La violence qui s’est abattue ces derniers jours sur la commune de Kenscoff a laissé un profond traumatisme chez les habitants de cette zone. Les vagues de déplacés. Les nouvelles récurrentes des attaques ont plongé les victimes dans une profonde hébétude.
Le pire a été le constat de vivre tous ces évènements dans une impuissance terrifiante des autorités en place. La stratégie des gangs est axée sur une extrême violence destinée à installer la terreur afin de mieux tenir sous leur joug ces populations apeurées. Le grand vide, laissé par l’absence des appareils d’État, a entraîné la prise en main de ces quartiers par les bandes armées qui créent de nouveaux « pouvoirs » dirigés par un « commandant » suprême ou un cartel de desperados.
Pendant ces attaques sanglantes où le tonnerre des armes lourdes a retenti à des kilomètres à la ronde, la Police n’a pas pu malheureusement répondre à forces proportionnelles.
Les « seigneurs de la guerre » et massacreurs impénitents ont toujours plusieurs longueurs d’avance sur les autorités haïtiennes. Alors que l’État, avec un gouvernement même de fait, a beaucoup de mal à s’approvisionner en équipements défensifs voire offensifs, la violence des affrontements et l’ampleur des assauts ont montré que les gangs sont de plus en plus sophistiqués en termes d’organisation.
Entre-temps, le pays est à la nage. Notre destin est entre les mains du Bon Dieu!
La Rédaction
