Du 26 juin au 2 juillet 2024, le Service de la qualité de service et de la protection des consommateurs de la Direction Réseaux et Technologies du Conatel a mené des évaluations approfondies sur la qualité des services de données mobiles offerts par les opérateurs Natcom et Digicel dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ces tests, réalisés dans des secteurs comme Delmas, Pétion-Ville, Laboule et jusqu'à Kenscoff, visaient à mesurer la performance des réseaux dans des zones urbaines densément peuplées ainsi que dans des zones plus isolées, telles que des hôtels, restaurants et édifices publics.
En effet, l’évaluation a révélé une nette amélioration du service de données fourni par Natcom dans certaines zones, notamment le réservoir de Bourdon en direction de Christ-Roi, où la qualité du réseau, autrefois défaillante, s’est considérablement améliorée. Un constat similaire a été fait dans la zone de Delmas 40B, où la couverture de Natcom est désormais jugée excellente.
Cependant, la situation est bien différente pour Digicel. Dans plusieurs secteurs clés, tels que l’angle de Lalue et de l’Avenue Christophe, ainsi qu’à Delmas 40B en direction de l'autoroute de Delmas, le service de données s'est avéré catastrophique. Le rapport pointe également une fluctuation de la qualité du signal sur les réseaux des deux opérateurs, notamment à Route de Frères, dans le bloc de Marie-Thérèse.
À cet effet, le Conatel dans son rapport recommande aux deux opérateurs d'améliorer la couverture et la qualité de leurs services dans les zones où l’accès à l’internet reste dégradé. « Ces efforts sont jugés essentiels pour offrir une expérience utilisateur optimale et éviter les dégradations dans les services de données. », lit-on.
Par ailleurs, dans son rapport d’évaluation allant du 26 juin au 2 juillet, malgré la présence généralisée des signaux 4G sur les réseaux Natcom et Digicel dans la majorité des zones testées, des variations notables passant de 4G à H ou E ont été enregistrées dans certaines régions. « L’absence totale de signal a été constatée dans la zone du réservoir au Haut-Turgeau, où la densité de la végétation pourrait potentiellement bloquer la pénétration du signal. De plus, le rapport soulève la question d'une éventuelle saturation des réseaux en raison de la migration de populations fuyant les zones d’insécurité, ce qui pourrait expliquer la latence élevée dans certaines zones. »
Tout compte fait, le Conatel exhorte les deux opérateurs à procéder à des évaluations internes afin de comprendre et corriger les causes des défaillances identifiées, dans l'objectif d'améliorer la qualité des services de données pour tous les utilisateurs.
Vladimir Predvil
