Décentralisation politique et développement économique en Haïti
Nous avons une crise politique en Haïti. Pour certaines personnes, cette crise est politique, économique et sociale. Je partage cette idée pour vraiment solutionner le problème, nous devons séparer les différents aspects et les adressent selon les recherches et des études scientifiques. Comme un chercheur en science politique et en administration publique pour les 20 dernières années, je suis convaincu que nous devons faire trois choses pour retirer Haïti dans ce prédicament: 1) un changement de régime politique, 2) décentralisation politique, 3) développement économique. Dans mon article antérieur publie sur le nouvelliste titre: Le Regime Parlementaire de gouvernement: La seule solution durable pour la crise politique actuelle en Haïti, j’adressais la première solution du problème. Maintenant, dans cet article, j’adresse les deux autres aspects de la solution de la crise.
L'État
Plusieurs institutions publiques doivent être décentralisées pour une meilleure gestion du pays. Ces quatre sont les plus critiques et doivent être décentralisés au plus vite que possible: L’ État, la Justice, la police et les prisons. Notre concentration ici, c’est la décentralisation politique. Il y a d’autres formes de décentralisation comme: Decentralisation fiscale, décentralisation administrative, Decentralisation du marché ou décentralisation économique, etc. Décentralisation politique c’est le processus de donner aux habitants local ou régional et leurs élus plus de pouvoir prendre des décisions au niveau régional et local. Il y a deux modèles fondamentaux: l’ élection d’un gouverneur ou d’un maire par la population régionale ou locale avec un conseil municipal ou conseil régional séparé. C'est le cas des États Unis, Brasil, Mexique, Nigeria, etc. le deuxième modèle, c’est l’élection d’un conseil municipal ou assemble régional par le peuple de la commune ou de la région. Après l’élection du conseil communal ou conseil départemental ou régional, le conseil choisit le maire ou le président régional, Premier ministre régional, etc. parmi ses membres. C’est le cas du Canada, La France, le Royaume-Uni, L’Allemagne, L’Afrique du Sud, etc. ce système élimine les politiciens médiocres, les populistes, et sans visions a prendre le pouvoir.
La justice
La justice en Haïti est en faillite pour plusieurs raisons et dans différents aspects. Pour l’opinion publique, les juges, avocats, procureurs, etc. sont corrompus. La réalité c’est que nous avons corruption dans tous les pays du monde. La vérité c’est de créer un système de justice qui peut combattre la corruption au sein de lui même. Pour créer ce système, la décentralisation est essentielle. Le système judiciaire haïtien est divisé en quatre niveaux: tribunal de paix, tribunal de Première instance, Cour d’appel et Cour de cassation ou CSPJ( Conseil supérieur du pouvoir judiciaire) selon le format actuel, le gouvernement municipal, le gouvernement départemental, le Sénat de la République doivent soumettre leur liste des juges au président pour le choix final. Si le président est d’un parti politique ou d’un autre, ce système force les juges à prendre des décisions en faveur d’un parti ou d’un autre ou en faveur d’un président ou d’un autre . Ce système doit être décentralisé où le gouvernement municipal, le gouvernement départemental, le président de la République soumettent leur liste au CSPJ pour investigation judiciaire et le CSPJ au Sénat de la République pour le choix final des juges. C’est le cas dans les pays les plus démocratiques. Pour les commissaires de gouvernement, un pourcentage doivent être choisi par le pouvoir central et un autre pourcentage par les gouvernements départementaux pour le meilleur fonctionnement de l’ État.
