À travers sa rubrique « Écrivaine du mois », Ha-frique Littéraire célèbre les voix féminines qui enrichissent le paysage littéraire contemporain. Cette initiative se veut un espace de visibilité, de dialogue et de reconnaissance pour les femmes de lettres dont les œuvres éclairent notre époque et nourrissent notre imaginaire collectif.
Pour ce troisième numéro, nous avons le plaisir d'aller à la rencontre de la poétesse haïtienne Sandie Colas.
HAFRIQUE LITTÉRAIRE: Pourriez-vous vous présenter et nous retracer le cheminement qui vous a conduite vers l'écriture poétique ?
Sandie Colas : Je m’appelle Sandie COLAS et je vis actuellement en Guyane française. Mon parcours est à l’image de ma personnalité : curieux, pluriel, et difficile à enfermer dans une seule discipline. J’ai étudié les sciences de la vie et de la Terre parcours Biologie, Biochimie et Biotechnologies à l’Université de Guyane, avant de poursuivre dans le domaine des sciences médicales et de la santé. Je me suis également intéressée à l’économie et à l’entrepreneuriat, jusqu’à obtenir un diplôme d’Étudiant-Entrepreneur au sein de cette même université.
Dès l’enfance, j’ai éprouvé le besoin d’écrire, sans réellement comprendre ce que cela disait de moi. Je crois que j’ai commencé à saisir son importance lorsque j’ai réalisé que j’écrivais mieux que je ne parlais. Il m’était parfois difficile de traduire oralement mes émotions, de dire ce qui se passait en moi. Les mots écrits, eux, semblaient m’offrir un espace où je pouvais enfin déposer ce que je n’arrivais pas à exprimer autrement.
Mes premières pages furent des lettres. J’écrivais à ma mère, à ma fratrie. C’était ma façon de me rapprocher des autres, de leur confier certaines choses que ma voix ne savait pas toujours porter.
Puis l’école a été l’un des premiers lieux où cette sensibilité s’est révélée. En cours de français, je rédigeais souvent des textes que mon enseignante appréciait particulièrement. Il lui arrivait de garder mes copies pour les lire à toute la classe. Elle me répétait que j’étais douée. À cet âge-là, je ne mesurais pas encore la portée de ces encouragements, mais je crois qu’ils ont contribué à faire naître en moi une certitude : j’avais quelque chose à dire, et peut-être une manière singulière de le dire.
Je portais déjà en moi tout un monde. Alors j’ai continué à écrire : des lettres, des poèmes, puis un roman. J’économisais pour m’acheter des cahiers et des stylos, car je savais que j’aurais besoin de beaucoup de pages pour contenir tout ce qui vivait en moi.
J’étais une enfant, puis une jeune fille, qui écrivait la nuit. Lorsque le monde se taisait, quelque chose en moi commençait à parler. Je me souviens de ma mère venant éteindre la lampe parce qu’il était déjà minuit passé, après m’avoir demandé à plusieurs reprises d’aller me coucher. Mais je savais que les mots continueraient de résonner dans ma tête. Alors je gardais un petit flash sous la main, prête à écrire dès qu’une phrase ou une pensée surgissait. Il fallait que je les laisse sortir.
Avec le temps, cette écriture intime est devenue un partage. J’ai créé un blog, « thecryofmyheart.unblog.fr », sur lequel j’ai commencé à publier quelques textes. Ils ont rencontré des lecteurs, puis des regards, des émotions. J’ai alors découvert que ce qui avait longtemps été mon refuge pouvait aussi devenir un lieu de rencontre.
Mon désir de devenir écrivaine s’est véritablement affirmé en 2022, lorsque j’ai rejoint la revue Oyapock. J’y ai publié plusieurs poèmes, ainsi que des lettres littéraires adressées à ma mère, Francilia, à mon amie Alexandra, à mon ami Jonas, à ma sœur Olguine et autres. J’ai également participé à l’Anthologie de la Revue Oyapock, parue en novembre 2023 aux Éditions Atlantiques Déchaînés.
