Vers la 6e édition du festival de slam, Haïti Krèm lank
Du 26 au 29 décembre 2021, se déroule à Port- au- Prince la sixième édition du festival Slam Haïti « Krèm lank » porté par l’association Krèm- lank. Ce festival met l’emphase sur la thématique : « Femme entre violence et vie / Fan m vyolans ak lavi ». Il s’agit, à travers ce thème, de mener une campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Au terme de l’année 2021, l’association Krèm-lank revient une fois de plus dans le paysage socioculturel haïtien pour la réalisation de la sixième édition de leur festival de slam. Plusieurs activités seront organisées pendant quatre jours par exemple un atelier d’écriture de slam, une causerie et un concert avec la chanteuse Alexa Cherellus au restaurant Yanvalou le 29 décembre prochain.
Pour Chouno Lamarre, slameur et l’un des membres du comité organisateur, la poésie urbaine doit s’engager dans le combat pour le respect des droits humains et contre les violences faites aux femmes. Une préoccupation louable, selon lui puisque le respect des droits des femmes doit être l’une des principales préoccupations de la société haïtienne déchirée par des crises diverses. Il a par ailleurs souligné que le festival slam Haïti « Krèm-lank est l'un des événements les plus importants du répertoire de la poésie urbaine en Haïti.
Depuis son lancement en 2015, l’association Krèm-lank » fait la promotion du slam, art d’expression populaire qui met à l’honneur la poésie qui peut être déclamée sous fond musical ou non. C’est aussi de permettre à travers le slam de porter la société haïtienne à réfléchir sur des sujets qui interpellent et qui dénoncent, par exemple la violence à l’égard des femmes et aux filles à en croire le slameur Lamarre. Cette année encore, l'équipe de « Krèm-lank » se dirige vers la 6e édition avec un thème fulgurant qui met en lumière les droits des individus et des femmes puisque ces dernières sont trop souvent sujettes à être victime de la violence. « Il s'agit d'attirer et de sensibiliser les citoyens contre les violences faites aux femmes et aux filles et de plaider pour le respect des droits humains, en particulier des femmes et des filles en Haïti. Il faut dire non à la violation des droits des femmes et des filles. La violence a des effets négatifs sur le bien-être général des femmes et les empêche de participer pleinement à la vie sociale. Les conséquences néfastes de la violence n’affectent pas seulement les femmes, mais également leurs familles, leur communauté et leur pays. »
En allumant les projecteurs sur la violence à l’égard des femmes et des filles, plusieurs personnalités du monde littéraire et artistique haïtien: Mélissa Béralus, Lovena Jules et Négresse Colas seront présentes pour des moments de partage et de réflexion.
Schultz Laurent Junior
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