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Valérie Guillaume : la fable d’un engagement dans l’Empereur des glaces

Valérie Guillaume : la fable d’un engagement dans l’Empereur des glaces



À une période où le mal et le désespoir n’ont jamais été aussi bien partagés entre les peuples du monde, la fable reste l’un des rares outils pédagogiques capables de prévenir l’irréparable.

Depuis la nuit des temps, la fable s’est toujours obstinée dans sa fonction d’instruire en alliant le merveilleux et des enseignements qui tendent vers un changement de comportement.

Valerie Guillaume est d’origine haïtienne, fille de Nicole Brierre, poétesse, diseuse et animatrice de l’émission Salut les Copains à Radio Haïti dans les années 60.

Comme dans la fable, le rêve, si abouti soit-il, empêche rarement le surgissement des vérités les plus absolues. La fabuliste prend parti d’attirer l’attention de ses lecteurs sur la menace la plus importante sur l’avenir de l’humanité. Il est vrai qu’il s’agit d’un combat engagé depuis plusieurs décennies pour faire prendre conscience aux simples habitants de la planète, aux acteurs de l’économie avant tout et aux dirigeants politiques que l’utilisation excessive des ressources de la terre peut conduire à sa destruction irrémédiable en commençant par des bouleversements notables de son équilibre.

Si certains ont choisi des tribunes plus formelles et directes comme les publications à valeur scientifique, les films et des actions de formation et d’information des populations, Valérie Guillaume s’est servi de l’onirisme pour raconter le paradoxe. Le mal, mis en contexte ici, confirme un engagement; celui qui permet de « lancer des alertes » et de libérer le monde des dérives incontrôlées d’une certaine conception du progrès.

Face au changement climatique, ce que certains veulent faire passer pour une variation climatique cyclique, les terriens, à commencer par les plus jeunes, héritiers d’une terre en perte d’équilibre, doivent arrêter d’être dupes pour, autant que faire se peut, exiger la mise en œuvre des actions concrètes et déterminantes en faveur de l’environnement.

Dans ce texte, sous les apparences d’une fable traditionnelle pour enfants, avec roi et reine et animaux qui volent, Valerie Guillaune traite d’un sujet qui a rapport avec une préoccupation universelle en misant sur la double allégorie du militant du bon sens et du cynisme. L’enjeu reste la défense de l’avenir de la planète menacée par la fonte des glaciers, conséquence d’une activité humaine irresponsable. Les deux personnages principaux sont représentés avec l’apparence de souverains diamétralement opposés, d’abord par le sexe, puis par leur manière d’habiter le monde. L’homme aime le froid et la femme aime le chaud. Ils ont tous les deux le pouvoir d’entretenir et de défendre les conditions climatiques nécessaires à leur bien-être. Et en toile de fond, l’avenir de chacun d’entre nous,

« Ils se considéraient plutôt comme les gardiens de l’équilibre thermique de la planète. Tous deux n’avaient qu’un seul but : créer un climat propice au maintien de la vie sur Terre. Or comment l’empereur pourrait-il désormais continuer à œuvrer pour l’indispensable harmonie des saisons avec cette nouvelle impératrice des chaleurs ?

Les illustrations, jouant sur la carte de l’opposition entre couleurs chaudes et froides, servent favorablement le texte et plongeront des jeunes lecteurs, aussi les moins jeunes, dans un univers qui fait de la lutte contre le cynisme et l’irresponsabilité le moyen le plus efficace de transformer les plus sceptiques en véritables acteurs d’un changement de rapports entre l’homme et la planète.

Quoi de mieux qu’une fable pour se protéger de l’apocalypse ?

Schultz Laurent Junior




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