Huit mois après sa prise de fonction , le Premier ministre Ariel Henry n’arrive toujours pas à convaincre la population haïtienne. Cette fois c’est la propre famille politique du Premier ministre, le parti politique INITE, qui fait une critique amère du bilan de son ancien trésorier. La situation socio-politique, exacerbée par la hausse des cas de kidnapping dans le pays, en est la raison.
Huit mois après la prise de fonction du Premier ministre Henry, les critiques l’assaillent de partout. Elles vont jusqu’à suspecter le Premier ministre d’être impliqué dans l’assassinat de celui qui l’avait nommé.
Aujourd’hui c’est autour de ses camarades du parti INITE qui accusent M. Henry de diriger en dehors de la Constitution et ceci sans résultats probants.
« Je commence mon propos en demandant pardon au peuple haïtien, pour ces huit mois de misères, de tourments et d’amateurisme. Le bilan est catastrophique. Et, le principal concerné, à savoir le docteur Ariel Henry, ne s’en rend pas compte de la gravité de la situation actuelle et de son incapacité à diriger. Mais, en revanche, il s’obstine à conduire la population à la boucherie des élections », adéclaré, d’un ton ferme,Bernard Winder coordinateur du Sud-Est.
Le responsable politique a aussi affirmé que l’ancien ministre de l’Intérieur sous l’administration du président Joseph Michel Martelly serait en train de passer à côté de la plaque au point de décevoir les dirigeants de son propre parti politique.
« Ariel Henry reste au pouvoir malgré la fin de son mandat et la protestation de la classe politique. C’est une déception pour le parti INITE.Voilà pourquoi nous présentons nos excuses les plus plates à la population haïtienne en leur demandant de recommencer avec la mobilisation.
Enfin, nous lançons un appel à la mobilisation et à l'unité du peuple haïtien afin de mettre fin nous-mêmes à la peur que la classe politique veut installer dans nos esprits à travers les cas de kidnapping. Levons-nous comme un seul homme et montrons à la communauté internationale que nous sommes des Haïtiens et pouvons mettre un terme nous-mêmes à nos maux qui nous pourrissent l’existence », a conclu le leader politique!
Gerard H. Resil
