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Les coûts onéreux de l’imposture !

Les coûts onéreux de l’imposture !



Imposture présidentielle coiffée par un bouilli-vidé politique infernal ; tromperie parlementaire dans un vide institutionnel abyssal; escobarderie universitaire en des achats et ventes de diplômes à tous les cycles ; farce artistique à travers des lead-vocaux sans voix ; tartuferie juridique en des acrobaties et élucubrations sophistiques ; piperie diplomatique dans une absence flagrante de protocole ; calomnie journalistique dans une prostitution répugnante épicée d’arguments creux et fallacieux. L’humanité entière paie les conséquences dramatiques du silence sépulcral de l’intelligentsia « probe » qui laisse faire l’imposture dans son injustice, sa malice, sa déraison, son indécence et sa dégénérescence. Il y a donc l’urgente nécessité que le citoyen conscient se mette au service de la société, avec engagement et probité, pour que les valeurs ne se cloîtrent à six pieds sous terre. Le niveau académique et le statut social importent peu. Quelle que soit la tâche, pareille à une chaîne de production, chacun doit jouer sa partition dans la droiture en donnant le meilleur de lui-même.

Par la dictature baroque de l’imposture - fille authentique de l’audace, cousine de la sinécure et amie fidèle de la rature - les attitudes et réalisations les plus nobles risquent de se pavaner en mauvaise posture dans une savane d’inculture farouche avant de s’anéantir dans la triste mémoire akashique de l’histoire.

De récentes expériences d’ici et d’ailleurs ont dévoilé aux yeux de lynx et même aux esprits les plus naïfs que les effets catastrophiques du charlatanisme finissent toujours par se manifester aux dépens de toutes les franges sociales. Gare aux institutions « négligentes » qui ne le jugent capital, voire urgent de verrouiller l’entrée ou de brandir un carton rouge d’expulsion aux imposteurs et aux charlatans pour qu’elles ne finissent par expirer dans l’indignité la plus abjecte.

De cette causalité plausible de l’imposture sur le chaos systémique, Haïti doit résolument saisir ce momentum crucial atteignant son apogée au 7 juillet 2021 en vue de se débarrasser ex cathedra de la fourberie officielle. L’évènement tragique au Pèlerin 5, dans les 5 mètres cinquante de la résidence de la présidence déchue, a exposé la preuve tangible que la symphonie pentatonique - probité, sécurité, paix, justice sociale et création de richesses - ne peut s’orchestrer en dehors d’un crédit moral adéquat du maestro de la chorale politique.

L’imposture combattue depuis l’antiquité

Depuis les temps réflexifs des illustres philosophes de la lignée de Platon, Socrate, Pythagore et Aristote, en permanence aux prises dialectiques avec les tenants du courant sophiste dont Protagoras, Gorgias, Prodicus et Hippias, la maïeutique savait mettre à nu les malices et les hérésies du sophisme qui se targue d’une persuasion magistrale pour s’exhiber dans une insolence extrême dépouillée des vertus de la sagesse et de l’humilité.

Sur un angle biblique, les Pharisiens - des sophistes, prétendus érudits, pics de la Mirandole et champions de la dialectique éristique (sic. Arthur Schopenhauer), bégayaient et titubaient devant les argumentaires justes et judicieux du Fils de l’homme. Ces doctes acrobates - amoureux de l’argent facile, des privilèges et du pouvoir - combinaient une certaine arrogance à un sentiment d’autosuffisance, quitte souvent à noyer le poisson pour avoir raison contre la raison et induire toute une population en erreur. Dans l’optique de mieux cerner les enjeux des ambitions royales et pharaoniques, le jeu de ces « tombes blanchies » était animé de vices, antijeu, diffamations, trahisons et conspirations au détriment de la justice et de la lumière.

Nicolas Copernic, Galilée Galileo, Socrate et de nombreux autres savants rectilignes qui jalonnent les pensées lumineuses des siècles passés ont payé soit de leurs vies ou en des persécutions violentes les impostures des flagorneurs qui ligotaient la vérité dans la plus grande déloyauté. La mission de tels esprits serviles non affranchis consistait à articuler - malgré les références juridiques, scolastiques et ecclésiastiques notoires - dans le sens de soutenir les faussetés de la royauté. Et pour cause, de nombreux bons vivants amoureux de la justice et de la vérité y ont été martyrisés dans la bravoure de ne pas céder à ces vertus qui sont les boussoles étincelantes habilitées à consolider l’harmonie sociétale et à apprivoiser les caprices du cosmos. On ne saurait oublier : « Et pourtant elle tourne ».