Depuis, mon écriture a progressivement franchi les frontières de mon univers personnel. J’ai participé à plusieurs anthologies, parmi lesquelles Beyond Life is Poetry, parue en mai 2025 aux Éditions Les Amazones, Nos muses sur les murs, parue en octobre 2025 aux Éditions Mindset, ainsi que Les poètes ne meurent pas en exil, une anthologie poétique et collective parue en 2025 aux Éditions Constellations.
Aujourd’hui, je poursuis ce chemin avec la même nécessité qui m’habitait lorsque j’étais enfant : celle de donner une voix à ce qui, parfois, demeure silencieux. Je travaille actuellement à la publication de mon premier recueil de poésie.
Avec le recul, je crois que je ne suis pas véritablement devenue écrivaine. Je crois plutôt que je l’ai été très tôt, avant même de savoir mettre un nom sur ce besoin d’écrire. L’écriture a d’abord été une manière de me comprendre, puis une manière de me dire aux autres. Aujourd’hui, elle est devenue une façon d’habiter le monde.
HAFRIQUE LITTÉRAIRE: Comment faites-vous dialoguer la littérature et la biologie ? Dans quelle mesure la création littéraire vient-elle nourrir, éclairer ou prolonger votre démarche scientifique ?
Sandie Colas : Je ne perçois pas la littérature et la biologie comme deux univers qui s’opposent. Au contraire, je crois qu’elles dialoguent naturellement en moi, parce qu’elles naissent d’une même disposition : la curiosité.
La biologie m’a appris à observer le vivant avec précision, à m’interroger sur ce qui le compose, sur les mécanismes qui le traversent et sur les liens subtils qui existent entre les êtres. La poésie, elle, me conduit vers une autre forme d’observation : celle de l’humain, de ses émotions, de ses silences, de ses fragilités et de tout ce qui échappe parfois aux mots scientifiques.
La science cherche à comprendre le monde par les faits, l’observation et la démonstration. La littérature cherche davantage à en saisir le sens, la résonance, la part invisible. L’une dissèque parfois pour comprendre ; l’autre assemble des fragments pour faire émerger une émotion ou une vérité intérieure. Mais toutes deux procèdent, à leur manière, d’un même émerveillement devant le vivant.
Je crois d’ailleurs que ma formation scientifique a influencé mon regard d’écrivaine. Elle m’a appris la rigueur, la patience et l’attention au détail. En biologie, un détail qui semble insignifiant peut parfois révéler un mécanisme essentiel. En littérature, il en va de même : un geste, une respiration, un silence ou un mot peuvent contenir tout un monde.
La création littéraire vient aussi nourrir ma démarche scientifique en me rappelant que derrière les données, les cellules, les mécanismes et les concepts, il y a toujours du vivant. Et le vivant n’est jamais seulement une somme de phénomènes biologiques ; il est aussi expérience, mémoire, relation, douleur, désir, émerveillement.
À l’inverse, la science nourrit mon imaginaire poétique. Le fonctionnement du corps, la complexité des cellules, les transformations de la matière, les mécanismes de la vie sont pour moi autant de sources d’étonnement et parfois même de métaphores. Il y a quelque chose de profondément poétique dans la façon dont la vie s’organise, se transforme, se transmet et cherche sans cesse son équilibre.
Finalement, je crois que je n’ai jamais réellement choisi entre la science et la littérature. Je les habite toutes les deux. La biologie m’aide à comprendre ce qui nous constitue ; la poésie m’aide à ressentir ce que cela signifie d’être vivant. Et peut-être que mon écriture se trouve précisément dans cet espace entre les deux : entre ce que l’on peut observer et ce que l’on ne peut qu’éprouver.
HAFRIQUE LITTÉRAIRE: Attribuez-vous à la littérature le pouvoir de sauver le monde, ou du moins d'en apaiser les failles ?
Sandie Colas: Je ne sais pas si la littérature peut sauver le monde. Je crois en revanche qu’elle peut sauver des êtres, et qu’en sauvant des êtres, elle contribue peut-être, à sa manière, à rendre le monde un peu plus habitable.
