction générale a lancé des avis de recherches contre des membres du SPNH-17. L’institution se livre dans une bataille contre elle-même.

Entre les dires et la volonté de l’Exécutif de rétablir un climat de sécurité dans le pays, l’écart en est grand. Aucune action visible n’a été effectuée au cours de ce mois d’état d’urgence déclaré pour reprendre le contrôle de ces quartiers populeux alimentant l’insécurité. Au contraire, les autorités se contentent de faire des annonces après annonce. La situation reste telle qu’elle est.

Woovins St Phard




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