De cette force divine impénétrable capable de l’arbitrage stoïque entre le « confort personnel » et la valeurs universelles, n’en parlons pas de Moïse, le libérateur, détrôné et pourchassé du château des Pharaons ou encore du sauveur du monde humilié, torturé et exécuté avec l’appui vigoureux d’une imposture intéressée. La permanente concurrence entre la droiture et l’imposture remonte au berceau de l’humanité.

Deux millénaires sous l’ère du christianisme, la qualité de l’héritage qui nous est légué par les premières générations est mitigée ; du beau comme du laid ; du miracle comme du désastre, de la paix comme de la guerre. Les résultats dépendent notamment des types d’acteurs qui occupaient les sièges stratégiques au sommet des hémicycles politiques et diplomatiques. Nous ne saurions nous leurrer de vivre sur une planète paradisiaque ; d’ailleurs à maintes reprises, en des conspirations, diffamations et diversions, le mal le remporte haut la main sur le bien, surtout quand l’imposture accuse réception du support de la matière grise criminelle. En revanche, nous devons tout planifier dans la perspective de converger les attitudes humaines vers les normes qui soutiennent l’atteinte du bien-être collectif.

À l’instar de la persévérance exprimée dans la marche de « Selma » sous l’égide du leader charismatique Martin L. King pour remporter la sublime victoire de la plaidoirie de l’exercice des droits civiques, peu importe l’enveloppe épidermique, la raison ne doit jamais flancher devant les menaces proférées par les cerveaux de l’injustice.

Particulièrement sur le plan politique, quand l’élite consciencieuse déclare forfait en laissant l’arène aux seuls vilains politiques pour gagner sur tapis vert, ce sont nos progénitures qui en pâtissent. Le Cuba de Fidel Castro, l’Afrique du Sud de Mandela, le Rwanda de Kagame, l’histoire ne tarit pas d’exemples de pays qui ont résisté aux forces des ténèbres pour que l’imposture ne gangrène pas les nobles institutions.

« The right person at the right place » ne doit pas être un slogan « typiquement » américain. Haïti a amplement besoin d’en faire sienne pour redorer son blason en se libérant des faussaires, du faux, du faux-semblant et du faire-semblant qui fonctionnent sous de faux-airs de faiseurs d’œuvres magnanimes au profit de la collectivité.

Imposture rime avec flatterie et injustice

Peu importe le référentiel, lorsque l’arme de la dialectique se révèle impotente à cause de l’opacité de certains esprits bouchés au discernement, par ignorance ou à dessein, les artisans et partisans de l’imposture seraient prêts à toutes les gymnastiques pour justifier leurs hypocrisies, leurs démagogies et leurs gabegies.

En dépit de preuves patentes de diverses sources crédibles internes et externes qui épinglent son excellence, sa clique et sa progéniture comme les principaux bénéficiaires du viol et du vol qui accolent à leurs administrations houleuses et calamiteuses, la flagornerie et l’éminence grise au service de la déloyauté s’entêtent à tue-tête en des missions impossibles, sans pied sans tête, pour blanchir le noir et noircir le blanc.

Promesses présidentielles fallacieuses de disponibilité d’énergie au profit de la population appauvrie ; un ingénieur servile sans vergogne saura monter au créneau pour faire la preuve d’une telle absurdité. Création de centaines de milliers d’emplois dans le néant ; un économiste affairiste se chargera de faire le pèlerinage médiatique de faire avaler les incohérences de son excellence en démence.

Construction imaginaire de routes, ports et aéroports ; un partisan zélé, vide d’argumentaire, saura sortir des inepties épileptiques pour élucubrer que « Jérémie serait plus rayonnant que la Californie ». Une conspiration de coup d’État aux machettes et fustibales « montées en des péristyles » par des gérontes de la Cour de cassation ; des avocats marrons et des ministres sinistres sauront concocter la mise en scène hollywoodienne pour plaire au patron dans son délire paranoïaque.

Une mission arbitraire de référendum délirium qui témoigne une violation flagrante de la constitution ; des conseillers écervelés, des commissionnaires thuriféraires, poitrinaires de raisonnement logique et des intellectuels petits (sic. Alain Deneault) doivent s’arranger pour se lancer dans la rédaction d’un document risible et aberrant pour accorder immunité éternelle à l’impunité et à la gabegie officielle. Un projet d’élections Dermalog « Pike Kole » frauduleuses avant la lettre pour crucifier la petite once de paix s’il en restait ; des démagogues d’un CEP anonyme et illégitime foncent « Adelante » pour pérenniser l’ignominie pendant qu’ils se la coulent douce en des retours concupiscibles dans une chronophagie budgétivore.

