Le Professeur Jean-Avin François: Lecture, Surréalisme, Théâtre et Chansons dans l'Artibonite

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Nous sommes au cours de l’été de l'année 1983. Nos  fréquentations  des bibliothèques publiques de la capitale haïtienne se sont renforcées parallèlement à nos études en section A, au Lycée Toussaint Louverture.  En littérature française, nous lisions avec acharnement  les manuels de la collection Lagarde et Michard et ceux de Castex et Surer. Après le Moyen-âge, la Renaissance, la période classique avec les œuvres de Corneille, de Racine, de Lafontaine et Boileau, il y a eu le XVIIIe siècle avec les philosophes et les encyclopédistes, le XIXe siècle avec les romantiques et les parnassiens. L’enseignement de la littérature française en Haïti, dans le meilleur des cas, n'allait pas au-delà de ce spectre que nous venons brièvement d'évoquer  avec davantage l'accent sur l'histoire de la littérature que sur l'étude et la compréhension des textes des auteurs. Pour la littérature haïtienne, l'on s'arrêtait à l'école indigéniste. Les productions qui viennent après ce mouvement étaient tout simplement inconnues ou ignorées. Par exemple, pour des raisons politiques, la production des années 1960 et 1970, avec le Mouvement Haïti- Littéraire, était inconnue des écoliers. Les œuvres de René Philoctète, d'Anthony Phelps par exemple, étaient ignorées du grand public et circulaient  sous le manteau au sein d'un petit cercle d’initiés. Ce, dans un contexte global de répression des gestes et des pensées où selon le mot célèbre du poète Anthony Phelps, « était venu le temps de parler par signes ». La production littéraire dans le pays tournait à vide,  à côté des productions de Frankétienne qui étaient diffusées sous forme de disques (Pèlen Têt, Zagoloray) ou sous forme de théâtre (Bobomasouri, Kaselezo...). Les écoliers de l’époque ne connaissaient pas encore Syto Cavé qui pourtant  écrivait pour le théâtre des pièces jouées au Rex Théâtre et à l'Institut Français d'Haïti (IFH)  par Hervé Denis et des textes de chansons pour le Carribean Sextet. C'est dans ce contexte particulier que j'avais à faire connaissance avec le poète et Professeur de littérature Jean-Avin  François (A-20) qui est également mon frère de baptême puisque nous avons été portés, tous les deux, sur les fonts baptismaux de l'Église Saint-Jérôme de la Petite-Rivière de l'Artibonite par Maitre Ricot Simon, Inspecteur scolaire de cet arrondissement, personnalité intègre et respectée, éducateur de carrière et qui est, de ce fait, notre Parrain commun. En une conférence célèbre, donnée à la grande salle Rotonde du Palais des 365 portes de la Petite-Rivière de l'Artibonite, le Professeur Jean-Avin François, entouré de M. Luc-Wans Duvalsaint (Koukouy) et de M. Nerva Delva, exposait, devant un public d'écoliers et de notables locaux et parmi eux, le Maire de la commune, M. Marcel Grand-Pierre,  la nature et les bases du surréalisme. Une présentation de bonne facture avec un survol historique de la littérature française du XIXe siècle et la césure effectuée par les poètes  Arthur Rimbaud, Paul Verlaine et  Guillaume Apollinaire  au niveau de l'écriture textuelle et de l'essence même de la littérature comme mode d'expression des sentiments. Après un intermède marqué par un tour de chant de l'artiste local M. Baby Love,  M. Nerva Delva avait enflammé l'assistance avec des textes de Jacques Prévert et de Paul Eluard. Une soirée historique, inoubliable. En compagnie de notre ami de toujours, Marc-Antoine Legrand (Gary), nous avions posé des  questions à M. Avin et à M. Luc-Wans Duvalsaint. Des réponses pertinentes ont été fournies par les panélistes: la fonction de l'écriture, le renversement de la versification, l’écriture automatique, rapports entre poésie et psychanalyse, perspectives de relecture de Rimbaud, de Verlaine et d'Apollinaire... Bref, tout  un renversement de certaines données  que l'on croyait immuables depuis les classiques alexandrins de Corneille et de Racine  et que Victor Hugo avait eu d'ailleurs  la prétention de renverser dans son ouvrage célèbre: Les Contemplations[1].  Par la même occasion, le recueil de poèmes de Jean- Avin François, A mes ciels volants, a été mis en vente signature. Parmi les acheteurs, la présence de M. Saint-Jean Phadaël, père de notre ami Tassy Phadaël, a été remarquée par l'assistance. Le lendemain de cette conférence célèbre, M. Luc-Wans Duvalsaint (Koukouy) avait fait circuler parmi les groupes de jeunes de la Petite-Rivière de l'Artibonite, des cassettes d'enregistrement du recueil de poésies « Paroles » de Jacques Prévert, dites par l'acteur Serge Reggiani, le Compact-disc, s’il était déjà disponible,  n’étant pas encore commercialisé.

