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Facebook et Haïti

Facebook et Haïti



Durant l’année du bicentenaire de l’Independence d’Haïti, en 2004, des étudiants de l’une des plus prestigieuses universités des États-Unis allaient matérialiser l’un des grands projets technologiques à vocation de promotion et de rapprochement des relations humaines sans aucune forme de discrimination, qui n’est autre que le réseau social Facebook. Avec plus de deux milliards d’utilisateurs, incluant des Haïtiens évoluant aux quatre coins de la planète, disposant d’un effectif de plus de 63 employés à temps plein au 30 juin 2021, des bénéfices à hauteur de 11.2 milliards de dollars (+53%) en 2020 malgré la crise sanitaire, selon Les Échos : https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/facebook-ne-connait-pas-la-crise-1284998 , on pourrait se demander comment Haïti profite-t-elle de Facebook et quels sont les impacts directs et indirects de ce réseau social sur la population et l’avenir du pays ?

Déjà six ans, 24 août 2015-24 août 2021, depuis que Facebook allait confirmer son premier milliard d’utilisateurs. Et depuis l’aventure se poursuit avec la Vitesse grand “V”. Quel est le nombre d’utilisateurs d’origine haïtienne utilisant ce réseau ? Comment identifier le nom ou les intérêts “d’Haïti” dans tous les débats qui animent l'actualité internationale autour de Facebook, à la fois sur le plan politique, juridique, sécuritaire, économique, éducatif, culturel, social, entre autres ? Comment les utilisateurs haïtiens subissent et participent dans la propagation des mauvaises informations, et la promotion des discours de haine, le racisme et la mauvaise exploitation des données personnelles ? Comment inscrire l'expérience de Mark Zuckerberg ou l’exemple de Facebook dans l'éducation des jeunes et la formation en entrepreneuriat en Haïti ?

Dix-sept ans plus tard, après la fondation de Facebook, dont le lancement a eu lieu le 4 février 2004, qui dispose d’environs 2.1 milliards d’inscrits le 11 novembre 2017, avec une présence croissante des Haïtiens inscrits et disposant d’un compte actif sur Facebook, en attendant une enquête ou actualisation des statistiques sur ce volet, il ne serait pas de trop d'évaluer la présence haïtienne sur Facebook. Pourquoi et comment les Haïtiens utilisent, profitent ou subissent les influences insoupçonnées de cette multinationale, convertie en une véritable machine de communication multilingue et de conversion multiculturelle ?

Des dizaines, des milliers de jeunes et peut-être même un ou plusieurs millions de jeunes et moins jeunes vivant en Haïti et dans la diaspora, disposent d’un compte sur l’un des plus importants réseaux sociaux dans le monde comme Facebook. Certains utilisent par occasion ou de façon continue les réseaux sociaux pour toutes les raisons que nous connaissons déjà. D’autres sont pratiquement accros aux réseaux sociaux jusqu’à tomber dans les différents pièges qui accompagnent les services ou découlent des dérives de certains utilisateurs.

Du fond bleu rectangulaire, avec la célèbre lettre "f" présenté dans l'écran de nombreux ordinateurs et des milliers de téléphones portables intelligents connectés sur internet, ils sont de moins en moins nombreux pourtant les utilisateurs en Haïti, qui prennent le temps de lire l'histoire de cette richissime entreprise pour en tirer des leçons d'affaires. À quand l'organisation d'une semaine de sensibilisation des jeunes en Haïti pour l'éveil et le développement des actifs sur les réseaux sociaux ? Quelle place occupe l'enseignement des impacts et des opportunités dans les écoles classiques, les centres professionnels et les universités en Haïti ?

Dans l’histoire de l’entreprise Facebook, on retient que : “Mark Zuckerberg fonde “The Facebook”, initialement à l’adresse de thefacebook.com, le 4 février 2004. L’inscription est d’abord limitée aux étudiants de l'université Harvard et dès le premier mois, plus de la moitié de la population de premier cycle de l'université Harvard était inscrite sur le service. »

De la responsabilité partagée, on retient le message le plus important dans cet ambitieux projet qui se développait, les noms des principaux camarades étudiants associés dans le lancement de Facebook avec leurs responsabilités respectives. Eduardo Saverin (aspect commercial), Dustin Moskovitz (programmeur), Andrew McCollum (graphiste), et Christ Hughes ont rejoint Zuckerberg pour l’aider à promouvoir le site.

D’une idée, d’un groupe de camarade à l'université, d’un site internet hyperactif créé et les initiateurs et promoteurs se sont enrichis à l'extrême, tout en satisfaisant en permanence les besoins du plus grand nombre d’individus, de familles, des collaborateurs, des groupes aux origines et objectifs multiples évoluant au sein de la communauté virtuelle que nous imposent les réseaux sociaux.

Deux frères déçus pratiquement, Cameron et Tyler Winklevoss, également étudiants à Harvard à l'époque, allaient accuser Mark Zuckerberg de voler leur idée pour créer Facebook. Une accusation prise en compte, suivie d’un procès organisé, à l'issue duquel les partis allaient s’entendre sur un dédommagement à hauteur de 65 millions de dollars.

Dans quel sens les activités de Facebook pourraient-elles contribuer au développement éducatif, économique et social en Haïti ? En attendant que les universitaires haïtiens et étrangers fournissent des réponses à ces questions, il faudrait commencer par répertorier les principaux utilisateurs, des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes, des patrons, des employés et des chômeurs qui se servent de cet outil pour améliorer les conditions de vie de la population à travers les principales options offertes par Facebook comme: la publication des images et des photos, des textes et des vidéos, des liens et d’autres données.

Des catastrophes naturelles survenues en Haïti en 2004, quand Facebook venait quelques mois à peine de s’ouvrir au monde, en passant par le tremblement de terre de 2010, jusqu’au séisme de 2021, il faudrait mobiliser un certain nombre de spécialistes autour de la collecte et l’analyse de certaines données encore disponibles, pour comprendre et évaluer l’impact et l’apport de Facebook, comme d’autres réseaux sociaux influents et accessibles en Haïti dans les campagnes de sensibilisation, et les interventions de sauvetages des victimes ou de protection des vies et des biens ?

De quelle université haïtienne sera lancée une telle étude combien importante ? Quelles sont les entreprises publiques et privées locales qui pourraient bien profiter des conclusions d’une telle étude ?

Dans les situations de crise politique et des mouvements populaires, comme dans les situations de catastrophes naturelles, comment les jeunes, leurs parents, les familles, les dirigeants, les membres des trois pouvoirs, les opposants politiques, les membres de la presse, de la diaspora, et les représentants des pays et institutions de la société civile participent-ils dans l'élargissement des frontières de Facebook dans l’espace physique d’Haïti, l’imaginaire collectif des Haïtiens en passant par l'éducation, l'économie et les émotions ?

Dominique Domerçant




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