Des ordres budgétaires débiles pour couvrir les excès boulimiques des mégalomanes au pouvoir ; gouverneur et ministres comiques confortent la bêtise pathétique en approuvant tête baissée les requêtes infondées de la présidence creuse. Ils poussent dans leur servitude criminelle jusqu’à priver l’accès du citoyen lambda à son propre billet vert dans le système bancaire criminogène au service d’une oligarchie mafieuse et égocentriste.

Les cadres théoriques tout comme les expériences empiriques nous révèlent clairement, qu’elle se manifeste en Orient ou à l’Occident, dans le Tiers-Monde ou dans les milieux de la modernité, l’imposture aboutit toujours aux désastres. Les deux cas trumpiste et mosaïque passés en revue dans ce papier, mettent en lumière les brouillards et les ténèbres que l’imposture est encline à léguer à la postérité.

L’imposture trumpiste !

Sur l’échiquier de la concurrence mondiale boostée par un capitalisme fou qui ne peut se démarquer radicalement de la convoitise, de la prédation et de la déloyauté malgré les conventions miroitantes paraphées, on en déduit que l’imposture et l’usurpation ne sont pas une production exclusive des pays appauvris du Sud. L’Occident opulent, « omniprésent, omniscient et omnipotent » n’est pas toujours exempt de la dictature de l’imposture qui s’amuse souvent à plébisciter n’importe quelle pointure sans culture, sans stature et sans triture, à des postes clés à l’instar de la préfecture, la primature et la magistrature suprême.

Par les plaidoiries d’anthologie de l’apôtre de justice Martin L. King, les États-Unis auraient dû être à des années-lumière des velléités du militarisme et du racisme nourris par le matérialisme aveugle. Plus d’un demi-siècle d’héritage de plaidoiries et de promotion des valeurs universelles à travers des discours magnanimes, grave de constater qu’il est encore besoin aux États-Unis de ranimer le même combat contre le « Giant Triplex » qu’engageait le leader charismatique du mouvement des droits civiques. De temps en temps, les injustices, les guerres « inutiles » et la discrimination raciale montrent leurs muscles destructeurs des valeurs et de la fraternité sur la planète. Le point culminant de la bévue ayant été atteint entre 2016 et 2020, sous le règne d’un certain trumpisme trompeur de la justice et de l’harmonie entre les sexes, les classes et les races de cette société multiculturelle baptisée de terre promise pour les talents latents.

Sophisme, absurdité, connerie, crise d’épilepsie et ineptie dans les urnes ; en 2016, la superpuissance de l’Amérique a payé les frais de l’imposture au prix fort, en désacralisant le prestigieux Bureau ovale qui a vu ses salons honorifiques talonnés par un « gros soulier ». À la fin des fins, du fait de la transversalité géopolitique imposante des États-Unis qui, en plus, a droit de veto au sein de plusieurs institutions multilatérales, monsieur Trump foutait la merde pas seulement aux USA, mais aussi à la planète entière

Au cours du quadriennat trumpiste, la tromperie, le racisme, l’ostracisme, la misogynie, la xénophobie, l’irrespect, l’indécence et l’imposture avaient élargi leurs ailes maléfiques à un stade paroxysmique. Sans gêne, sans pudeur et sans cœur, des groupuscules suprémacistes et néo-fascistes aux esprits exigus dont les KKK et les Proud Boys, faisaient l’éloge de tous les comportements déviants. Le seul moyen d’existence et de survie de tels agissements réside dans le fait qu’ils soient supportés par un pyromane, un mégalomane et un maniaque promoteur de la violence et détenteur d’un certain pouvoir discrétionnaire de disculper des atrocités parmi les plus odieuses.

Séries d’improvisations, démissions et révocations cavalières, au cours de cette tragédie politique qui salit la mémoire de l’Amérique, les États-Unis ont vu blasées ses institutions régaliennes les plus célèbres. On croyait à tort que le crime tragique perpétré sur l’Afro-Américain Georges Floyd, amplifié par le discours présidentiel pyromane qui mettait de l’huile sur le feu de l’injustice et du racisme, allait constituer le point culminant de la bêtise trumpiste. Non !