Une véritable bombe atomique artistique, si nous pourrions nous exprimer ainsi. Du délire. Une véritable révolution. On en avait le souffle coupé. Ce n’était pas possible.  Du jour au lendemain, comme une trainée de poudre, des poèmes comme Barbara, Pater noster, le Cancre, La grasse matinée, L'effort humain, Cet amour, Pour faire le portrait d'un oiseau, étaient devenus familiers dans les cercles de jeunes. Il en est de même des textes de Prévert chantés par Serge Reggiani comme Et la fête continue. Par la même occasion, on apprenait Les Feuilles mortes, cette réalisation immortelle depuis la magistrale interprétation d'Yves Montand à partir de la musique de Joseph Kosma. On enregistrait et réenregistrait les cassettes. On les multipliait pratiquement à la chaine face à une demande elle-même immense et  incompressible. 

                   

Dans la même foulée, M. Jean-Avin François, M. Luc-Wans Duvalsaint et M. Nerva Delva devraient par la suite présenter un autre spectacle de poésies et de chansons avec cette fois  une mise en scène de textes divers, dont ceux de Syto Cavé, et la performance de jeunes acteurs et chanteurs Rivartibonitiens de grand talent comme par exemple M. Baby Love. Ce fut encore le délire et les autorités locales commencèrent à s'inquiéter de cette effervescence qui tendait de plus en plus à prendre un air de contestation du régime en place et même de subversion. Rappelons que nous étions à l'époque en pleine dictature duvaliériste. Heureusement, les vacances étaient terminées et tout le monde devrait reprendre les études à Port-au-Prince. Mais, un travail de qualité avait été déjà fait et le petit groupe de Rivartibonitiens allait se réunir de façon informelle au Corridor Bois-de-Chêne avec de plus  Marc Exavier  (alors McKinley)  pour échanger sur la littérature et les problèmes de la Petite-Rivière de l'Artibonite. Et les livres s'échangèrent. On lisait alors avec fougue et passion. On écoutait Jean Ferrat chanter les poèmes de Louis Aragon. On écoutait Isabelle Aubret, la grande dame de la chanson française. On riait à gorge déployée en reprenant la chanson Patrick mon chéri de Sheila (Je suis seule, la pluie frappe mes carreaux…).  On écoutait Léo Ferré chanter ses plus belles chansons. On écoutait le célèbre Georges Brassens chanter le texte Flagellation du poète Paul Fort sur l’air d’Il n’y a pas d’amour heureux de Jean Ferrat avec le refrain Je vous salue Marie. On suivait ensemble à la Télévision (noir et blanc à l'époque) l'émission de M. Michel Drucker Champs-Elysées avec la participation des grands noms de la chanson française. On prenait part à toutes les activités culturelles et artistiques de l'Institut Français d'Haïti (IFH) alors à la Cité de l'Exposition du Bicentenaire. On participait aux expositions de Jean-René Jérôme au Champ-de-Mars, au vernissage de Luce Turnier au Musée d'Art Haïtien du Collège Saint-Pierre. Ainsi, entre d'une part le Professeur Avin qui venait de terminer ses études de génie civil et d'ethnologie et moi, d'autre part, allaient se tisser des relations étroites