RTPacific Contact Avis
 
28.05° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Le Conseil de sécurité souhaite des actions concrètes

Le Conseil de sécurité souhaite des actions concrètes



la question d’Haïti a été à l’ordre du jour lors de la dernière réunion en date du Conseil de sécurité des Nations unies. Les débats ont eu lieu sur le dernier rapport du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (S/2021/559). La représentante spéciale et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), Helen La Lime, a présenté en détail les grands points du rapport. Présent devant le Conseil de sécurité, le Premier ministre haïtien, Claude Joseph, a présenté un contre rapport de la situation en Haïti, soulignant au passage que celui du BINUH n’a pas pris en considération les avancées faites notamment en matière de droits humains.

Le dernier rapport du BINUH a dressé un sombre tableau de la situation en Haïti. Mais le Premier ministre haïtien ne prend pas pour vérités toutes les considérations insérées dans ce rapport. Selon Claude Joseph, les avancées en matière de droits humains en Haïti sont nombreuses, mais le rapport n’a pas tenu compte de ces notes positives. Plus loin, dans ses explications, le chancelier haïtien a fait savoir que le pays se retrouve à la croisée des chemins d’une opposition qui ne jure que par le désordre et l’instabilité. Une façon implicite pour le Premier ministre, d’attribuer la situation actuelle du pays au refus de l’opposition de cohabiter avec le président Jovenel Moise. Il informe que le président Jovenel Moise s’engage à de travailler au profit d’un apaisement de la situation en Haïti. Le pouvoir en place, dit-il, avance vers l’organisation des élections qui représente le seul moyen de conduire le pays vers la voie de la stabilité.

À un moment où les habitants fuient les quartiers populaires de Bel’Air, Martissant, Cité Soleil et Bas Delmas en raison de la violence des gangs, le chef du CSPN sous-entend que le pouvoir a le contrôle de la situation. La PNH, dit-il, est mobilisée pour faire face aux bandits qui sèment la terreur au niveau de ces quartiers. D’après lui, ce sont les acteurs politiques qui essaient de tirer profit de la faiblesse des institutions en Haïti, et ce sont eux également qui font obstacle au projet de la nouvelle constitution parce qu’ils sont aussi les bénéficiaires des faiblesses de celle de 1987. En dépit des réserves de la communauté internationale et les secteurs de la vie nationale en Haïti, le pouvoir n’abandonne pas le projet de referendum constitutionnel. Le Premier ministre annonce qu’une nouvelle date sera communiquée sous peu pour la tenue du processus référendaire. « Le processus électoral est irréversible. Toute chose contraire serait un coup dur pour Haïti », déclare Dr Claude Joseph qui a fait savoir que, mis à part des problèmes logistiques et de sécurité à gérer, tout est pratiquement fin prêt pour le lancement du processus électoral général.

Tout en faisant un survol historique, le chef du gouvernement invite le peuple haïtien à éviter la voie de la transition qui, pour lui, est la voie de toutes sortes de combines politiques, concussions et corruptions. « Seules les élections libres, démocratiques et équitables sont susceptibles de garantir la stabilité nécessaire en Haïti », conclut-il. Malgré les efforts de Claude Joseph pour présenter une autre réalité d’Haïti par-devant, le Conseil de sécurité, les représentants des différents États membres n’ont pas été convaincus. Avec la démocratisation de l’information, le monde entier est au courant de la situation en Haïti. Ainsi, l’ensemble des représentants des pays qui ont pris la parole sur la situation en Haïti exprime le vœu de voir une amélioration des conditions d’existence en Haïti, et ceci dans toutes les sphères de la vie nationale.

Selon ces représentants, il est venu le temps de l’action pour Jovenel Moise et les parties prenantes de la crise en Haïti. Pour la communauté internationale, il faut cesser de déblatérer sur la situation en Haïti, le pouvoir doit agir maintenant, et mener un vrai combat contre les gangs armés qui s’investissent notamment dans le kidnapping, afin de garantir un climat propice à l’organisation des élections dans le pays. Plus loin, ils exigent que des actions concrètes soient posées dans le cadre d’une vraie bataille dans la lutte contre la corruption et l’impunité dans le pays. Les diplomates exigent aussi que lumière soit enfin faite sur l’assassinat de Me Monferrier Dorval. Par ailleurs, ils encouragent la tenue d’un accord politique. Selon eux, l’avenir du pays doit être en amont des intérêts personnels. Les acteurs, conseillent-ils, doivent prioriser la voie de la stabilité en optant pour des élections libres, démocratiques et honnêtes.

Evens REGIS




Articles connexes


Afficher plus [8102]