Il a fallu attendre la crise narcissique post-électorale de novembre 2020 pour confirmer avec hargne la thèse plausible que l’arrogance et l’indécence combinées avec l’incompétence ne peuvent procréer que la déchéance. Ce n’est pas tant une surprise ; les psychologues américains James Q. Wilson et George L. Kelling auraient évoqué la thèse du « Broken Window Effect » pour établir la causalité entre le crime généralisé et l’indifférence sociétale.

La chute drastique du Capitole au 6 janvier 2020 - symbole sacré de la démocratie occidentale dont les pylônes étaient fissurés aux chocs sismiques de la langue de vipère d’un mauvais père à la tête de la nation étoilée, un réfractaire aux idéaux des pères fondateurs - serait gravée comme le paroxysme de la bêtise de ce mouvement d’amateurisme politique piloté comme par une sorte d’« extraterrestre ».

Bizarre que cette nation modèle - berceau des éminentes figures politiques John F. Kennedy, Robert Kennedy, Martin L. King et bien d’autres défenseurs de l’excellence et de la démocratie - soit tombée si bas de son piédestal. Un cauchemar ! Mais Dieu merci que l’équilibre se rétablit à la suite du passage ravageur de cette tempête politique orageuse qui se calme graduellement pour permettre aux institutions régaliennes de se démarquer de cette zone de turbulence pyrogène provoquée par un spécimen on dirait d’une espèce humaine barbare. Le président Joe Biden continue de rassembler des tonnes d’éponge et des vidangeurs avisés en vue de nettoyer les écuries d’Augias.

La fâcheuse passation d’Obama à Trump se vivait à la plus grande puissance comme un cyclone dévastateur qui a fauché le navire mondial en ravageant les colonnes solides de la science et de l’élégance pour édifier un règne d’obscurantisme et de médiocratie ineffable. N’était la vigilance des sentinelles des valeurs de la société, notamment la presse, les États-Unis seraient eux-aussi, à l’instar de l’Haïti démantibulée sous PHTK, à une belle longueur dans les profondeurs du labyrinthe apocalyptique.

Les multiples résolutions prises par le 47e président américain au lendemain de son investiture - pour reprendre siège dans les conventions et renouer avec les relations fraternelles vis-à-vis des nobles institutions multilatérales, dont l’OMS, l’OTAN et l’ONU - envoyaient le signal crédible que la planète allait emprunter une ère de renaissance et de rééquilibre économique et social.

Cette approche diplomatique éclairée privilégiant une communication mutuelle respectueuse face à ses concurrents politiques et économiques - qui s’inscrit en droite ligne avec l’idéologie préconisée par l’immortel MLK - facilite les échanges et assure, au profit de tous, un climat de paix au sein des coopérations diplomatiques. À travers la victoire électorale notoire de Joe Biden sur Donald Trump le 3 novembre 2020, l’imposture a encaissé un sacré coup. L’humanité en est sortie gagnante.

L’imposture possède la « belle manie » de trainer les standards de l’étendard pour dérader dans un nivellement par le bas. Le périple américain nous aura appris la leçon suivante : pour stopper la descente des estrades vers le désastre, le monde doit se débarrasser du démon en optant pour des personnalités dignes et intègres qui doivent se mêler de la partie pour sauver la patrie.

Dans ce contexte de vacuum institutionnel intégral, espérons qu’Haïti saura se ressaisir pour emboiter le pas très prochainement dans un changement du décor politique en plébiscitant des personnalités dignes et intègres, à la hauteur des missions politiques à leur être confiées.

L’imposture mosaïque !

Instituée par la clique PHTKiste au lendemain du séisme meurtrier - régime indécent et incohérent depuis son acronyme illogique au prisme de la sémantique - l’imposture officielle outrancière a défilé à vive allure dans une texture psychotique de barbarie, flagornerie et connerie indescriptibles. En ce règne décennal de bêtise effarante au sein des institutions régaliennes, le vice, le factice et la malice se diffusaient telles des fusées propulsées à vitesse d’évasion pour nourrir les artifices trompe-l’œil et les propos de traitrises proférés par une équipe politique exécrable et mafieuse. À toutes les cellules vitales de la vie sociale, au tympan, au poumon et au cœur, la médiocratie bastonnait la méritocratie à coups de massue mortels.