et fécondes sur le plan intellectuel. Ensemble, nous avons écouté M. Frankétienne discourir en créole, à l'Institut Haïtiano-Allemand de l'Avenue Christophe sur la langue et la culture créoles à l'occasion de la sortie de son disque de poésies Zagoloray. Ensemble, nous avons écouté l'écrivain français Alain Robbe-Grillet présenter une conférence sur les bases théoriques du nouveau roman à l'institut Français d'Haïti (IFH) du Bicentenaire. On lisait dans les mêmes volumes Le Procès, Le Château et la Métamorphose de M. Franz Kafka « sous le signe de l’angoisse ». Nous écoutions M. Gérard Pricorne Janvier dans son émission L’art au singulier pluriel sur les ondes de la Radio Nationale.  Ensemble, nous fûmes au Rex Théâtre, assister aux projections de réalisations cinématographiques de valeur comme Kramer contre Kramer avec notamment l'acteur Dustin Hoffman, fortement apprécié alors par le Professeur Avin. Nous avons vu ensemble le film Mille milliards de dollars d'Henri Verneuil avec l'acteur Patrick Dewaere. Nous avons apprécié ensemble le film du réalisateur Claude Lelouch Les uns et les autres sur les arrangements musicaux de M. Michel Legrand culminant avec le Boléro de M. Maurice Ravel. Avin et moi avions  apprécié à sa juste valeur la musique du Film Le Professionnel par M. Ennio Morricone, spécialiste du genre musical pour le cinéma, mettant en scène l'acteur Jean-Paul Belmondo dans l'une de ses plus belles prestations à l'écran. Un film de M. Georges Lautner. Avin aimait beaucoup cette musique inoubliable. Ensemble, nous lisions et commentions les ouvrages de Sir Arthur-Conan Doyle mettant en œuvre son célèbre héros Sherlock Holmes, ou encore le même numéro du Petit Samedi Soir de M. Dieudonné Fardin, particulièrement la rubrique « La voix des autres » dans le contexte de contestation croissante du régime de Jean-Claude Duvalier du début des années 1980. Au milieu de l'année 1983, le Professeur Avin m'avait donné en cadeau le disque unique enregistré de son vivant par M. Achille Paris (Ti-Paris), le grand troubadour national. Avant l'explosion de la technologie Laser permettant la reproduction rapide et en série des Compact-discs, ce disque « Ti Paris et sa guitare » était l'un des disques les plus rares de toute la production musicale haïtienne à côté de l'unique disque du Grand Orchestre du Grand Maestro Issa El-Saieh enregistré d'ailleurs à la Havane avec notamment la participation de M. Guy Durosier et M. Herby Widmaier comme chanteurs. Ensuite, nous avons le premier disque du Tabou Combo de Pétion-Ville « Bébé Paramount » enregistré,  celui-là  par le fougueux Bob Lemoine qui marquera de sa voix de stentor les ondes de Radio Métropole alors au bas de la rue Pavée. Le Professeur Avin appréciait beaucoup Ti-Paris qu'il considérait d'ailleurs, avec raison bien entendu, comme l'un des plus authentiques poètes haïtiens. J'ai conservé ce précieux cadeau avec grand soin pendant des années. Mais, je n’ai pas eu de chance et j'ai fini par perdre ce disque précieux, cette Clémentine, dans des conditions vraiment malheureuses… 

