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Faculté d’odontologie : un siècle après

Faculté d’odontologie : un siècle après



La Faculté d’odontologie de l’Université d’État d’Haïti est une institution vieille de plus de cent ans dans le pays. De la tutelle de l’École de médecine en 1898 à la consécration de l’autonomie de ladite faculté en 1950, l’institution a formé plusieurs générations de professionnels en Haïti.

Située dans le voisinage immédiat de la Faculté de médecine et de pharmacie à la rue Oswald Durand, Port-au-Prince, la Faculté d’odontologie est l’une des entités de l’Université d’État d’Haïti (UEH). Comme toutes les autres facultés de l’UEH, la Faculté d’odontologie met sur le marché du travail des dizaines de professionnels chaque année, en accueillant les plus chanceux, soit 30 au total, qui passent par un concours d’admission.

Considérée comme une profession élitiste, la dentisterie n’a pas encore une place de premier rang dans le pays. La Faculté d’odontologie, qui est la seule entité de l’UEH qui dispense cette formation, reste méconnue par rapport aux autres entités de cette même université. Pourtant, l’institution dirigée par le doyen Samuel E. Prophète et son équipe œuvre à rendre accessible cette formation à des jeunes pour pouvoir desservir la société.

Pour compléter cette formation en études dentaires, l’étudiant doit boucler cinq années d’études et de stages, travaux pratiques. La faculté est dotée d’une clinique pour permettre à ses étudiants de découvrir les ficelles de la pratique du métier. Chaque année, l’étudiant gravit une nouvelle étape et est admis dans un nouveau service de la clinique. La clinique de la faculté possède quatre départements pour le diagnostic, la chirurgie, la prothèse amovible, la dentisterie générale et une salle de radiographie.

Avec des appareils modernes, les futurs professionnels se trouvent dans des conditions adéquates pour profiler leur apprentissage. La faculté dispense des cours de pratiques, réalisés pour la plupart dans la clinique, tels des travaux en laboratoire, anatomie générale (dissection) anatomie dentaire (sculpture), prothèse partielle fixe, prothèse totale, dentisterie opératoire, endodontie, petite chirurgie et informatique.

Outre des travaux pratiques simulés, la Faculté d’odontologie ouvre ses portes au grand public pour des services dentaires. Les patients qui le souhaitent sont reçus du lundi au vendredi pour se faire soigner. Les services sont presque gratuits. L’individu doit payer seulement un frais pour permettre à la clinique de continuer à fournir les soins de base.

Selon le responsable des travaux pratiques de ladite faculté, Dr Mackendy Guerrier, en général, les patients viennent consulter quand ils ont une douleur dentaire. À cet instant, il souligne que les diagnostics peuvent révéler une situation compliquée dans la bouche. « Sur chaque 10 individus qui arrivent dans la clinique, 7 ou 8 ont des caries dentaires », indique le professeur qui précise que la carie est fléau mondial affectant de nombreuses personnes.

Dans la clinique, les étudiants, sous la supervision des professeurs, réalisent des consultations, des prophylaxies, des restaurations en amalgame et en composite, des traitements en endodontie, en chirurgie orale, en prothèse partielle fixe et amovible. Parfois, ils sont envoyés dans institutions sanitaires publiques pour faire des stages.

Cette institution centenaire est emmenée par équipe constituée de médecins âgés et jeunes qui portent la faculté et la profession dans leur cœur. Ils rêvent d’une faculté ayant une plus grande capacité d’accueil pour former plus de professionnels de la santé bucco-dentaire en Haïti. Ils espèrent trouver des moyens nécessaires pour matérialiser ce rêve.

Suivant l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et son étude sur la charge mondiale de morbidité 2016, plus de 3 milliards d'individus dans le monde souffraient d’affections bucco-dentaires cette année-là. Le plus souvent, il s'agissait de caries des dents définitives. Ces problèmes touchent des personnes de tous âges et occasionnent des douleurs, de la gêne, des déformations et parfois même la mort

Woovins St Phard




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