Fort de la théorie de la transmission intergénérationnelle des pratiques sociétales, la logique chronologique voudrait que du progrès humain s’observe en remontant aux arbres généalogiques. Les descendants seraient appelés à dépasser les ascendants en mimant les attitudes positives et en s’éloignant des atavismes infects. Ah oui, le PHTK n’entend pas faire exception à cette tendance qu’il colporte malheureusement sur un angle négativiste.

Au premier mandat présidentiel truffé d’une ingérence internationale malveillante pour imposer un clan d’amateurs politiques arrivistes et affairistes aux axes stratégiques de la république historique, la médiocratie farouche intronisée dans la sphère publique et protégée par une certaine coopération externe hypocrite, a pris le large.

Indécence, incompétence, cynisme, de faux stades, des marchés et des immeubles inachevés aux coûts exorbitants, des chantiers inventés, des firmes bidon mort-nées, surfacturations, pluri-facturations, détournements et gaspillages des ressources à travers les vastes programmes bidons « Banm Limyè banm Lavi », « EdePèp » et « Ti Manmi Cheri », la première version du PHTK énervait les yeux et les oreilles dans un culte de personnalité effréné épris d’effets d’annonce, de sirène et de bruit tonitruant pour un iota de réalisation.

Pourtant, à la vérité, les multiples contrats engagés, entre copains et coquins du pouvoir, en dehors des règles de passation de marché public, visaient à enrichir illicitement les groupuscules qui expriment un attachement viscéral avec les vices de cette bande politique bancale.

Le rapport de la Cour des Comptes a clairement établi les désordres financiers impensables causés par les imposteurs et usurpateurs de ce régime politique dilapidateur. Les dérives judiciaires et les scandales de crimes humains ne faisaient pas moins d’échos dans ce contexte de chaos prémédité, planifié par des traitres fils et de faux-amis de l’international. Pour le peuple martelé en des projets minables d’éducation gratuite-Psugo, de sport-changement, de lampadaires éphémères coûtant les yeux de la tête, de paniers solidarité oniriques remplis d’une miette, l’addition était déjà très salée au terme du quinquennat de ces ravisseurs madrés des ressources du Trésor public.

La deuxième vague du périple politique turbulent pilotée macabrement par l’ingénieur Jovenel Moïse, dauphin de prédilection de Martelly, s’accélérait davantage dans l’abime en montrant tous les signes catastrophiques garantis par une kakistocratie inégalable. Dans son ingéniosité pernicieuse, l’homme des opus 800% bullshit, indexé de nombreuses mœurs, a jeté son dévolu sur un ingénu politique, dans son hallucination de se renouveler dans les mêmes astuces tricheuses vers le même badigeonnage des fauteuils prestigieux de la Cité. La patrie serait les 27 750 km carrés que les ancêtres ont gagnés au prix de leur sang et qu’ils auraient légués comme héritage exclusif à des cons et des caméléons politiques.

De la transition des bandits et dealers « pure laine » de la bande Sweet-Micky qui ne cachaient pas leurs malpropretés écœurantes vers l’introduction aux nouveaux bandits officiels cueillis dans les champs de bananes pourries, Haïti a vu, lu et entendu des avancées énormes du triste tableau de l’amplification de la corruption, la honte et la méfiance qui entraînent un fiasco intégral tutoyant la fin odieuse d’une nation si fière par le passé.

Mensonges polymorphes et multicolores, pédanterie de tonneaux vides, usurpation de titres, masturbation au bureau, pornographie gérontocratique, kidnapping parlementaire, montage d’auto-kidnapping présidentiel, connivence d’État dans le banditisme, série de décrets pervers, crimes financiers, humains et de lèse-patrie, le sauvage a définitivement tout raflé. Durant cette dernière décennie dans une imposture mégalomane et une voracité cleptomane à l’hypophyse de la sphère publique, le démon a eu malheureusement un béguin particulier pour notre beau petit monde garni de mesquins et de vilains au timon des affaires politiques.

Les nobles institutions désacralisées, nos héros victimes d’assassinat posthume, nos augustes symboles crucifiés, la compétence muselée et menottée, la monnaie martyrisée, l’avenir hypothéqué, l’enfance non protégée et mal exposée, les valeurs dévalorisées, la femme harcelée et ridiculisée, la diplomatie humiliée et agenouillée, la santé hospitalisée ; jamais de l’histoire, déchéance protéiforme n’a été vécue avec autant d’ardeur.