Des initiatives culturelles audacieuses furent adoptées et réalisées à l'époque par le Professeur Jean-Avin François comme par exemple celle d'emmener Jean-Michel Daudier[2] qui sera célèbre par la suite avec sa chanson Lè m pa wè Solèy la, et Boulo Valcourt chanter pour le public de la Petite-Rivière de l'Artibonite. Le Professeur Avin, je me le rappelle encore, a eu à intervenir sur les ondes de Radio Métropole, alors au bas de la rue Pavée, autour des notions de littérature et création littéraire. Avin reste, ce que je pourrais appeler, un lecteur boulimique. C'était un esprit profond, supérieur. Il lisait pratiquement de tout: Philosophie, histoire, cinéma, Sciences pures, Mathématiques,  sciences sociales, politique, théâtre, avec une prédilection très marquée pour la littérature, la sémiotique et la poésie. Dans sa chambre, les livres, dans les dimensions et formats les plus  divers, étaient partout: sur la table, sur les chaises, sur le lit, par terre… Avin lisait plusieurs livres à la fois. Il n'utilisait pas de signet et tournait tout simplement le haut des pages pour se rappeler les parties déjà lues. Avin ne prenait pas de notes en lisant. Il écrivait toujours très peu à la main. Même à l'école, en classe de Philosophie par exemple au Lycée Toussaint Louverture, Avin prenait peu, très peu de notes. Il suivait tout simplement ce que faisait le professeur, comprenait l’essentiel, rejetait  ce qui ne lui plait pas et retenait de mémoire ce qu’il lui faut. C'était tout. Il avait une mémoire exceptionnelle, prodigieuse et une grande capacité de compréhension et d'assimilation. Avec ces capacités, il retenait pratiquement  tout ce qu'il lisait. Parfois, il relisait les mêmes ouvrages ou certaines parties d'entre eux comme par exemple pour les ouvrages spécialisés de linguistique ou de sémiotique. Sa lecture était profonde et quotidienne. Je ne me souviens jamais avoir vu le Professeur Avin chez lui sans un livre en main. Et je pèse ici mes mots. On dirait que la lecture était sa seconde nature. Et, je ne crois pas que ceci ait substantiellement changé de nos jours. Je sais qu'il a lu toute la collection de San-Antonio, de Chase, des Fictions de Borgès, de tous les classiques de la littérature française des différents siècles et des ouvrages de sémiologie. Il se raffolait de Lautréamont et du texte des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Il avait lu et relu la Bible, particulièrement le livre du Cantique des cantiques. Il lisait avec application des textes du poète haïtien Etzer Vilaire et se plaignait toujours du cliché de « poète évadé » accolé à cet auteur. Parmi les auteurs haïtiens contemporains, il lisait Magloire Saint-Aude, Georges Castera, Yannick Jean[3], Lyonel Trouillot. Mais, sa grande préférence allait au poète Syto Cavé. Il en admirait le style, les images, les jeux de mots, la connaissance de la langue créole. D’un autre côté, Avin détestait les politiciens fanfarons et menteurs faisant de grandes déclarations qu'ils se retrouvent les premiers à renier. Il me répétait toujours la phrase de la chanson de Gérard Lenormand à propos des dirigeants politiques, des chefs d'Etat « qui se font la guerre, mais qui n'osent pas se battre en duel »[4]Avin lisait génénéralement sans prendre de notes, se fiant à sa prodigieuse mémoire et sa puissante capacité d'assimilation. Sa lecture est une véritable étude. Et ceci est important pour bien saisir sa personnalité et ses compétences. Les résultats sont stupéfiants: il était devenu par la suite, pour ceux qui le connaissaient bien, une véritable encyclopédie vivante, je dirais même une bibliothèque ambulante. Ce, sans que l'homme ne manifeste aucune pédanterie. Car, le Professeur Avin est un homme simple, ouvert, généreux et solidaire des autres. Ce qui est à son honneur…. Le temps a passé. Tempus fugit et rerum edax[5]. C'est bizarre de constater comment le temps, comme un grand démiurge, s'il peut rapprocher les gens, peut également les disperser en des points éloignés du globe. Après une carrière fructueuse dans l'enseignement de la Littérature et des Sciences sociales en Haïti, M. Jean-Avin François devrait par la suite s'installer aux Etats-Unis d'Amérique[6]. Là, il a passé son doctorat et enseigné dans maintes Universités de ce pays. Il s’est distingué depuis par des recherches et des  publications de valeur. Luc-Wans Duvalsaint (Koukouy) de son côté, devrait devenir Maire de la Petite-Rivière de l'Artibonite. Infatigable et toujours attaché à sa commune, Jean-Avin François avait lancé et animé, un grand mouvement de solidarité citoyenne, SOS-Patrimoine, pour la restauration et la revalorisation du Palais de 365 portes de la Petite-Rivière de l'Artibonite qui était entretemps tombé en décrépitude suite à son abandon par les responsables du pays. Car le Professeur Avin est resté toujours un travailleur infatigable, un vir bonus et doctus dans la pure tradition humaniste. J'ai beaucoup appris de lui, notamment dans le domaine de la lecture, de la diversité de l'acte de lecture en lui-même et des rapports qui peuvent surgir entre le texte et le lecteur. Encore une fois, tout un programme. Tout un cheminement. Dans un contexte difficile, Jean-Avin François (A-20), avec M. Luc-Wans Duvalsaint (Koukouy) et M. Nerva Delva, avait  pris  sur lui la responsabilité de présenter le surréalisme et des formes modernes du théâtre et de la chanson dans l'Artibonite. Si les noms d'André Breton, de Paul Eluard, de Jacques Prévert, de Serge Reggiani, de Blaise Cendrars, de Louis Aragon, de Magloire Saint-Aude, de Syto Cavé étaient devenus familiers à toute une génération de Rivartibonitiens, ce fut grâce à l'action courageuse du Professeur Avin. Entreprise osée, impensable même pour l'époque et qui avait pu toutefois se réaliser et ouvrir la voie à tant d'horizons nouveaux. Que le Professeur Jean-Avin François, aujourd'hui retraité mais non moins actif, comme il nous l'a fait savoir au cours de notre dernière conversation, reçoive ici même l'expression de notre profonde  reconnaissance.   

