Le ministère de la Défense a clôturé le dimanche 23 août 2026, le Forum national consacré au thème « Quelle armée pour Haïti ? », au terme de trois journées de réflexions, de débats et d’échanges autour de l’avenir de l’institution militaire haïtienne.
Organisé autour de questions liées à la souveraineté, à la défense du territoire, à la sécurité nationale, à l’État de droit et à la démocratie, le forum a réuni différents secteurs de la société autour de la nécessité de repenser le rôle et la place des Forces armées d’Haïti (FAd’H).
À la cérémonie de clôture, le ministre de la Défense, Mario ANDRÉSOL, a salué la participation des différents acteurs et la richesse des discussions. Selon lui, la construction d’une armée forte et durable doit nécessairement reposer sur des institutions solides, la confiance de la population ainsi que sur un cadre constitutionnel et légal clairement défini.
Les échanges du forum ont notamment mis en avant la nécessité de disposer d’une armée professionnelle, moderne et républicaine, attachée exclusivement aux intérêts de la Nation. Dans cette perspective, les Forces armées d’Haïti seraient appelées à contribuer à la défense du territoire et de la souveraineté nationale, tout en respectant l’État de droit et les institutions démocratiques.
Le ministère entend également placer la confiance de la population au cœur de la stratégie de l’institution militaire et renforcer ses capacités face aux nouveaux défis, notamment dans le domaine technologique et celui de l’intelligence artificielle. La capacité de l’armée à intervenir lors des catastrophes naturelles et des situations d’urgence nationale figure également parmi les orientations mises en avant au cours de ces assises.
À l’issue du forum, le ministre Mario ANDRÉSOL s’est engagé à ce que les propositions et recommandations formulées au cours des trois journées puissent alimenter l’évolution de la doctrine militaire, des règlements, des règles d’engagement et des orientations futures des FAd’H. Pour le ministère de la Défense, la réflexion ne doit toutefois pas se limiter à la réforme de l’institution militaire. Le forum a également fait émerger l’idée que la défense nationale constitue une responsabilité collective.
Dans cette optique, une attention particulière devrait être accordée à la jeunesse, appelée à jouer un rôle dans la construction d’un projet national de défense présenté comme structuré, formateur et tourné vers l’avenir.
S’adressant aux militaires, le ministre de la Défense a insisté sur la dimension humaine du métier des armes. « Fò w se moun avan w militè. Rete moun », a-t-il déclaré, rappelant que le patriotisme et le service militaire doivent d’abord s’inscrire dans le respect de la population.
Pour Mario ANDRÉSOL, être militaire signifie avant tout servir et protéger la Nation, tout en demeurant profondément attaché au peuple haïtien.
La clôture du forum marque ainsi, selon le ministère, une nouvelle étape dans la réflexion sur l’avenir de l’institution militaire. La question « Quelle armée pour Haïti ? » ouvre désormais, aux yeux du ministre, une interrogation plus large : « Quelle Haïti voulons-nous construire, et surtout, comment allons-nous la construire ? »
Le ministère de la Défense affirme vouloir s’appuyer sur les conclusions de ces assises pour poursuivre la réflexion sur une armée professionnelle, républicaine et au service exclusif de la Nation.
Vladimir Predvil