Les opportunistes sont à l’œuvre ; l’imposture a la vie dure
Toujours les vieux démons, les mastodontes, les hippopotames, les gérontocrates, les faux-experts, les mêmes tonneaux grondants, les mêmes sans vergogne, les mêmes conseillers pharisiens, les mêmes animaux politiques, les prédateurs du système judiciaire et les mêmes acolytes et têtes multicéphales pour exécuter le sale boulot de pérenniser ce système inique et cynique.

Confusions, cacophonies, menaces, répressions, intimidations, crimes, diversions, astuces déloyales, stratagèmes de procrastination, actions barbares contre de nobles institutions, contre des forces vives de la nation, des professionnels et de simples citoyens, c’était avec leur complicité. Pillage de l’ONA, APN, BRH, BMPAD, FAES, CAS, FDI, etc. ils en sont les auteurs, les acteurs et bandits principaux. Pourtant, ces mêmes têtes de pioche - du Grand Corps sans cœur, de la chambre sans balise et du même régime de l’abîme, de l’oppression, de la dépression et des crimes gravissimes - seraient dévouées à décrocher leurs costumes pour récidiver à la bulle officielle dans leurs projets de gaspillage et de braquage des institutions gestionnaires et génératrices des richesses publiques.

Ils sont à la fois PHTK et anti-PHTK ; Lavalas et anti-Lavalas ; Inite et Anti-Inite ; pile ou face, ils gagneraient à tous les coups. Sous leurs sourires complices, ils assistaient aux scandales, invectives, insultes, outrages, harcèlement, viols, proxénétisme sexuel, promotion officielle de la prostitution et des gouyads Chawa Pete, Ti-Mamoun, Ti-Rat, Ti-Sourit; décrets pro-masimadi, transgenre, pornographie précoce, bestialité. Avec leur permission, la perversion a dessiné une tendance exponentielle sous le règne de ces pervers à qui les clés de la cité ont été égarement confiées. Sous leurs yeux, des fillettes sont constamment dépucelées par des malandrins ; la pornographie a envahi les coins, les recoins et les couloirs des institutions publiques.

Ces figures animales, zélées à prendre la main politique dans le même contexte toxique, savent comment « gouyer » pour magouiller dans cette jungle en vue de rendre les impuretés plus blanches que la neige. À travers leur tuyau, les contrebandiers, corrompus et pourris de l’oligarchie monstrueuse assurent avec facilité leurs trafics illicites pour accomplir les missions malsaines de sucer l’État dans une agressivité suffocante.

Par leur complicité idiosyncratique rémunérée, les prédateurs, pestiférés et damnés de la lignée perverse de l’international opèrent leurs exploitations outrageuses des ressources humaines et naturelles pour appauvrir la Cité jusqu’à la dernière once. Et pourtant, ce sont ces mêmes visages, fils authentique, époux et amis fidèles du système contaminé qui osent croire assurer la relève politique. Pour nous emmener où ? Sans ambages, dans l’ultime naufrage.

Un slalom tragicomique dans un concert de facto écœurant sans consensus mais plutôt avec un nouveau premier-ministre anciennement ministre de ce régime, un ancien premier-ministre muté comme ministre, quelques nouveaux ministres, secrétaires d’état, directeurs généraux et ambassadeurs gagnants du loto de la mesquinerie politique. Pour quel motif ? Pour exécuter quelle feuille de route ? Pour faire le jeu de quels groupes ? Les premiers signaux portent à croire que ce serait dans l’optique de se plier puérilement aux missions d’ingérences électoralistes de l’international.

L’imposture aurait à nouveau pris la droiture de vitesse en sabotant les prochaines décennies dans la méfiance et l’instabilité. On ne saurait produire du neuf avec ces vieux de la vieille, coupables et complices de l’effritement des valeurs de notre société décrépie et décatie.

L’imposture fait l’affaire des prédateurs

Science et conscience représentent l’essence de la luminescence qui encense l’excellence et qui procure du sens à l’existence humaine. En cette ère technologique dans une symphonie entre l’intelligence artificielle, l’innovation, la création de la richesse et le développement soutenable, l’imposture se révèle un intrus. Aucune société ne saurait emprunter le sentier de la croissance et du développement en dehors d’un capital humain compétitif, et donc en y minimisant les inepties de l’imposture.

En raison de l’absence de vision et de leadership, son talon d’Achille, un imposteur n’est pas en mesure de librement et clairement réfléchir, planifier, simuler, exécuter, gouverner, prévoir. « Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute », l’imposteur est inapte à identifier ses véritables amis, ses faux-amis et ses vrais-ennemis. « Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez » ; même les coups les plus proches de ceux qui ne défendent que leurs poches, il ne les voit pas venir. « Incapable de percevoir et interpréter le body-language et le non-dit dans les discours de conspiration en son sein », l’imposteur est aisément fauché, flanché, lâché et déhoché.