Jérôme Paul Eddy Lacoste

Janvier 2014

 

NOTES

[1] Au moment de  réviser ce texte, en ce jour du 24 octobre 2022, les gangs armés  venant des localités de Savien et de Palmiste  sont en train d’imposer le deuil, la souffrance et la désolation à toute la population de Liancourt et de  la Petite-Rivière de l’Artibonite. Des familles entières ont dû abandonner leurs maisons ancestrales. Une véritable tragédie. Une véritable saignée. Incroyable, impensable pour les Rivartibonitiens et les Rivartibonitiennes.  En ce moment même, je puis comprendre la douleur du Professeur Jean-Avin François, de M. Nerva Delva et de M. Luc-Wans Duvalsaint.

2 Responsable Académique de la Faculté des Sciences Humaines de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).

 

3 « J'ai mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire / je fis une tempête au fond de l'encrier /J'ai disloqué ce grand niais d'alexandrin ». Poème « Réponse à un acte d'accusation ». Victor Hugo. Les Contemplations. Edition originale en 1856. Paris

 

4 Après la chanson à succès Lè m pa wè Solèy la, M. Jean-Michel Daudier a eu de très bonnes productions musicales.  Il a ainsi réalisé  un duo parfaitement réussi avec l’artiste Carole Demesmin.  De nos jours, les chansons de M. Daudier ne sont diffusées, à notre connaissance, que par deux stations de radio : Sweet FM et Radio Solidarité.

 

5 Je me souviens qu'Avin  avait prêté son exemplaire de l'ouvrage de Yanick Jean, La fidélité non plus à son ami  l'acteur Marcel Casséus, Lobodyabavadra, qui  avait abondamment annoté au crayon les poésies de l'auteure avec ses propres impressions. Qu'est-ce donc devenu cet exemplaire de La fidélité non plus? Yanick Jean est également peintre. Elle avait exposé ses toiles  au début  des années 1990 au Coin des Artistes à Pétion-Ville. J'avais publié à l'époque un article sur cette exposition dans la rubrique « Culture » du Nouvelliste, rubrique dirigée alors par M. Rodney Saint Eloi. J'évoquais alors les rapports entre poésie et art pictural, entre la page et la toile en références aux Calligrammes d'Apollinaire…  

 

6Selon cette logique du Professeur Jean-Avin François,  on aimerait bien voir aujourd’hui M. Poutine et M. Biden  en une scène de duel avec leurs épées et s’affrontant en présence de témoins  pour leurs idées…

 

7 Le temps passe et emporte toute chose.

 

 