La police
La police haïtienne a été créée en 1995 par le président Jean Bertrand Aristide pour maintenir la sécurité publique dans le pays. Avec un effectif de plus de 15 mille policiers, c’est l’une des forces les plus faibles dans la Caraïbe et l’Amharique du nord. Des centaines de policiers ont perdu leur vie à cause du mauvais fonctionnement de l’institution et à cause de leur implication dans des choses hors de la loi. La vérité c’est que le système est en faillite, l’état est en faillite, le gouvernement est en faillite. Dans un pays, lorsque tout ne fonctionne pas, la porte est ouverte à toute sorte d’incident et d’accident. Trouver une solution pour la police est un pourcentage de la solution du problème, pas la solution dans sa totalité. Les autres instutitions du pays doivent être réorganisées aussi. La chose la plus simple et la plus urgente à faire dans la police c’est de la décentraliser en trois niveaux: le niveau national, le niveau départemental et le niveau municipal. Après cette division, les différentes unités qui constituent la police devraient être reparties dans ces trois niveaux de l’organisation de la police. Les différents niveaux de gouvernement décideraient leur propre mesure de sécurité au lieu d’un pouvoir centralise a Port-au-Prince. Par exemple, un commissariat de police dans chaque commune pour la police municipale, un commissariat de police dans chaque arrondissement pour la police départementale et un commissariat dans chaque capitale départementale pour la police nationale. Les USA, Canada, Le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon pratiquent ce modèle de police.
Les prisons
Dans un pays organisé, le système des prisons est cle dans le bon fonctionnement de l’état. Il apparait que les politiciens haïtiens ont perdu la responsabilité de former les prisons pour la sécurité publique du pays. L’une des critiques de la prison haïtienne est amalgamation ou les personnes accusées et les personnes condamnées sont dans la même cellule. Selon les recherches et un rapport par le RNDDH ( Reseau Nationale de défense des droits de l’homme), Haïti a plus de prisonniers qu’elle a de prisons. Plus de 75% des prisonniers n’ont pas la chance de paraitre devant un juge concernant leur cas. Beaucoup de prisonniers meurent de malnutrition et de manque de santé. Comme L’État, la justice, et la police, pour simplifier le problème, c’est de décentraliser les prisons en Haïti en deux niveaux: Prisons départementales sou le contrôle du gouvernement départemental et les prisons nationaux sou le contrôle du gouvernement national. Nous aurions par exemple une prison dans chaque arrondissement pour les prisons départementales et une prison dans chaque capital départemental pour les prisons nationales ou pénitenciers nationaux. Les prisons pour les femmes, les jeunes, etc. seraient de ce modelé. Ce modèle de prison est une réussite au Canada et aux USA.
Développement économique en Haïti
Dans un interview récent avec économiste Kesner Pharel du group Croissance, économiste Pierre Marie Boisson disait que l’économie haïtienne est dans une mauvaise situation. Il continuait pour dire que l’économie haïtienne est une économie de transferts par la diaspora haïtienne en Amérique du Nord, L’Europe et dans d’autres régions du monde. Durant l’année 2019, l’économie haïtienne grandissait à moins de 2 % selon l’économiste Boisson. La revenue du gouvernement haïtien vient indirectement de la Diaspora haïtienne. Le secteur banquier est l’un des plus puissants de l’économie haïtienne. Selon M. Boisson, l’instabilité politique est la raison principale du dysfonctionnement de l’économie haïtienne. C’est la raison pour laquelle, nous proposons un changement de régime politique et décentralisation politique dans cet article. Sans ces deux choses, nous n’aurons pas la stabilité politique nécessaire pour une économie forte. Après un changement de régime et décentralisation politiques des quatre institutions mentionnées ici, pour développer l’économie haïtienne, il faut faire trois choses fondamentales: 1) créer des conditions pour les entreprises présentes dans le pays de donner leur service, 2) créer des conditions pour les entreprises absentes d’intégrer le marché 3) créer des conditions pour les nouveaux entrepreneurs d’investir et créer des emplois. Leurs services doivent être donnés à plus de personnes que possible et ont plus de localités que possible. Les USA sont un parfait exemple à ce sujet.
Archange Deshommes,
Licencié en Science Sociale par le departement de L’Education du Floride ( Adeshommes@hotmail.com)
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