L'Institut Haïtien de Langue des Signes (IHLS) et l'École Foyer Espoir ont signé un protocole d'accord pour l'enseignement de la langue des signes aux élèves. Cette cérémonie s'est tenue ce vendredi 4 septembre 2026. A Delmas, Ce protocole a pour objectifs de contribuer au renforcement de l'inclusion scolaire et à la promotion de l'apprentissage de la langue des signes auprès des élèves.
En effet, dans son intervention, le directeur de l'IHLS, Fenel Bellegarde, a fait savoir que cette activité est lancée dans un contexte particulier, surtout avec la rentrée scolaire de l'année académique 2026-2027 prévue pour le 7 septembre 2026. C'est dans ce contexte que les responsables de l'école Foyer Espoir ont vu la nécessité de mettre cette formation dans leur programme scolaire, qui facilitera l'inclusion scolaire entre la catégorie des personnes qui ont une déficience auditive et d'autres enfants afin qu'ils communiquent.
Par ailleurs, il affirme que la langue des signes est un levier incontournable entre les gens sourds et les autres. C'est dans cette optique qu'ils ont mis en place cette formation en langue des signes pour une catégorie d'élèves qu'il considère spéciale, qui facilitera une meilleure transmission entre les autres enfants.
En outre, le directeur de l'IHLS a expliqué que ce cours sera dispensé dans la classe de 9e année fondamentale, le Nouveau Secondaire I et II, au cours d'un trimestre, et les élèves vont composer pour la langue des signes comme toutes les autres matières.
« Nous croyons qu'une fois mis en place, ce cours à l'école, j'en suis sûr que dans peu de temps, les apprenants vont partager ce savoir avec les autres qui sont dans d'autres classes », a déclaré le directeur de l'IHLS.
Plus loin, les responsables ont expliqué que l'IHLS n'a pas de partenaire financier qui soutient ses activités. Il travaille avec les moyens du bord.
De son côté, le directeur pédagogique de l'école Foyer Espoir, Jonathand Saintiné, dit avoir accepté de signer ce partenariat avec son école, qui permettra à la langue des signes de devenir une compétence. Il est convaincu que cette démarche peut ouvrir la voie pour une inclusion dans les milieux scolaires et servira comme un outil de communication qui facilitera l'échange entre les enfants et ceux qui sont malentendants et rencontrera plus de monde que possible.
D'autre part, M. Saintiné a fait savoir que cette initiative a intéressé l'école, parce qu'il estime qu'il est grand temps de changer la méthode utilisée pour former les enfants à l'école.
Il explique que lorsque les enfants sont habitués à évoluer, à l'école, dans des espaces où se trouvent uniquement des enfants sans handicap, lorsqu'ils sont amenés à côtoyer d'autres catégories de personnes, notamment celles en situation de handicap, ils ont souvent du mal à savoir comment se comporter.
Cette situation peut les amener à marginaliser ou à stigmatiser ces personnes, ce qui contribue à renforcer le manque d'empathie au sein de la société.
« Une institution scolaire n'a pas seulement pour mission d'apprendre aux enfants à lire et à écrire, ou encore de leur faire connaître l'histoire nationale et internationale, la géographie et bien d'autres savoirs, mais elle a également pour mission de contribuer à former des citoyens plus humains, tolérants et capables de vivre ensemble dans le respect des différences», a conclu le responsable.
Yasmine Sanon