La littérature ne peut pas arrêter une guerre, effacer une injustice ou réparer toutes les blessures du monde. Elle n’a pas ce pouvoir-là. Mais elle possède une autre force, plus discrète et peut-être plus durable : celle de toucher ce qui, en nous, demeure profondément humain.
Un livre peut tenir compagnie à quelqu’un dans une période de solitude. Un poème peut mettre des mots sur une douleur que l’on croyait impossible à exprimer. Une phrase peut faire naître une prise de conscience, déplacer un regard, rapprocher deux êtres qui ne se comprenaient plus. Parfois, il suffit même de se reconnaître dans les mots d’un autre pour se sentir un peu moins seul.
Je crois beaucoup à cette capacité de la littérature à créer des ponts. Elle nous permet d’entrer dans l’intimité d’existences que nous ne connaîtrons jamais directement, de découvrir d’autres sensibilités, d’autres blessures, d’autres manières d’aimer, de souffrir ou d’espérer. En cela, elle peut fissurer les frontières que nous construisons entre nous.
Et puis, la littérature a aussi le pouvoir de conserver une mémoire. Elle recueille les voix, les histoires, les douleurs et les rêves que le temps pourrait autrement effacer. Écrire, c’est parfois refuser qu’une expérience disparaisse sans laisser de trace.
Je dirais donc que la littérature ne sauve peut-être pas le monde de façon spectaculaire. Elle agit autrement : elle apaise certaines failles, éclaire certaines zones d’ombre et nous rappelle notre humanité commune. Elle travaille dans l’intime, presque silencieusement, mais ce qui transforme profondément un être finit parfois par transformer sa manière d’être au monde.
Et peut-être que c’est ainsi que la littérature agit : elle ne change pas nécessairement le monde d’un seul geste, mais elle change des regards, elle accompagne des vies, elle ouvre des consciences. Et parfois, c’est précisément par ces petites transformations invisibles que le monde commence à changer.
HAFRIQUE LITTÉRAIRE: Quel regard portez-vous sur l'Autre et quelle place accordez-vous à l'altérité dans votre œuvre ?
Sandie Colas : L’Autre occupe une place essentielle dans mon rapport à l’écriture, parce que je crois qu’on ne se construit jamais complètement seul. Il y a toujours quelqu’un en face de nous pour nous révéler une part de ce que nous sommes, parfois même une part que nous ignorions.
Je regarde l’Autre avec curiosité, mais aussi avec humilité. Je me méfie de l’idée selon laquelle nous pourrions prétendre connaître entièrement quelqu’un. Chaque être humain porte en lui une histoire, des blessures, des silences, des contradictions et des rêves auxquels nous n’avons jamais totalement accès. L’Autre demeure toujours, en partie, un mystère. Et je trouve que ce mystère est précieux.
Dans mon écriture, l’altérité est donc à la fois une rencontre et un apprentissage. Elle m’oblige à sortir de moi-même, à déplacer mon regard, à essayer de comprendre ce qui n’est pas immédiatement mien. Écrire sur l’Autre, ce n’est pas nécessairement parler à sa place. C’est plutôt tenter de l’écouter, de l’accueillir dans sa complexité et de lui laisser la possibilité d’exister au-delà des images que nous projetons sur lui.
Je crois aussi que la littérature est l’un des espaces où l’altérité peut être pleinement vécue. Lorsque nous lisons, nous entrons dans des consciences qui ne sont pas les nôtres. Nous pouvons habiter, le temps de quelques pages, une existence différente de la nôtre. La littérature nous apprend ainsi à regarder sans réduire, à rencontrer sans enfermer.
Cette question est particulièrement importante pour moi en tant que femme vivant en Guyane, dans un territoire où se croisent des histoires, des cultures, des langues et des imaginaires multiples. Cette diversité nourrit nécessairement mon regard sur le monde. Elle me rappelle que l’identité n’est jamais quelque chose de parfaitement figé : elle est faite de rencontres, d’héritages, de déplacements et de dialogues.
