Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), à travers le Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Jeunesse (PAPEJ), le Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Féminin (PAEF) et le Programme Intégré de Développement d’Entreprises (PIDE), a organisé, ce mercredi 19 août 2026, à Pétion-Ville, une cérémonie officielle de remise symbolique de chèques aux bénéficiaires de ces trois programmes.
La cérémonie s’est déroulée en présence de membres du gouvernement, de cadres et employés du MCI, de partenaires ainsi que de représentants de la société civile et du secteur privé.
Dans son allocution, le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, s’est réjoui de procéder à cette remise symbolique de chèques aux bénéficiaires des trois programmes. Il a notamment salué l’engagement du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que celui de la Fédération économique nationale, dont la présence aux côtés du MCI témoigne, selon lui, d’un engagement commun en faveur du développement économique du pays.
« Notre mission, telle que conçue par la législation, dépasse largement la simple régulation des activités commerciales et industrielles du pays », a déclaré le titulaire du MCI. Elle consiste également, a-t-il poursuivi, à créer les conditions favorables à l’émergence d’un secteur privé dynamique et résilient, capable de générer des emplois durables pour la jeunesse haïtienne.
C’est dans cette perspective que le MCI a conçu et déployé le PAPEJ, le PAEF et le PIDE. Bien que distincts dans leur ciblage et leurs modalités d’intervention, ces programmes poursuivent une ambition commune : identifier des porteurs de projets à fort potentiel et leur offrir un accompagnement allant de la formation entrepreneuriale à l’encadrement technique, en passant par un appui personnalisé et un accès facilité au financement.
À travers le PAPEJ, le ministère entend notamment soutenir les jeunes entrepreneurs en leur fournissant non seulement un capital de développement, mais également des outils, des méthodes et un encadrement leur permettant de structurer durablement leurs entreprises.
De son côté, le PAEF traduit la volonté du MCI de placer les femmes au cœur du développement économique du pays. Le programme vise ainsi à réduire certains déséquilibres et à offrir aux femmes entrepreneures un accompagnement adapté à leurs réalités, tout en favorisant des résultats économiques concrets.
Enfin, le PIDE s’adresse aux entreprises déjà existantes qui souhaitent consolider leurs activités, améliorer leur compétitivité et élargir leurs marchés.
Selon James Monazard, les résultats enregistrés dans le cadre de ces programmes constituent certes une avancée, mais ne sauraient à eux seuls résoudre les défis structurels de l’économie haïtienne. « Nous savons que la tâche est immense et que 242 projets, aussi significatifs soient-ils, ne suffiront pas à résoudre le défi structurel de notre économie », a-t-il reconnu. Toutefois, il estime que toute transformation durable repose sur l’accumulation progressive de résultats concrets, projet après projet et département après département.
Dans le cadre des derniers appels à candidatures lancés à l’échelle nationale, plus de 2 500 plans d’affaires ont été soumis au ministère. Ces dossiers, portés par des Haïtiennes et des Haïtiens désireux de développer leurs activités malgré les difficultés du quotidien, ont fait l’objet d’une analyse rigoureuse, fondée notamment sur des critères de qualité, de viabilité économique et de potentiel de création de valeur.
Au terme de ce processus d’évaluation, 242 projets ont été retenus à travers le pays. Une fois pleinement déployés, ces projets devraient contribuer à la création d’environ 1 452 emplois directs et indirects.
De leur côté, les bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance au Ministère du Commerce et de l’Industrie pour cette initiative. Ils ont également encouragé les autres bénéficiaires à tirer pleinement profit du programme et de l’accompagnement qui leur est offert.
Ils ont, par ailleurs, appelé les jeunes entrepreneurs à ne pas se limiter à leurs ambitions, mais à observer attentivement leur environnement et les besoins de leurs communautés afin d’identifier les insuffisances existantes et de proposer des solutions innovantes et différentes.
Pour sa part, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué le courage des bénéficiaires ainsi que celui des jeunes qui continuent d’avancer malgré les difficultés et la situation actuelle du pays.
Il a souligné que derrière ce soutien se trouve un message clair : « Nous croyons toujours dans la capacité d’Haïti à se relever grâce au travail, à l’initiative et à l’engagement de ses citoyens. »
Malgré les difficultés auxquelles le pays est confronté, le chef du gouvernement assure que l’exécutif ne compte pas laisser le découragement compromettre l’avenir d’Haïti. C’est, selon lui, dans cet esprit que le gouvernement choisit d’apporter son soutien aux initiatives entrepreneuriales et d’agir concrètement.
« Ce ne sont pas seulement des chiffres. Ce sont des familles qui retrouvent l’espoir, des entrepreneurs qui se relèvent et une Haïti qui avance », a-t-il déclaré.
S’adressant directement aux entrepreneurs bénéficiaires, Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que les appuis accordés ne constituent pas un simple cadeau, mais traduisent la confiance de l’État dans leur potentiel. Il les a donc exhortés à transformer ces investissements en entreprises capables de croître, de créer de la richesse et de générer des emplois au sein des communautés.
À travers cette initiative, le gouvernement et le MCI entendent ainsi renforcer l’entrepreneuriat, stimuler la création d’emplois et contribuer à l’émergence d’un secteur privé plus dynamique, dans l’espoir de faire de l’initiative entrepreneuriale l’un des leviers de la relance économique du pays.
Modeline Youte