Dans les intenses jeux de négociation, l’imposture ne peut aucunement faciliter la collectivité à tirer son épingle du jeu. « Salutations à nos cons du Congo » qui croupissent dans la misère abjecte en raison de l’imposture officielle alors que la RDC alimente les technopoles de la Silicon Valley de plus de 50% du cobalt, matière première indispensable dans les produits technologiques. « Nos révérences » aux Ivoiriens qui n’y voient rien dans l’exploitation outrancière de leur sève de cacao qui participe énormément à la création de richesses des pays nordiques, notamment via la production et l’exportation du chocolat dont le chiffre d’affaires annuel se situe autour de 100 milliards de dollars.

L’Afrique aurait été sauvée s’il était possible de l’imbiber d’une multitude de sosies de la trempe de Nelson Mandela et/ou de Paul Kagame. Du cran, du leadership, de la vision, de la promotion de la science et de la conscience, voilà ce qui permet à un pays de sortir du bourbier. Sans imposture, l’actuel président du Rwanda a donné le ton. Modèle à répliquer !

Évincer l’imposture

Le régime politique actuel a failli ; les bandits « légal » doivent être évincés ; le moment est venu pour que les forces vives consciencieuses de la nation permettent à Haïti de redorer son blason. L’université, les médias, la société civile, la diaspora et les partis politiques sont interpelés pour jouer leurs partitions avec probité, professionnalisme et le sens de l’intérêt collectif en vue de contribuer à mettre notre Haïti sur les rails du développement.

Ce ne sont pas des vampires, des animaux et des vautours politiques qui sillonnaient les contours et les alentours des trois pouvoirs dans une bulle officielle toxique depuis plusieurs décennies qui sauront pactiser avec les « Best Practice » de la gouvernance avisée garantes du développement durable. Haïti a besoin de se relever, par la transfusion du sang neuf dans les prestigieuses fonctions pour mieux gérer les affaires politiques. Ces politiciens véreux, gardiens efficaces du système mafieux, épuisés et expirés, qui ont purgé tout le jus de la Cité dans les mêmes exercices de surfacturation, de pédanterie dispendieuse et de mégalomanie exubérante au frais de la princesse, doivent être congédiés et retraités.

Tant au niveau local que dans la diaspora, Haïti regorge de fils et de filles dignes, compétents et honnêtes aux colonnes vertébrales idoines, dont certains resplendissent de mille feux sur la scène internationale. A ce stade, le peuple en est indigné et a pleinement joué sa partition en exprimant son ras-le-bol face au système prédateur en vigueur. A ce point critique, le pays nécessite un leadership empreint de sincérité, compétence, respect et sens de l’indignation. Haïti doit définitivement voir la lumière dans le tunnel de cette obscurité psychotique. Le pays a soif de se vanter de hautes personnalités (président, sénateurs, ministres, directeurs généraux, diplomates) qui lui rendent digne des honorables titres à leur être conférés.

"Le meilleur moyen de prédire l'avenir, c'est de l'inventer". Cette invention ne peut se faire qu’avec des personnes et des institutions crédibles, responsables, compétentes et intègres. La politique ne doit plus être l’affaire de racketteurs, d’imposteurs, de bandits, de trafiquants ; car ce champ définit le destin d’un peuple. La santé, l’éducation, la paix, la sécurité, l’humilité, la générosité, le sens du service public sont le fruit de la conception politique.

Partant de la prémisse que la nature a horreur du vide, comprenons alors que si les honnêtes gens continuent de s’écarter des affaires politiques et économiques du pays, ce sont encore et toujours des acteurs cupides, sans décorum, souillés dans toutes les malversations et les prévarications qui vont occuper les fonctions de hautes décisions pour définir l’avenir et la vie. Un avenir, cela se façonne ; un avenir, cela se veut. Il faut définitivement un engagement citoyen qui vise à chasser les imposteurs, à contribuer à sauver les familles et redonner l’espoir à la jeunesse.

