L’organisation NOU KONPRANN appelle les enseignant.e.s, parents, élèves, étudiant.e.s et autres acteurs du secteur éducatif à se mobiliser pour réclamer du gouvernement des réponses concrètes aux revendications relatives aux conditions de travail, à la rémunération des enseignant.e.s, à la situation des personnels non régularisés et aux conditions d’apprentissage, selon les informations dont dispose le journal Le National.
Dans un appel rendu public, NOU KONPRANN estime que le secteur éducatif ne peut plus se satisfaire de promesses et réclame des mesures concrètes de la part des autorités. L’organisation met notamment en avant les difficultés rencontrées par des enseignants travaillant sans nomination ou régularisation, ainsi que les conditions matérielles jugées difficiles dans plusieurs établissements scolaires.
Parmi les principales revendications, Leroi Josmi estime qu’un ajustement de 30 000 gourdes, l’octroi d’une carte de débit de 25 000 gourdes, le paiement d’un 14e mois, ainsi que l’alignement salarial des enseignant.e.s des premier et deuxième cycles, y doivent être figurés.
NOU KONPRANN réclame également la nomination des enseignant.e.s qualifié.e.s, la régularisation des enseignant.e.s contractuel.le.s et le respect des droits des professionnels ayant accumulé plusieurs années de service. L’organisation plaide en outre pour le renforcement des cantines scolaires, la réparation et la construction d’écoles publiques et l’amélioration des conditions de travail des enseignants comme celles d’apprentissage des élèves.
La question de la sécurité figure également parmi les préoccupations soulevées. NOU KONPRANN confirme pour la rédaction de Le National que la demande de mesures permettant de garantir la circulation et l’accès aux établissements scolaires, notamment à travers l’amélioration de la sécurité et la réouverture des axes routiers affectés, est d’une importance capitale.
Pour l’organisation, la crise éducative dépasse le cadre des enseignant.e.s. Elle concerne directement les familles et les élèves, alors que les parents doivent consentir d’importants sacrifices pour maintenir leurs enfants à l’école.
NOU KONPRANN appelle ainsi les différents acteurs du système éducatif à unir leurs voix autour d’un même objectif : obtenir de l’État des réponses concrètes aux difficultés qui affectent le fonctionnement du secteur.
Au-delà des revendications salariales et administratives, l’appel de NOU KONPRANN pose une question plus large : combien de temps le système éducatif haïtien peut-il encore fonctionner sous le poids des difficultés accumulées sans qu’une réponse structurelle et durable de l’État ne soit apportée ?
Elmano Endara Joseph
