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Il est vital de sortir de ces temps troublés !

Il est vital de sortir de ces temps troublés !



La situation actuelle que nous vivons au pays est d’une telle complexité qu’elle requiert certains sacrifices de la part de ceux qui se retrouvent au timon des affaires et de la classe politique en général.

On suppose que les actuels dirigeants doivent avoir depuis longtemps fait le constat de l’explosion en plein vol des principales institutions. Les tribunaux, ou du moins ce qu’il en reste, ne sont plus fonctionnels : magistrats et avocats vivent comme des saisonniers. Certains documents judiciaires sont émis et restent sans suite, sauf quand il s’agit d’une affaire d’État qui intéresse au plus haut point le gouvernement de la République. Les conflits terriens se règlent à coup de carabines et d’exécutions sommaires. De jeunes journalistes et militants sacrifiés sur l’autel de l’intolérance sont noyés dans le sang d’autres innocentes victimes.La conjoncture se révèle si confuse et chaotique qu’on a du mal à démêler l’écheveau de ces tueries massives et ciblées. Qui tue qui et pourquoi ?

Lorsque les porte-paroles officiels de la police et du gouvernement se taisent, leur silence est lourd de conséquences et contribue à rendre plus épais le climat de terreur. Mais lorsqu’ils se prononcent sur des faits, comme le terrible carnage de Delmas 32 et l’exécution de deux jeunes qui rêvaient d’un pays, cette fameuse « nuit des longs couteaux », ils sont loin de rassurer.

Comme nul ne sait quand de tels faits vont se produire, la vie est « en veilleuse » et un sauve-qui-peutgénéral s’empare de toutes les classes sociales. Des gens sont morts dans des accidents mortels de voiture en cherchantà fuir des affrontements entre gangs puissamment armés.

Les réunions des responsables de sécurité se terminent par des tweets laconiques ! On apprend que le Premier ministre et le haut commandement ont décrété la permanence autour d’une crise qui s’enfonce chaque jour dans une mare de sang écarlate. Mais c’est tout ce qu’on sait. Et comme « sœur Anne on ne voit rien venir » !

On nous annonce que des négociations politiques se tiennent depuis longtemps dans le secret de certains cabinets mais elles achoppent en raison des traditionnelles batailles de tranchées pour des ministères qui sont en fait devenus des coquilles vides.

Entre-temps, les familles de victimes pleurent la brutale et incompréhensible disparition de leurs proches dans un pays qui pourrait bien s’appeler « L’ Absurdistan », tant le quotidien devient ubuesque et mortel.

Combien de morts devrions-nous compter pour qu’enfin nous comprenions l’importance de donner une autre direction à ce pays dans le cadre de vraies discussions ? Que nos dirigeants acceptent enfin « d’entrer dans l’histoire de la refondation de ce pays » en faisant les sacrifices qui s’imposent, que la classe politique dans toutes ses composantesrevoit ses stratégies, tout en sachant mesurer à chaque instant le rapport des forces antagoniques afin de nous épargner des luttes épuisantes et don quichottesques. Et enfin, que le secteur privé des affaires de plus en plus affaibli par les événements politiques de ces dernières années s’organise, se renforce, dans la quête d’un intérêt minimum commun pour tous dans une coopération intelligente avec les autres forces vives du pays.

Une attitude nouvelle et « progressiste » qui fera que, tous ensemble, nous sortirons notre pays de ce bourbier sanglant.

Roody Edmé




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