Dans mes textes, l’Autre peut être un proche, un amour, une mère, un ami, un inconnu, mais aussi celui qui est différent de moi, celui que je ne comprends pas encore. Il peut également être une version de moi-même que je découvre à travers l’écriture.
Au fond, je crois que l’altérité commence lorsque nous acceptons que l’autre ne soit pas une extension de nous-mêmes. Il n’a pas à nous ressembler pour mériter d’être entendu. Il n’a pas à partager notre histoire pour que nous reconnaissions son humanité.
Écrire, pour moi, c’est donc aussi apprendre à faire de la place. De la place à une autre voix, à une autre sensibilité, à une autre vérité. Et peut-être que la littérature atteint quelque chose d’essentiel lorsqu’elle nous apprend non pas à devenir semblables, mais à vivre ensemble avec nos différences.
HAFRIQUE LITTÉRAIRE : Votre présence en Guyane s'accompagne-t-elle, selon vous, d'un sentiment d'exil ?
Sandie Colas : Oui, je crois qu’il y a eu, et qu’il existe encore par moments, une forme de sentiment d’exil. Mais l’exil est une expérience mouvante. Avec le temps, il s’apaise, se transforme, et finit parfois par devenir une autre manière d’habiter le monde.
Cette question traverse profondément mon écriture. Dans mon recueil, je lui ai consacré tout un espace. J’y écris notamment :
"On ne migre pas
On saigne, autrement
Car tout reste là-bas :
la voix de maman,
l’odeur du matin,
le cri des marchés,
la lumière brisée sur les toits de tôle”
Pour moi, l’exil ne commence pas à l’aéroport. Il commence bien avant, au moment où l’on comprend que l’on va quitter un monde familier. Et il se poursuit après l’arrivée, parce qu’une partie de nous continue de vivre dans ce que nous avons laissé derrière nous.
J’ai aussi écrit :
“ J’ai quitté les bras de maman
chauds comme l’aurore,
chargés de pain, et de tendresse,
pour tomber ici,
dans une maison sans bras,
sans cœur. “
Il y a eu cette sensation d’étrangeté, celle d’arriver quelque part sans parvenir immédiatement à y trouver sa place. Mais je ne veux pas que cette expérience soit réduite à la douleur de l’arrachement. Car la Guyane m’a aussi offert des rencontres qui ont progressivement changé mon rapport à ce territoire.
Je pense notamment à la revue Oyapock, dont les membres sont devenus pour moi une véritable famille, mais aussi à Gladys Mathieu et son mari et à toutes ces personnes qui ont contribué, parfois simplement par leur présence, à rendre ce nouvel ailleurs moins étranger.
Et puis il y a eu Nitza Cavalier et Ritchelle Estimable, avec lesquelles j’ai vécu ma première expérience théâtrale dans Traversée Spirale, une pièce écrite et mise en scène par Nitza Cavalier autour de la question de l’exil. Pour la première fois, je n’étais plus seulement en train d’écrire l’exil : je le vivais aussi par le corps, la voix, le jeu et la scène. Cette expérience a profondément résonné en moi.
Une phrase de Dany Laferrière, dans L’Exil vaut le voyage, résume assez bien ce que j’ai fini par comprendre : « Si les exils ont leur part d’arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. » Je crois que c’est exactement cela. L’exil nous enlève quelque chose, mais il nous expose aussi à des mondes que nous n’aurions peut-être jamais rencontrés autrement.
Aujourd’hui, je ne dirais donc plus simplement que je suis en exil. Je dirais que je suis entre plusieurs rives. Une partie de moi demeure attachée à ce que j’ai quitté, tandis qu’une autre s’est construite ici. Et peut-être que l’écriture est précisément l’endroit où ces deux rives peuvent se rejoindre.
HAFRIQUE LITTÉRAIRE: De quelle manière cette terre d'accueil contribue-t-elle à nourrir votre imaginaire et à façonner votre trajectoire d'écrivaine ?
