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En passant par le canal du sport

En passant par le canal du sport



La balle roule partout sur la planète foot. Puisqu'elle fait des heureux dans les tribunes et enfante des millionnaires et des milliardaires, elle roulera jusqu'à la fin des temps. Il en est de même pour la petite balle jaune et la balle ovale qui engendrent aussi des athlètes ramasseurs de millions.

L'influence des vedettes sportives du globe s'exprime au niveau social. Surtout dans les pays où l'on enregistre fréquemment des actions nuisibles entrainant des accrochages de toute nature difficiles à contourner. Ainsi, dans les périodes de vaches maigres, le canal du sport prend la forme d'une porte de salut. D'où la puissance du moteur sportif au sein de toute société.

Devenu une industrie florissante, le sport absorbe de jour en jour plus d'espace dans la vie courante. Au centre de certains débats sociaux, on exploite le vocabulaire sportif pour mieux vendre une idée ou pour canaliser une stratégie. Et on utilise parfois un terme sportif pour éviter de prononcer un mot qui dérange. Par exemple, on ne joue pas un match seulement sur un terrain de football ou sur une cour de tennis. Car on emploie aujourd'hui le terme « match » dans le jeu politique et même sur le « terrain des relations sentimentales ».

La scène sportive nous éloigne parfois des tracasseries que nous imposent les querelleurs de toutes les espèces. On met l'accent sur la vie chère, sur l'escalade de la violence et sur d'autres emmerdements qui alimentent le bassin de l'incertitude. Mais lorsque résonne le premier coup de sifflet d'un mondial notamment, les inconditionnels fouteux envahissent les gradins ou ont les yeux rivés sur le petit écran, même dans certaines régions où la guerre fait rage. Car le sport n'a pas de barrière.

Sur la scène sportive, on est adversaire, mais non ennemi. Une image enregistrée dans le cadre d'un sonore derby le prouve. À la suite d'un contact, le joueur au tapis tend la main à son adversaire qui l'aide à se relever. Vive le fair-play ! Ce double geste reflète l'étendue de la sportivité dans un match au sommet mettant aux prises deux éternels rivaux.

Pendant la première moitié des années 60, une colossale crise politique au Brésil faisait la une de tous les grands journaux du monde. Mais à Rio, à Sao Paulo, à Bahia ou à Porto Alegre, les envoyés spéciaux avaient constaté que les principaux commentaires touchaient particulièrement le choc Santos-Botafogo animé par les grandes vedettes cariocas Pelé et Garrincha. Car le football était roi au Brésil même à l'époque de la dictature.

Tout est possible en passant par le canal du sport. Les Jeux olympiques illustrent l'esprit qui règne au village où logent en la circonstance les athlètes de toutes les races, les dirigeants de toutes les idéologies. En 1976 aux Jeux de Montréal, suite à sa victoire dans une épreuve de l'athlétisme, le champion cubain Alberto Juantorena mit en évidence l'attachement des athlètes de son pays au « Lider Maximo » en ces termes : « Ma médaille est pour Fidel ». Décédé quarante (40) ans plus tard en novembre 2016, l'immortel Fidel en a récolté des centaines dans sa longue et victorieuse carrière de révolutionnaire et d'homme d'État.

Le sport est donc un « briseur de frontières ». L'industrie sportive a permis à de nombreux pays sous-développés d'ouvrir la porte de la richesse et de la gloire. Car cette imposante industrie planétaire pèse lourd au niveau éducatif, économique, culturel et sociopolitique. Les exemples du Brésil et de Cuba cités plus haut le prouvent. De ce fait, sur la voie du redressement, Haïti peut construire des « ponts d'espoir » en passant par le canal sport.

Raymond Jean-Louis




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