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Rareté de carburant, le marché noir prend forme sur la voie publique

Rareté de carburant, le marché noir prend forme sur la voie publique



Depuis plus d’un mois, le pays fait face à une nouvelle rareté de carburant. Pour obtenir quelques litres d’essence ces derniers jours, des conducteurs sont contraints de faire la queue pendant des heures aux abords des stations-service dans l’espoir de s’approvisionner. Force est de constater qu’après plus d’un mois, la situation a empiré sur le marché, et les autorités compétentes n’ont rien fait pour résoudre ce problème qui commence à impacter négativement tous les secteurs de la nationale.

Outre la crise sanitaire et la montée de l’insécurité, la cherté de la vie, la pénurie de carburant est depuis des années, considérée comme un nouvel élément qui bouscule la vie des Haïtiens tout en mettant en péril les couches les plus vulnérables. Il est vrai que ces pénuries ne sont pas nouvelles dans le pays, mais ces derniers jours, le problème a empiré. Pourtant, on a plusieurs institutions qui sont en chargées de réguler le commerce et la distribution de ce produit.

Si dans les années antérieures, on a enregistré plusieurs mois de rareté de cette substance en raison des retards dans la réception des cargaisons, cette fois-ci c’est tout le contraire. Car, selon des associations pétrolières, cette nouvelle rareté est due à cause des affrontements des gangs rivaux à Martissant et à Cité Soleil, empêchant au terminal pétrolier de Thor et celui de Varreux d’alimenter les stations d’essence de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et des villes de province.

À chaque rareté de carburant, on voit qu’il existe toujours des points de vente illicite d’essence dans toutes les rues de la capitale et des villes de province. Des marchands ambulants profitent de la faiblesse de l’État pour vendre cette substance très demandée à des prix exorbitants. Soit mille gourdes le gallon dans certains endroits.

Face au marché noir des produits pétroliers, on constate que le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), institution chargée d’appliquer la politique du gouvernement en matière commerciale ne dégage aucun effort pour mettre fin à la prolifération des points de vente illicite de carburant dans le pays. Tandis que la loi du 20 décembre 1946 donne droit au MCI d'interdire le marché noir et la spéculation illicite des produits pétroliers.

Selon l’article 1er de la loi du 20 décembre 1946 sur le marché noir ou la spéculation illicite, Moniteur 2 janvier 1947, est considéré comme spéculation illicite tout fait d’acquisition, de vente, cession, échanges de marchandises au-dessus du prix fixé par les instances concernées ainsi que tout stockage clandestin ou refus de vente en dehors des formes prescrites par les dispositions légales.

Toute personne coupable de ce délit est passible d’une peine d’emprisonnement allant de 6 mois à trois (3) ans et d’une amende de 5 cents à 100 mille gourdes.

En dépit de cette responsabilité légale, le MCI est toujours dans l’incapacité de faire respecter cette loi. Au lieu d’agir pour mettre fin à cette pratique, les autorités préfèrent garder le silence face à cette situation, alors que la population continue de payer les frais.
Alors, à qui profite le marché noir ?

À quand la fin de la spéculation illicite des produits pétroliers sur le marché local ?

Peterson Jean Gilles




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