Dans l’ombre d’Haïti, où l’amour se bat,
Les enfants orphelins portent les poids des combats,
Des rêves assassinés, parmi la poussière,
Sous le joug des gangs, cruautés sans lumière.
Ô terre aux mille douleurs, berceau d’une enfance,
Où les cris sont des chants, en quête d’espérance,
L’école, refuge fragile, mais vibrant de prégnance,
Se heurte aux malfrats armés, à leur indifférence.
Les douceurs de la vie, tant de fois violées,
Par des vents de barbarie, par des flingues trempées,
Dirigeants responsables, où est votre regard ?
Sur la grandeur de la nation, sur nos cœurs en retard.
Un meurtre, un cri, un enfant qui s’éteint,
Le tout se mélange, devient lourd chagrin,
Dans les ruelles sombres, le cours de l’histoire,
S’écrit avec des larmes, une « tragédie » notoire.
Pourtant, au-delà des douleurs, brillent des sourires,
Des bras tendus vers l’avenir, pleins de désirs,
Osons tisser des rêves, malgré les souffrances,
Semons des graines d’amour, nourrissons notre espérance.
Jean LHERISSON,
St Étienne, 16/07/2025
