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Déployer le drapeau de la conscience !

Déployer le drapeau de la conscience !



Haïti accuse un épais déficit de conscience à tous les niveaux. On le constate de loin même sans lunettes. Cette crise de conscience se manifeste avec arrogance dans certains milieux où l'on mène une lutte acharnée contre la sagesse, l'équité et la vertu. C'est comme si des démons de plusieurs couches ont envahi toutes les pistes de la société haïtienne.

Devant la profondeur de l'inconscience, la relance d'Haïti sur la piste institutionnelle dépend de l'émergence d'une classe de dirigeants patriotes susceptibles de projeter une « nouvelle flamme » sur la voie de l'espoir. À noter que le fair-play, l'union et la moralité sont des axes à exploiter lorsque l'environnement est malsain. En ce sens, les pilotes des principaux trains nationaux doivent jeter une poignée de conscience dans la chaudière de certains débats où se dégage l'intolérance crue.

Piloté par des chauffeurs aveugles, le char de la débandade récolte des paquets de passagers dans tous les secteurs de la vie nationale, particulièrement dans les zones sensibles. Il est temps de stopper la cacophonie pour éteindre les feux de la ronflante instabilité provoquée par des citoyens trainant, sans retenue, une charette d'ambitions malsaines et antipatriotiques.

Quand la flamme des ambitions débridées enfante un volcan politique, il faut déployer le « drapeau de la conscience ». Sur tous les boulevards, « l'esprit citoyen » est un recours de poids dans les périodes creuses. En exploitant les courants de la conscience, les citoyens de bonne volonté parviendront à sortir notre pays de l'impasse enfantée par les errances et les « courses zigzagantes » des décideurs de tous les espaces.

L'esprit du service s'impose dans cette grise conjoncture. Mais il faut servir droit. Servir efficacement, servir au rythme du bien et du beau. Quand la volonté et la conscience se trouvent sur la piste du dépassement de soi, on peut soulever des montagnes. Car servir droit est un guide éclairé sur le chantier de l'avenir.

Servir droit met tout citoyen déterminé à l'abri des débordements et des sifflets des ténors du négativisme et de la discorde. Lorsqu'on s'accroche à la légalité et à la moralité, il est difficile de se laisser entrainer par les courants de la démagogie. On ne peut servir droit quand on danse sur la même piste que les dérangeurs.

Celui qui sert droit ne se sent pas menacé à chaque changement de température. Car celui qui sert droit est comme le chrétien ou le croyant sous le manteau du Tout-Puissant. Servir droit, c'est obéir au cri de la conscience.

Tout citoyen utile à la société en servant droit est un roseau qui ne craint pas les vents impétueux. Tout citoyen qui connait les couloirs de l'équité est toujours prêt à enfiler la tunique de la correction pour servir droit. Pour servir son pays sur le banc de la conscience.

En résumé, être utile à la société est un devoir pour tous ceux qui connaissent la signification du verbe servir. Être au service des uns et des autres, c'est un choix. Être constamment au service de la société, c'est une profession de foi. Car certains services n'ont pas de prix, surtout lorsqu'ils sont uniquement guidés par la volonté d'être utile. Servir droit, c'est l'essentiel en tout point. C'est le cri de la conscience.

Raymond Jean-Louis




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