L’imposture infecte les institutions et affecte l’imposteur

Ces députés, sénateurs, ministres et directeurs généraux incultes et cupides, aux plus hautes commandes, badigeonnés dans toutes les saloperies ; il faut en finir. Cessez cette bêtise ! Ce n’est pas une approche aristocratique quand la dialectique soutient qu’un pays se construit avec ses élites, ses figures respectables et respectées. C’est tout bonnement une approche rationnelle d’un point de vue d’altruisme intergénérationnel ; il en résulterait des effets positifs concrets dans l’immédiat ainsi que d’énormes rentabilités à long terme pour la collectivité ; la magie de l’image.

Sans un minimum minimorum, des imposteurs osent rêver de porter le chapeau de père conscrit ; sans un béaba minimal, des hâbleurs manigancent de représenter le peuple ; dépourvus de science et de conscience, des opportunistes s’arc-boutent sur des stratagèmes viciés pour occuper des postes décisionnels de la République. Sans lecture ni écriture, des artistes qui n’ont que la voix planifient de déposer leurs derrières sur des fauteuils décisifs de la Cité qui requièrent rigueur, esprit dialectique, argumentations, capacités analytiques, sens du recul, discernement et de justice. Pour faire quoi, alors ?

Un législateur est un personnage de dossiers dont les termes de référence consistent à analyser, corriger, censurer et approuver des lois sur les différents secteurs de la vie. Haïti doit définitivement cesser cette plaisanterie de mauvais goût de compter des honorables sans honorabilité, toujours ivres, quand il faut lire les quatre premiers articles de la constitution.

Dans l’intérêt collectif ainsi qu’à son avantage personnel, que nul ne s’immisce dans un projet de société pour lequel il ne fait montre d’aucune compétence. Cette attitude responsable réduirait les risques des maladies causées par l’anxiété et la honte en raison des gaucheries et des gênes à encaisser face à des interlocuteurs qui ne cacheront pas toujours leur étonnement devant les stupidités de leurs homologues vus comme des extraterrestres.

Tout pour faire une société ; mais quelle société ?

Nous connaissons ce dicton souffrant d’un cachet normatif qui stipule qu’il faut de tout pour faire une société. En effet, qu’il nous soit loisible de le compléter en étayant : en fonction du poids de l’imposture et de la droiture, notamment dans les fonctions les plus nobles, on saura si une telle société va se réduire à une jungle ou un espace vivable.

Les pays scandinaves dont les conditions de vie et l’indice de bonheur collectif sont catalogués parmi les plus miroitants, en fournissent la preuve patente. Les nations modernes qui optent de manière pragmatique pour la prospérité partagée doivent plébisciter leurs dirigeants selon le critère de l’esprit de service public sous contrainte de preuve de droiture afin qu’elles obtiennent la garantie que leur système sera guidé par la transparence, la lumière et la justice.

Haïti a trop souffert dans ce sévère châtiment au décor funeste de faux président, faux policiers, faux politiciens, faux journalistes, faux conseillers, faux ministres, faux premiers ministres, faux directeurs généraux, faux gouverneur, faux universitaires, faux médias, faux parlementaires. Il est temps que les vrais patriotes s’y mêlent pour enfin déraciner les ivraies qui effraient l’intelligence et l’excellence dans une peur effroyable de la scène politique.

Que le Core-Group, le Binuh, l’ONU et tous les hypocrites des coopérations bilatérales et multilatérales nous foutent la paix dans ce mauvais refrain d’élections crapuleuses à organiser per fas et nefas, dans ce décor de vacuum institutionnel, de clivage et de discorde politique extrême. Rien ne presse ; une pause stratégique s’impose par le biais d’une transition de rupture de deux à trois ans pour que la société se réconcilie avec elle-même. Il va falloir nettoyer les écuries d’Augias et créer l’harmonie sociale avant tout autre projet d’envergure. Ce seraient les conditions préalables pour des élections effectivement honnêtes et crédibles.

En dehors de l’engagement citoyen, de la conscience patriotique, de la dignité face aux Pharisiens aux nez pointus et aux yeux vairons, la fin ultime ignoble de la Première république noire serait imminente. Que la science et la conscience ne laissent plus faire la bêtise, la perversité et la gourmandise dans les affaires politiques. Le timing est décisif pour prendre des décisions avisées.

Plus s’exhibe l’imposture au sommet, plus se confortent la sinécure, la forfaiture et la rature dans leur sale boulot de dépraver, usurper, délabrer, dévaliser et escamoter les ressources tangibles et intangibles de la Cité. Vous faites sincèrement la plaidoirie pour une nouvelle Haïti ? Alors, exigez droiture, culture et posture dans les structures et les superstructures de la république.

Carly Dollin




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