« Dialogue sur la formation professionnelle, intégration professionnelle et la santé mentale » était la thématique choisie pour une causerie organisée le mardi 31 octobre au centre de formation SOS du Cap-Haïtien. L'intention était de sensibiliser les jeunes sur la problématique de l’intégration professionnelle en Haïti et son lien avec les risques de santé mentale. Deux cent cinq (205) jeunes ont pris part à cette activité.
Ces dernières années, s'insérer dans le monde du travail est devenu une course à la montre pour les Haïtiens. Ce contexte socioéconomique éclipse les jeunes prêts pour une carrière professionnelle dans une atmosphère d'incertitude. Sans mentionner d'autres jeunes qui cherchent à s'intégrer dans le marché du travail même après dix (10) ans d'une formation professionnelle. Et le tableau de la santé mentale en Haïti est devenu automatiquement plus décevant pour ces jeunes qui vivent des quotidiens malheureux dus à une pauvreté extrême, une insécurité grandissante et des évènements sociopolitiques.
Alors que s'insérer dans le marché du travail est difficile en Haïti, le centre de formation SOS du Cap-Haïtien a convié les jeunes capois en particulier les étudiants de ladite institution à une causerie qui a eu lieu le mardi 31 octobre. La discussion s’était déroulée autour du thème : « dialogue sur la formation professionnelle, intégration professionnelle et la santé mentale ». Le responsable du centre de formation professionnel SOS, monsieur Sandy GABRIEL souhaitait sensibiliser les jeunes sur la problématique de l’intégration professionnelle en Haïti et les risques de santé mentale qui s’y trouvent. Cette causerie a eu comme panélistes le politologue et vice coordonnateur de EVEIL_Haïti Nixon MESADIEU ; Walens ELMORIN, travailleur social et secrétaire général des travailleurs sociaux en action (TSA) et Edny PIERRE, psychologue affecté au « sant sante mantal Mòn Pele » du Cap-Haïtien.
Tout d’abord, le politologue Nixon MESADIEU intervenait sous les sous-thèmes: Dévouement et Solidarité. Le politologue montrait comment le dévouement et la solidarité peuvent favoriser l’intégration professionnelle des jeunes. Le travailleur social Walens ELMORIN présentait de son côté, la formation professionnelle des jeunes face aux défis de l'employabilité. Il exhorte les employeurs à cadrer les formations axées sur l'insertion professionnelle avec les exigences du travail. En tant que psychologue, Edny PIERRE a fait un lien entre la formation professionnelle et une bonne santé mentale. Il présentait l'optimisme, gestion de stress et l'estime de soi comme des qualités pouvant aider à stabiliser la santé mentale des jeunes.
Des questions et des motions se sont enchaînées après les interventions pour signaler la fin cette causerie. À travers ces questions, on a pu remarquer l'engouement d’un public qui n’a pas su rester indifférent face aux conseils et des connaissances de la part des panélistes.
Jocenel Seus
