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Séisme du 14 août : pour une coordination «multi-acteurs» de l’aide dans le grand Sud

Séisme du 14 août : pour une coordination «multi-acteurs» de l’aide dans le grand Sud



Intervenant à une conférence de haut niveau, des experts de la coopération au développement, via zoom, sur la problématique de la gouvernance de l’aide humanitaire, l’expert en coopération internationale et de l’aide humanitaire, Therno Sénélus, plaide en faveur d’une coordination multi-acteurs pour une gestion optimale, efficace et efficiente de l’aide disposée à secourir les survivants du séisme du 14 août 2021 dans le grand Sud.

Haïti se trouve dans une situation de catastrophe, faible capacité pour répondre aux urgences, problème de gouvernance, sont entre autres des défis que fait face l’État haïtien suite au séisme du 14 août 2021. Cette situation inquiète l’expert en coopération internationale et aide humanitaire, Therno Sénélus, qui participait ce mercredi 18 août à une série de discussion sur les besoins humanitaires réels des pays en développement, notamment Haïti, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire ce jeudi 19 août 2021.

Pour faire le point sur la situation humanitaire d’Haïti, le journaliste Therno Sénélus, également ingénieur en développement et expert en coopération internationale et aide humanitaire, rappelle que près de 4,4 millions de personnes sont dans le besoin : 57 % de femmes et filles, 51 % d’enfants et 14 % vivant avec un handicap. Mais, avec ce tremblement de terre qui écrabouille le grand Sud : Nippes, Sud et Grand’Anse, les personnes dans le besoin, sont, dans toute logique, en nette augmentation, dit-il. « Si avant le séisme, la projection était près d’un million de personne en sévérité des besoins, aujourd’hui, on est dans une situation de catastrophe, donc la situation se détériore. »

Les sinistrés ne peuvent plus attendre. La situation est précaire, alors que l’aide tarde encore à être livrée aux survivants. Therno Sénélus affirme : « L’aide qui sera accordée doit renforcer la redevabilité envers les personnes affectées tout au long du cycle de programme humanitaire, s’il existe. Une action urgente est requise pour les ménages du grand Sud affectés afin de leur permettre de mieux répondre à leurs besoins alimentaires immédiats. »

Coordination et acheminement de l’aide

Selon le professeur d’université, l’acheminement est un problème qui entrave l’efficacité et efficience de l’aide, soulignant que la gestion de l’information est fondamentale pour assurer la planification, mobilisation, la gestion des opérations /coordination et à l’évaluation des résultats.

Quant à la localisation de l’aide, M. Sénélus affirme que cela doit être un processus collectif visant à ramener les acteurs locaux, organisations de la société civile ou institutions publiques locales, au centre du système et de la réponse humanitaire. Cela peut prendre plusieurs formes : des partenariats plus équitables entre les acteurs internationaux et locaux ; un financement accru et un rôle plus central dans la coordination de l’aide, ajoute-t-il.

D’un autre côté, il souligne que le cycle de gestion post-catastrophe doit répondre aux problèmes d'insécurité alimentaire via une assistance alimentaire d'urgence par restauration des moyens de subsistance. Il augure que l’opérationnalisation de cycle doit aussi contribuer à accroître l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène, aux services de santé d'urgence et à l'éducation. « Il est important de mieux articuler les interventions d’urgence et de développement et de repenser les stratégies d’intervention afin d’avoir des effets plus durables et structurels sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages. », d’où l’approche « Nexus humanitaire – développement » est un impératif pour la gestion de l’aide.

Toute action de réponse à une situation d’urgence doit respecter des normes humanitaires édictées dans le Projet Sphère, rappelle le journaliste économique qui précise, par ailleurs, que la réponse humanitaire doit être adaptée et appropriée ; elle doit être efficace et fournie à temps et renforce les capacités locales et évite les effets négatifs ; la réponse humanitaire doit aussi être fondée sur la communication, la participation et les retours d’information ; la réponse humanitaire est coordonnée et complémentaire ; le personnel est soutenu pour réaliser son travail efficacement et est traité de façon juste et équitable. Et au final, les ressources sont gérées et utilisées de façon responsable et pour l’usage prévu.

« L’aide humanitaire ne doit pas être utilisée au profit d’un agenda politique. Elle doit être uniquement déployée en fonction des besoins des populations. », martèle l’ingénieur en développement.

Faut-il rappeler au passage que la Journée mondiale de l’aide humanitaire est célébrée chaque année le 19 août, après l’adoption de cette date par l’assemblée générale des Nations unies le 11 décembre 2008, résolution 63/139. Ce, en raison d’une attaque terroriste qui a eu lieu le 19 août 2003 à Bagdad (Irak) au siège de l’ONU, et a fait 22 morts, dont le haut représentant du Bureau de l’époque, Sergio Vieira de Mello. C’est aussi une journée servant à obtenir une coopération internationale des besoins humanitaires dans le monde.

Noël D. Clédanord Jr




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