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Les déplacés suite aux affrontements entre gangs vivent dans des conditions inhumaines, selon le CARDH

Les déplacés suite aux affrontements entre gangs vivent dans des conditions inhumaines, selon le CARDH



À en croire le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), les affrontements entre gangs à Martissant et au bas Delmas provoquant des déplacés ont des conséquences humanitaires énormes. Selon le CARDH, les déplacés, exposés à la Covid-19 sont en manque de matériels hygiéniques, de lits, de nourriture et de sécurité...Les adolescentes de leur côté, vivant dans la promiscuité, risquent le viol.

Dans un rapport rendu public ce lundi 21 juin 2021, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), a indiqué que « du 1er au 6 juin, plus d’une vingtaine de personnes ont été victimes des affrontements à Martissant, dont certaines jetées à la mer ». Le CARDH a précisé « environ 7 décès sur la route principale, près de l’église Sainte-Bernadette ; 12 à Martissant 2A (zone littorale) ». En dépit de ces violations de droits humains, le CARDH estime que la situation humanitaire des nombreux déplacée au centre sportif de Carrefour est très critique.

D’après le CARDH, des 10 milles déplacés environ du 1er au 15 juin de la région métropolitaine, près de 2 000 sont de Martissant, dont environ 1 500 au centre sportif de Carrefour (507 garçons, 582 filles, 426 mineurs, 50 nourrissons). À en croire le CARDH, le besoin fondamental des déplacés, qui vivent dans des conditions inhumaines, c’est de retourner chez eux. « De concert avec les autorités locales et le système humanitaire, a indiqué le CARDH, l’État doit travailler sur un plan à moyen pour y parvenir ».

Selon l’institution de droits humains, les déplacés se trouvant au centre sportif de Carrefour sont exposés à la Covid-19. « Entassés comme des sardines et vivant dans la promiscuité, écrit-il, les déplacés sont exposés à la Covid-19, dont les variants brésilien et anglais sont en pleine extension en Haïti (361 décès à aujourd’hui). Ils ont besoin d’une campagne de sensibilisation autour de la Covid-19 et des matériels de protection (cache-nez, hand sanitizer [gel Hydro alcoolique] , eau, savon...) ».

Le CARDH a aussi fait savoir que « les déplacés ont besoin de matériels hygiéniques pour prévenir les infections et l'apparition de maladies infectieuses (nettoyage et détersion ; désinfection ; conservation) ». Si le CARDH reconnait toutefois, une bonne gestion du centre par les autorités locales (Mairie de Carrefour), il estime que « les risques de viols sont évidents, surtout concernant les adolescentes et jeunes filles, vivant dans l’intimité, leurs moyens étant limités ».

D’après le rapport du CARDH, les déplacés ont besoin d’appui psychosocial, d’espaces récréatifs et de recapitalisation et de nourriture pour enfants. Sur ce point, le rapport a laissé savoir que la nourriture disponible n’est pas adaptée aux besoins des 50 nourrissons se trouvant dans le centre. Plus loin, le rapport plaide pour une nourriture de qualité pour les déplacés. « Plus de 40 % des déplacés dorment à même le sol, les femmes enceintes, les enfants (surtout ceux en bas âge) et les personnes âgées étant priorisés. Ils ressentent des douleurs, certains font face à des problèmes de coagulation », a fait savoir le rapport arguant qu’il y a lieu de résoudre ce problème.
Faut-il signaler, ce n’est que le dimanche 20 juin 2021 que Jovenel Moïse a demandé publiquement à certains des ministres du gouvernement de se pencher sur la situation des déplacés de Martissant.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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