8 Le Professeur Jean-Avin François eut à occuper la fonction de Conseiller spécial  au sein du Cabinet du Ministre de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), M. Emmanuel Buteau, l'un des plus dynamiques et des plus efficaces Responsables de l'Education Nationale que le pays ait eu durant les trois dernières décennies. M. Emmanuel Buteau, éducateur et professeur de carrière, s’est distingué par la création et l’équipement de nombreux lycées dans la région métropolitaine et différentes communes du pays. Il a veillé au strict respect, par les éditeurs, du programme de subvention des livres scolaires par l’Etat haïtien. Il eut à entamer les démarches et discussions devant  aboutir  plus tard au  Plan National d’Education et de Formation (PNEF), cheville centrale des différents programmes d’avenir du Ministère. Le ministre Bureau avait pu procéder à une amélioration de la condition enseignante par le biais d’une augmentation substantielle des salaires des professeurs.  Il a reconstitué le format des examens d’Etat, particulièrement les épreuves de littérature et de Sciences sociales au niveau du Baccalauréat première et deuxième partie. Il a renforcé l’inspectorat et les Directions Départementales. Il a lancé un projet de « Symposium sur l’Enseignement supérieur » qui n’a pas pu malheureusement se concrétiser. Tout cela, dans une saine gestion des fonds du Ministère. Hommage et Respect au Ministre Emmanuel Buteau ! Au sein du Cabinet du Ministre Buteau, le Professeur Avin, de concert avec le Professeur Marc Exavier, a été à l'origine de nombreuses initiatives pertinentes et durables dans le domaine de l'éducation en Haïti.  Qu’ils en soient aujourd’hui publiquement remerciés !

 

[1] « J'ai mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire / je fis une tempête au fond de l'encrier /J'ai disloqué ce grand niais d'alexandrin ». Poème « Réponse à un acte d'accusation ». Victor Hugo. Les Contemplations. Edition originale en 1856. Paris.

 

[3] Je me souviens qu'Avin  avait prêté son exemplaire de l'ouvrage de Yanick Jean, La fidélité non plus à son ami  l'acteur Marcel Casséus, Lobodyabavadra, qui  avait abondamment annoté au crayon les poésies de l'auteure avec ses propres impressions. Qu'est-ce donc devenu cet exemplaire de La fidélité non plus? Yanick Jean est également peintre. Elle avait exposé ses toiles  au début  des années 1990 au Coin des Artistes à Pétion-Ville. J'avais publié à l'époque un article sur cette exposition dans la rubrique « Culture » du Nouvelliste, rubrique dirigée alors par M. Rodney Saint Eloi. J'évoquais alors les rapports entre poésie et art pictural, entre la page et la toile en références aux Calligrammes d'Apollinaire…  

 

[4] Selon cette logique du Professeur Jean-Avin François,  on aimerait bien voir aujourd’hui M. Poutine et M. Biden  en une scène de duel avec leurs épées et s’affrontant en présence de témoins  pour leurs idées…

 

[5] Le temps passe et emporte toute chose.

 

[6] Le Professeur Jean-Avin François eut à occuper la fonction de Conseiller spécial  au sein du Cabinet du Ministre de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), M. Emmanuel Buteau, l'un des plus dynamiques et des plus efficaces Responsables de l'Education Nationale que le pays ait eu durant les trois dernières décennies. M. Emmanuel Buteau, éducateur et professeur de carrière, s’est distingué par la création et l’équipement de nombreux lycées dans la région métropolitaine et différentes communes du pays. Il a veillé au strict respect, par les éditeurs, du programme de subvention des livres scolaires par l’Etat haïtien. Il eut à entamer les démarches et discussions devant  aboutir  plus tard au  Plan National d’Education et de Formation (PNEF), cheville centrale des différents programmes d’avenir du Ministère. Le ministre Bureau avait pu procéder à une amélioration de la condition enseignante par le biais d’une augmentation substantielle des salaires des professeurs.  Il a reconstitué le format des examens d’Etat, particulièrement les épreuves de littérature et de Sciences sociales au niveau du Baccalauréat première et deuxième partie. Il a renforcé l’inspectorat et les Directions Départementales. Il a lancé un projet de « Symposium sur l’Enseignement supérieur » qui n’a pas pu malheureusement se concrétiser. Tout cela, dans une saine gestion des fonds du Ministère. Hommage et Respect au Ministre Emmanuel Buteau ! Au sein du Cabinet du Ministre Buteau, le Professeur Avin, de concert avec le Professeur Marc Exavier, a été à l'origine de nombreuses initiatives pertinentes et durables dans le domaine de l'éducation en Haïti.  Qu’ils en soient aujourd’hui publiquement remerciés !

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