Sandie Colas : La Guyane a profondément nourri mon imaginaire, peut-être justement parce qu’elle m’a d’abord été étrangère. Lorsqu’on arrive sur une terre que l’on ne connaît pas, on la regarde avec une attention particulière. On observe ses paysages, ses silences, ses visages, ses odeurs, ses habitudes, ses contrastes. Et peu à peu, ce qui était étranger devient matière à penser, à ressentir et à écrire.
La Guyane est une terre d’une grande puissance imaginaire. Il y a la forêt, les fleuves, les pluies, le soleil. Il y a aussi les marchés, les rues, les langues, les accents et surtout cette diversité humaine. C’est un territoire où se rencontrent des histoires, des cultures et des mémoires différentes. Pour une écrivaine, c’est une matière infinie.
Certains lieux ont particulièrement marqué mon imaginaire. Je pense notamment aux Îles du Salut, que j’ai eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises et sur lesquelles j’ai même écrit. Ce sont des lieux d’une beauté saisissante, mais cette beauté est traversée par une mémoire beaucoup plus sombre. On y ressent presque physiquement le poids de ce qui s’y est vécu. Le paysage devient alors bien plus qu’un paysage, il devient une mémoire, une présence, parfois même une interrogation.
Les marais de Kaw m’ont offert une expérience très différente, mais tout aussi forte. J’y ai été profondément sensible à la puissance du vivant, au silence, à l’immensité du paysage, à cette impression d’entrer dans un monde qui possède ses propres rythmes. J’ai d’ailleurs raconté cette visite dans une lettre que j’ai écrite à mon ami Jonas. Je lui décrivais le site, ce que j’y avais vu et surtout ce que ce paysage avait éveillé en moi. C’est assez révélateur de mon rapport à l’écriture : lorsque quelque chose me touche profondément, j’ai besoin de le transformer en mots et de le partager avec quelqu’un.
Je crois que c’est ainsi que la Guyane entre dans mon œuvre. Pas nécessairement sous la forme d’une description géographique, mais à travers les sensations qu’elle dépose en moi. Un paysage peut devenir une métaphore, une rencontre peut devenir un personnage, un lieu peut réveiller une mémoire ou faire naître une réflexion.
Et puis il y a les êtres. La revue Oyapock a joué un rôle important dans mon parcours. J’y ai rencontré des écrivains, des lecteurs, des amis, des personnes avec lesquelles j’ai pu partager mes textes et mes questionnements. Certaines de ces rencontres sont devenues de véritables liens, et ces liens ont contribué à faire de cette terre d’accueil un territoire plus intime.
Je crois finalement que vivre en Guyane a déplacé mon regard. Je suis arrivée avec une histoire, une mémoire et des paysages intérieurs qui m’appartenaient déjà. Cette terre n’a pas effacé ce que je portais ; elle y a ajouté ses propres couleurs.
Aujourd’hui, même lorsque je n’écris pas directement sur la Guyane, elle demeure présente dans mon imaginaire : dans mon rapport au vivant, à l’exil, à la mémoire, à l’altérité et à la beauté des lieux qui portent en eux plusieurs histoires.
Biographie de l'auteur de Sandie Colas:
Née à Milot (Haïti) le 16 mai 1995, Sandie COLAS a commencé ses études de médecine à l’université de Quisqueya. Souhaitant poursuivre sa vocation, c’est en Guyane qu’elle réside depuis 2019 pour faire des études en Sciences de Vie et de la Terre Licence- Accès Santé parcours Biologie Biochimie Biotechnologie à l’Université de Guyane. Parallèlement, avec sa licence, elle a décroché le diplôme d’étudiant entrepreneur (D2E) et le statut national d’étudiant entrepreneur en 2022. Elle a développé une passion pour la littérature. En participant aux activités animées par la revue Oyapock, elle est devenue membre en 2022. Ses nombreux poèmes publiés et ses prestations théâtrales et poétiques font d’elle l’un des membres les plus actifs de la revue Oyapock.
Feguerson THERMIDOR
ecrivainfeguersonthermidor@gmail.com
